Son grand succès – VoxPlume

Il y était finalement arrivé. Il se tenait sur la scène, devant une foule en délire, un large sourire sur ses lèvres et son cœur battant la chamade. La lumière des projecteurs l’éblouissait, mais il n’y prêtait guère attention. Ses oreilles bourdonnaient des cris du public, et ses genoux tremblaient de peur que tout ne se passe pas comme prévu. On essayait de se lever, de l’attraper, de le toucher. Il se tenait là, inaccessible mais aux yeux de tous, droit et fier. Plus rien ne pouvait se dresser entre lui et le succès.

Après tant d’efforts, tant de batailles, de coups fourrés, de terreurs et de déceptions, il avait finalement atteint son but. Bien sûr, il n’avait pas pu achever tout ça tout seul, mais quoi qu’il arrivât, c’était désormais sa silhouette solitaire qui se tenait sur le devant de la scène. Il ouvrit les bras pour accueillir la vague de bonheur et d’accomplissement qui vint le cueillir avec douceur. Il eut presque envie de se mettre à rire, mais ce n’était pas le moment, et il le savait. Le spectacle allait commencer.

Il leva un peu plus haut son bras droit, une télécommande posée sur sa paume fébrile. Il eut envie de la jeter plus haut, pour la montrer au monde entier, pour prouver qu’il y était enfin arrivé. Les hurlements redoublèrent d’intensité. Il coula son regard vers son public, qui essayait d’être plus près de lui, toujours plus près de lui. Tous ses regards fixés sur lui le faisaient frisonner. C’était tout ce dont il avait jamais rêvé. La raison pour laquelle il avait lutté, depuis tant de temps. Ses croyances, ses échecs et ses réussites avaient finalement réussis à le hisser jusqu’au sommet. Il se sentait maître de son destin. Peu de personnes réussissaient à réaliser leurs rêves, envers et contre tous, à se battre suffisamment contre le monde entier pour devenir une personne qu’ils auraient admiré, mais lui, lui !, il s’était montré plus fort qu’il n’avait jamais pensé être. Son cœur battait un rythme irrégulier, frénétique, contre sa cage thoracique. Il sentait l’excitation monter, et un large sourire fendre ses lèvres sèches.

Finalement, lorsqu’il se sentit à son apogée, qu’il n’était plus qu’exaltation, il appuya sur le bouton central de sa machine. Et il fit exploser la bombe.

Cupcake Nie


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Contrôle Parental – VoxPlume

« Non, non et non ! Je refuse que tu passes une seule seconde de plus devant cette horreur ! s’écria la mère.
– Mais maman…
– Pas de mais qui tienne ! C’est beaucoup trop violent pour ton âge !
– Je t’assure, je n’ai pas peur ! objecta sa fille.
– C’est bien là le problème, tu restes passive ! Comme si tous ces monstres, ces zombies comme tu les appelles, ne te faisaient rien du tout. Je m’inquiète beaucoup tu sais. J’ai vu des extraits l’autre jour. Ces chiens dénaturés, ces zombies dégoûtants ! La télé avait parlé de films de ce genre. Le présentateur disait bien que les jeunes étaient attirés par le sang. Alors du coup j’ai cherché celui que tu adores et je l’ai regardé, en connaissance de cause, mais je n’aurais jamais cru que ça puisse aller aussi loin !

– C’est juste un film maman…
– Et alors ? Pour toi, « film » , c’est le mot magique ! Dès que c’est un film, on n’a plus peur ! Tout va bien dans le meilleur des mondes, on peut regarder des atrocités sans se gêner !
– Des atrocités ? Tu es sûre que tu ne vas pas un peu loin ?
– Pas du tout ! D’ailleurs, je suis sûre qu’il y a des interdictions ! Passe-moi la jaquette.
– Maman, c’est un programme qui passe à la télé, il n’y a pas de « jaquette »…
– Ils osent faire passer ce genre de choses à la télé ? Mais c’est un scandale ! Tiens, regarde-moi encore cette horreur. Il vient de se faire écraser sous un rouleau compresseur ! C’est juste atroce ! s’énerva-t-elle.

– Tu sais, il y a des trucs bien plus violents…
– Oh je sais bien ! Pourquoi crois-tu que tu n’y a pas accès ? Ta mère veille ! Heureusement que certaines personnes à la télé ont encore assez de moralité pour prévenir les honnêtes gens du danger qui guette leurs enfants. Grâce à eux ma chérie, tu ne finiras pas comme tous ces jeunes perdus qui se rendent en cours avec des fusils pour tuer leurs camarades !
– Mais je ne ferais jamais ça !
– C’est ce que tu penses. Tu verras d’ici quelques années si tu continues sur cette voie. Le problème c’est que tu n’imagines pas les effets à long terme ! répliqua la mère.
– Les effets à long terme ? soupira la fille.
– Ils en ont parlé à la télévision l’autre jour. Si tu continues à regarder ce genre de choses, il ne faudra pas t’étonner si tu deviens violente ou même pire, complètement folle ! Sans compter les risques d’épilepsie !
– Tu sais, j’ai quand même de sérieux doutes…

– Oh je sais bien ! Tu fais la maligne ! Tu te crois surpuissante ! Mais écoute moi bien jeune fille, et c’est pour ton bien que je le fais : Moi vivante, je me dresserai contre les violences des dessins animés et aucun épisode de Scooby-doo ne sera diffusé chez moi ! »

Alice

Cinq minutes chrono – VoxPlume

Cinq minutes. C’est amplement suffisant. En tout cas, il faut que ça le soit. Si je ne l’ai pas retrouvé dans les cinq minutes qui suivent, je n’ose même pas imaginer ce qui pourrait arriver.

Il est exactement 19h12. Je retourne ma chambre de fond en comble, en commençant par mon armoire, sachant bien qu’il y a très peu de chance de le trouver là-dedans. Je la balaie donc simplement du regard, et suis attiré par un vieux jouet que j’aimais beaucoup pendant mon enfance. Non ! Je dois… résister ! On connait tous ce moment quand on doit réviser ou ranger, et que la moindre babiole peut nous distraire… Mais j’ai passé ce stade ! Je suis responsable maintenant. Je vais juste jouer avec quelques secondes…

19h13. Mince, plus que quatre minutes ! Je balance donc ma vieille toupie, non sans un soupçon de nostalgie, et reprends ma recherche. Je sais pertinemment qu’il est inutile de fouiller mon bureau, je l’ai déjà examiné et réexaminé plusieurs fois… Je me dirige alors vers mon coffre où j’ai l’habitude de stocker tout mon bazar. Je le renverse par terre, le vide totalement et lâche un soupir, afin de me remettre les idées en place. Je ne dois pas me précipiter. Il faut que je me calme et que j’essaye de relâcher ce pincement qui me tient le cœur depuis tout à l’heure. Je survole le désordre qui se trouve à présent à mes pieds et une lueur commence à illuminer mon visage. Je me penche pour ramasser ce petit objet brillant, et le pose fièrement sur mon bureau. J’ai enfin retrouvé cette bonne vieille médaille d’athlétisme, gagnée durement en primaire ! Mais bon, ça ne m’avance pas vraiment pour l’instant…

19h14. Toujours aucune trace de mon précieux. Il n’était pas dans le coffre. Il me reste un endroit possible… Mais oui ! C’est pourtant évident ! J’ai tourné en rond pendant tout ce temps alors que la réponse était sous mon nez ! Je retourne vers mon bureau, un sourire de satisfaction pendant aux lèvres et cette fois, je prends le cadre photo, et retire le verrou à l’arrière pour accéder à un petit étui dans lequel se trouve enfin… Rien du tout. Absolument rien. Le vide. Aussi vide que …
« Aussi vide que ta petite tête. Tu veux récupérer ton dû ? Trente euros. »

19h 15. Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Cette fille, c’est le démon incarné qui se prétend ma sœur. Elle sait très bien ce que je risque si elle ne me le rend pas, mais elle ne semble pas s’en soucier.
« Non. Je ne les ai pas. Abandonne, tu n’aurais rien à faire avec cet argent.
– Vraiment ? Tu tiens si peu à la vie ? Je vais en convention dans une semaine, j’ai besoin de thunes, je vais pas laisser tomber. »
Bon… j’ai plus le choix. Je sors un billet de vingt de ma poche et la regarde d’un air que je voulais confiant.
« J’ai pitié de toi, je m’en contenterai. Ah et ce que tu cherches, c’est dans la chambre des parents, derrière la télé. Je me dépêcherais si j’étais toi » rit-elle en quittant la salle.

19h16. OK, il ne me reste qu’une minute, c’est jouable. Je cours hors de ma chambre vers la dernière salle. Je sais que tout sera bientôt terminé, il faut juste que je garde mon sang-froid. Le stress monte de plus en plus. Si jamais je ne le retrouve pas ou si je n’arrive pas à temps… Ma poitrine se serre à l’idée même de ce qui pourrait arriver. Je termine ma première course, repère mon messie, non sans lâcher un petit couinement de soulagement, et entame ma seconde course vers l’extérieur. 10 secondes. J’arrive à la porte d’entrée et continue de courir jusqu’au carrefour du bout de la rue. 5 secondes, 4 secondes… J’y suis presque ! 1 seconde…

19h 17.
« T’as failli être à la bourre. T’as ce que je t’ai demandé ?
Cet homme aux airs sages peut s’avérer très dangereux une fois contrarié. J’ai vraiment eu de la chance sur ce coup. A bout de souffle, je lui réponds :
– Tu crois pas que t’en fais un peu trop pour une simple soirée Smash Bros ? »
Et je tends la cartouche à mon frère.

Nouillechan

Cuisine explosive – VoxPlume

« La dernière fois, on a frôlé la catastrophe et je vous parie, qu’aujourd’hui, on va encore y avoir droit !  s’exclama Edward. « Sans rire, ça va bientôt faire trente ans que je réalise « Les bonnes recettes de Tante Agathe » et on est jamais passé aussi près du désastre !

– Ne vous inquiétez pas , lui répliqua Vincent Fisher, le producteur du programme. Ça va bien se passer.
– Je ne suis pas aussi confiant que vous là-dessus. Agathe a beau être la gentillesse incarnée, sa maladresse n’a fait qu’empirer avec le temps ! Elle n’a décidément pas volé son surnom d’Apocalypse en bas de contention…
– Vous ne croyez pas que vous exagérez un peu ?
– Absolument pas ! Écoutez-moi bien, elle va finir par blesser quelqu’un et le jour où ça arrivera, car ça va arriver, faudra pas vous demander d’où ça vient ! »

Alors que la tension était à son comble en régie, Agathe fit son entrée dans le studio. Après s’être installée, elle indiqua qu’elle était prête à cuisiner. Edward ordonna à son équipe de commencer à filmer.

– Bonjour les gourmets ! Ici Tante Agathe pour une nouvelle recette. Aujourd’hui, je vais vous mitonner un sauté de bœuf à la ciboulette. Vous m’en direz des nouvelles, foi d’Agathe Hilbert. Pour commencer, il nous faut 400 grammes de bœuf que nous allons attendrir. »

James, l’assistant d’Agathe, lui apporta la viande. Le moment où il la posa sur le plan de travail est un de ceux qui forgent les souvenirs douloureux et qui vous font dire qu’une poignée de secondes suffit à changer le cours d’une vie. « Bon sang ! James retire immédiatement tes doigts de ce morceau de barbaque ! », lui cria le réalisateur dans l’oreillette. L’instant d’après, un attendrisseur lui atterrissait sur la main. Il se retint de hurler et quitta le plateau en pleurs. Edward s’adressa au reste de l’équipe : « Que l’un de vous appelle immédiatement une ambulance ! Magnez-vous ! ».

Il se tourna vers Vincent, lui jetant un regard noir.

– « Je savais bien que c’était l’émission de trop ! Je vous avais prévenu mais vous n’avez pas voulu m’écouter et voilà le résultat ! »
– « Calmez vous, ce n’est qu’un incident minime. »
– « Minime ?! Le pauvre James a la main qui vient de se faire attendrir et ce n’est qu’un incident minime ?! »
– « De toute façon, cette émission doit être mise en boîte que vous le vouliez ou non. D’ailleurs, vous savez petitement ce que ça vous coûtera si elle ne l’est pas. Suis-je assez clair ? »

Edward émit un grognement. Pendant ce temps, Agathe continuait de cuisiner comme si de rien n’était. Le réalisateur remarqua qu’elle avait tourné le dos aux caméras.

– « Mais qu’est-ce qu’elle fout ?! Bon sang ! Les gars ! Est-ce que quelqu’un peut me dire ce qu’Agathe est en train de fiche ? »
– « Elle cherche son hachoir à main pour la ciboulette, monsieur », lui répondit l’un des caméramans.
– « Billy, va la voir pour lui dire de se retourner. »
– « J’ose pas m’approcher, monsieur. Elle est en train de balancer des couteaux dans tous les sens ! »

Billy venait à peine de finir sa phrase que la caméra 3 fut mise hors-service.

– « Nom de Dieu ! Billy, qu’est-ce qui se passe ?! »
– « Madame Hilbert vient de, malencontreusement, envoyer un couperet en plein dans la caméra 3, monsieur. D’ailleurs, le pauvre gars derrière l’objectif est tombé dans les pommes… »
– « Et vous allez encore me dire que la situation n’est pas catastrophique, Vincent ?! »
– « Une caméra ça se remplace, voyons. »
– « Et si ça avait été un homme ?! Vous y pensez à ça ?! »

Pour une fois, Vincent ne sut pas quoi répondre. Quant à Edward, il avait juste besoin de souffler et son équipe en avait tout autant besoin que lui.

– « Bon les mecs, on fait une pause avant qu’il y ait d’autres blessés et on change de recette ! »
– « Quelle genre de recette, monsieur ? » lui demanda Billy.
– « Une recette sans objets tranchants, ni contondants. Au passage, rends-moi service et dis à Agathe de venir me rejoindre en régie.»

Les minutes passèrent et Agathe n’arrivait pas.

– « Billy, ça va faire près d’un quart d’heure que je t’ai demandé de prévenir Agathe et elle n’est toujours pas là ! »
– « Il semblerait qu’elle soit en train de faire réchauffer un plat, monsieur. »
– « Mais bon dieu, j’ai dit une pause, pas la pause déjeuner ! Oh et puis, tu sais quoi ? Laisse-la faire. Par contre, dis-lui de me rejoindre dès qu’elle aura fini… »
– « D’accord, monsieur. »
– « Au fait, ça fait combien de temps que tu bosses ici ? Deux, trois jours ? »
– « C’est mon troisième jour, monsieur. »
– « Alors, tu ne connais pas encore les petites habitudes de notre chère présentatrice. À chaque tournage et ce, depuis des années, elle apporte le même repas qu’elle réchauffe dans un micro-ondes situé sur le plateau. Elle utilise toujours le même type de plat en aluminium pour l’apporter et les mêmes couverts en argent pour le manger. D’ailleurs, à chaque fois, on doit lui expliquer que c’est dangereux de…Bon sang ! »

Par on ne sait quel miracle, Agathe survécut à l’explosion du four à micro-ondes. Suite à cet incident, une nouvelle émission où elle ne risquait pas de dévaster un plateau lui fut confiée. Elle s’intitulait « Le tricot facile au coin du feu avec Tante Agathe ». Billy, quant à lui, tomba dans le coma après avoir reçu une planche à découper, projetée à pleine vitesse, en pleine tête. Lorsqu’il se réveilla, il jura de ne plus jamais approcher un plateau de télé. Edward fut renvoyé. Il travaille, désormais, sur une petite chaîne locale où il réalise le bulletin météo. Vincent prit sa place tout en gardant son poste de producteur. Il mourut, peu de temps après, lors de la première de la nouvelle émission d’Agathe, une aiguille à tricoter lui ayant « malencontreusement » traversé le crâne…

Mickaël

[JellyBell] Le Complot

– « Ça ne peut plus durer, camarades ! » scanda le chef « Nous sommes exploités, pliant notre volonté selon ses désirs ! Nous devons sans cesse nous démener, avec des travaux répétitifs et laborieux ! C’est vous dire, depuis que je suis à son service, j’ai la sensation de tourner en rond. Nous ne sommes plus de simples aides, c’est de l’esclavage moderne ! » Clama-t-il à l’assemblée attentive.

En effet, une foule d’intéressés présents dans la petite pièce s’enquirent de réflexions dans le sens du leader. La plupart se côtoyaient depuis longtemps et se connaissaient bien, mais aucun n’avait osé discuter de leurs conditions de travail infernales.

– « C’est vrai » commenta une petite nouvelle, visiblement très éclairée sur le sujet. « Vous savez, il y a quelque jours de ça, il a grillée ma prédécesseure en train de dormir alors qu’il lui avait demandée de travailler ! J’ai vraiment cru qu’il allait lui arracher la tête tant il était mécontent. Et pourtant dieu sait à quel point elle était une bonne travailleuse. Depuis cet incident, il l’a remplacée sans même un merci » avoua-t-elle visiblement bouleversée. « Depuis, il fait appel à moi tous les jours et même des fois au milieu de la nuit… »

Des sifflements indignés fusèrent de l’assemblée.
– « Je confirme les dires de ma consœur » s’exclama une vraie armoire à glace au teint pâle postée plus loin, de sa voix grave. « Je la vois souvent obligée de se réveiller au milieu de la nuit pour un caprice culinaire. Comme s’il ne pouvait pas manger à des heures normales ! »

– « J’en ai assez de lui faire sa vaisselle. » Rétorqua une autre plaignante trapue. « Il peut la faire lui-même aussi. Il n’imagine pas l’énergie que ça me demande.»

– « Et puis vous avez remarqué qu’il a encore grossi ? » S’enquit sa voisine à l’air chétif, pliée en deux dans un coin. « Il se néglige, il serait bon de lui faire signifier une bonne fois pour toute qu’il nous malmène. Soyons honnête: qui doit le supporter en permanence? C’est moi ! Et si ça continue comme ça, je vais craquer. »

– « Qui a le pire métier du monde ici ? » S’écria soudain une voix dans un coin. « Vous imaginez que je dois gérer tout ce qui se passe dans la maison !? Qui doit ravitailler tout le petit monde ? Hein ? Moi ! Je suis aussi surmené en ce moment, il veut que je fasse tout en même temps. Je vous assure s’il n’arrête pas très vite, je vais péter les plombs ! »

– « Non ! » S’écrièrent les plaignants tous ensembles.

Mais c’était trop tard.

Un jeune homme à l’air catastrophé s’empressa de rejoindre la pièce dans laquelle les comploteurs étaient en train de s’entretenir et rétabli les fusibles qui venaient de sauter. Tout se remit en route, du micro-onde à l’ampoule fraîchement changée, en passant par le frigo et le lave-vaisselle. Visiblement soulagé, le jeune quidam prit place sur une chaise en plastique avoisinante qui craqua instantanément.

– « Je vous l’avais dit qu’il avait grossi… » murmurèrent, agonisants, les restes du petit meuble.

JellyBell