Un teaser sachant teaser

Avant tout chose, je conseille très fortement à tous ceux qui ne l’ont pas encore fait d’aller lire le texte suivant : Chair de Goule n° 12 – Apprendre à geeker. Il vous permettra de comprendre le pourquoi du comment. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture

Un teaser sachant teaser

Transylvanie, château du comte Von Blood, porte principale :

« Bon ben, tu te magnes d’entrer ou t’attends le déluge ?! s’exclama vertement PetitVampyreDu666 depuis l’intérieur de l’immense bâtisse. C’est pas le tout mais il caille sévère et j’ai pas vraiment envie de me faire enguirlander par mon père parce qu’on est en train de refroidir la baraque !
– Oh ça va ! J’ai bien le droit d’admirer le paysage ! lui répondit le narrateur de Chair de Goule.
– Pour ce qu’il y a à admirer… Après si ton trip, c’est la caillasse, y a une magnifique carrière à une cinquantaine de kilomètres au nord d’ici.
– Très drôle… »

Transylvanie, château du comte Von Blood, hall d’entrée :

« Tu veux commencer par quoi ?
– Je ne saurais trop vous dire. Auriez-vous la bonté de me décrire les lieux afin que je puisse me décider ?
– Bien sûr ! Alors, si tu prends la porte sur notre gauche, tu accèdes à l’aile est. C’est là que se trouvent les quartiers des domestiques ainsi que les cuisines et la buanderie. En poursuivant ton chemin dans la même direction, tu accèdes aux écuries en traversant un pont couvert. De l’autre côté se trouve l’aile ouest, logique tu me diras. S’y trouvent la salle de bal où, d’après mon père, un film a été tourné il y a quelques dizaines d’années, la salle de réception, la bibliothèque, le petit salon, la salle de jeux et le fumoir. Au premier étage, il y a les chambres et les diverses salles de bain. Au deuxième, ce sont, principalement, des salles d’expositions remplies de vieilleries. Enfin au troisième, il y a le jardin d’hiver et l’observatoire lunaire… Oh ! Tu m’écoutes ?!
– Hein ?
– Non mais dis-le tout de suite si je t’emm*rde ! T’es vraiment pas cool comme mec ! Tu me demandes quelque chose et la seconde d’après tu fais même plus gaffe à ce que je t’explique !
– Rassurez-vous Archibald, j’ai prêté attention au moindre détail de votre exposé, c’est juste que…
– Juste que quoi ?!
– Je m’attendais à quelque chose d’un peu plus excitant…
– Ah ça… T’sais, je voulais pas te casser le moral ou ta créativité mais c’est un château plutôt classique.
– C’est ce que j’ai compris. Au fait, dites-moi, où peut bien mener cette petite porte cadenassée à droite du grand escalier ?
– À un petit couloir qui permet d’accéder à la collection privée du vieux. Tu veux la voir ?
– Pourquoi pas… »

Transylvanie, château du comte Von Blood, pièce ??? :

« Fantastique ! C’est exactement ce que je cherchais ! s’exclama le narrateur.
– Content que t’aies trouvé ton bonheur mais t’es sûr de toi ?
– Absolument ! Je peux vous assurer qu’avec un tel endroit, le résultat promet d’être.. sanglant ! »

To be continued.

 

Mickaël


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Chair de Goule n° 12 – Apprendre à geeker

Chair de Goule n° 12 :

Ne vous est-il jamais arrivé de laisser un jeu-vidéo en plan ? Que peut-il, alors, bien se passer lorsque…
« Stop le narrateur, on arrête direct !
– Mais… mais… Je ne vous permets pas !
– Écoute, quand on parle culture geek, c’est pour ma pomme !
– Et pourrais-je savoir qui vous êtes ?!
– Archibald Perceval Von Blood mais on me connait mieux sous le pseudo de…
– Ah mais oui ! Je me disais bien que votre tête me rappelait quelque chose. Vous êtes le petit m*rdaillon qui fait des tops de grosse feignasse !
– Se faire critiquer son travail par un mec qui se complaît à raconter des histoires ultra-glauques, je trouve ça plutôt comique !
– Vous manquez pas de souffle ! Moi au moins, avec mes Chair de Goule, je propose des histoires qui rendent un vibrant hommage aux comics d’horreur des années 50 tandis que vos écrits ne sont que du flan !
– C’est ça ! C’est ça ! Bon ben, c’est pas le tout mais tu te casses, maintenant.
– Dans vos rêv…
– Et tu fais comment pour parler maintenant que t’as plus le son ! Bon les gars, fausse alerte, on reprend tout depuis le début !»

Apprendre à geeker

Vlamidir Kroloc, jeune vampire de son état, ne savait pas trop quoi faire en ce samedi soir. Il aurait bien affronté quelqu’un sur Avenue Fighters Ultra Edition FX 2.7 mais il n’avait aucun joueur 2 à disposition. Archibald, son cousin, était occupé à jouer à Pokémon Crépuscule tandis que tous ses amis étaient partis à un concert des Undead Werewolves of the Night. Il se mit à farfouiller dans sa ludothèque dans l’espoir de trouver une idée lorsqu’il remarqua un boîtier poussiéreux traînant sur une des étagères : Chrono Fantasy VIII : The Lost Dragon. Ça faisait quelques temps qu’il n’y avait pas touché mais il réussissait à parfaitement se remémorer chaque détail de sa dernière partie. Il se dit qu’il était peut-être temps de s’y remettre et, machinalement, plaça le jeu dans la console et lança sa sauvegarde. Il fut extrêmement surpris par plusieurs détails intrigants. De nouveaux personnages avaient rejoint son équipe qui avait bien level-upé. Cette dernière possédait, d’ailleurs, un équipement nettement plus puissant que dans ses souvenirs. De plus, le décor affiché (Une sorte de ville sous-marine) ne lui disait strictement rien. Son sang ne fit qu’un tour. Quelqu’un avait osé poursuivre sa partie dans son dos. Mais qui cela pouvait-il être ? Certainement pas sa tante et encore moins son oncle, il ne restait plus qu’une possibilité :

« Archie ?! cria-t-il
– Quoi ?!
– Ramène-toi, fissa ! »

Alors que Vlad attendait dans sa chambre, Archibald finit par faire son apparition dans l’encadrure de la porte. Il lui désigna, l’air contrarié, la télé qui lui faisait face :
« Ben quoi ? lui demanda Archibald.
– T’aurais rien à me dire, par hasard ?
– Je pense pas… Si c’est à propos du sachet de bonbecs que j’ai terminé, je savais pas qu’il était à toi.
– De ? Quoi ? Non mais je m’en fous de ça ! Le jeu, là ? Qui t’a autorisé à poursuivre ma partie ?
– Excuse-moi mais je vois pas de quoi tu parles.
– Tu me prendrais pas un petit peu pour un con, par hasard ?!
– Non, je te jure que j’ai rien à voir avec ça. J’ai jamais touché à ta partie et encore moins à ta Vexnes 3200 et pour être totalement franc, c’est pas demain la veille que ça arrivera. C’est un vrai tacot cette console…
– Ben alors, si c’est pas toi, c’est qui ? Tu vas peut-être me faire croire que c’est ton père ou ta mère qui se sont découvert une passion pour le gaming ?
– Papa ? Le pauvre vieux… Déjà qu’il arrive pas à jouer à Tetris sans s’énerver alors un RPG bien old-school… Et maman, à part les jeux d’objets cachés…
– Non mais vous prenez pas la tronche, il y est strictement pour rien, s’éleva une troisième voix. »

Les deux jeunes vampires se retournèrent afin de se rendre compte que la personne qui s’était adressée à eux était un mage de niveau 53 qui se trouvait dans le poste de télévision.
« Pardon ?! s’exclama Vlad.
– Tu m’as très bien compris.
– Ben alors, qui est le coupable ?
– Y en a pas. On en avait juste ras-le-mèche de poireauter.
– Sérieux ? Vous auriez pu faire preuve d’un minimum de patience. Ça fait même pas six semaines que j’ai arrêté de…
– Six ans ! Ça va bientôt faire six ans qu’on attend !
– Ah…
– Sans déconner, tu crois qu’on a que ça à fiche d’attendre que tu te décides à t’y remettre ! D’autant plus que c’est violent à quel point t’es mauvais ! On avait honte à chaque fois que tu prenais la manette.
– Je suis pas si nul que ça quand même ?
– Tu plaisantes ou bien ?! Il t’a fallu quinze essais avant de battre le premier boss. T’as pas été fichu de compléter la première quête secondaire alors qu’elle consistait à buter trois pauvres rats dans une cave ! Donc tu nous excuseras mais il vaut mieux qu’on se sépare. On se débrouillera très bien sans toi. Au passage, j’en profite pour couper le jus, ça évitera de consommer de l’électricité pour rien.

Juste avant que la console ne s’éteigne, un message apparut :
« Succès déverrouillés : Se prendre un râteau par un jeu-vidéo ; Loser de catégorie extrême ; TheGreatCountVlad est tellement nul que même les jeux ne veulent pas de lui. »

Fin ?

« Ah ben, c’est pas trop tôt ! Plus jamais vous me faites un coup pareil ! C’est bien la première fois de ma vie de narrateur qu’on ose me traiter ainsi ! C’est proprement honteux ! D’autant plus que vous n’aviez qu’un rôle secondaire dans votre stupide anecdote !
– Ah ça va ! Tu vas pas me prendre le chou pour ça, non ?
– …
– Allez, fais pas la tête ! Je m’excuse. Voilà, t’es content ?
– …
– Et si je m’arrange pour que le paternel te prête le château familial pour ta prochaine histoire, t’arrêtes de bouder ?
– C’est déjà un bon début ! »

To be continued.

Mickaël

5 méthodes INFAILLIBLES pour obtenir TOUT ce que vous voulez

 

Salut à tous ! Ici PetitVampyrDu666 et, aujourd’hui, je vais vous donner quelques astuces pour convaincre vos parents de céder au moindre de vos caprices. Afin d’y parvenir, je vais prendre pour exemple les différentes stratégies que j’ai élaborées afin de forcer mon père à m’acheter un petit chat et je peux vous assurer que la tâche s’est avérée bien plus complexe que ce à quoi je m’attendais. Il faut dire que depuis ce qui s’est passé avec Titou, mon blaireau apprivoisé (L’incident avec la moissonneuse-batteuse, la mort violente, tout ça, tout ça), il avait pas trop envie de m’acheter un animal de compagnie, prétextant que cela allait revenir à jeter du pognon par les fenêtres. Néanmoins, à force d’efforts, d’envie et d’audace (Ça sonne bien, vous trouvez pas ?), j’ai fini par y parvenir. Pour cela, j’ai bien évidemment dû tester plusieurs tactiques avant d’arriver à mes fins. Mais trêve de mondanités, passons aux choses sérieuses.

Méthode n° 5 : SPAM ! SPAM ! SPAM !

Blinder sa boîte mail de demandes concernant l’objet de votre désir peut être un bon départ. Bien évidemment, vous ne devez pas vous arrêter là. Les SMS et les demandes orales à répétition peuvent aussi très bien marcher. Il faut tout de même vous assurer que le parent concerné soit en possession de deux choses cruciales avant de vous lancer dans ce projet de pourrissage intégral : un ordinateur et un téléphone portable. Mon père n’en possédant aucun… Ouais, bon, ça va ! Tout le monde peut faire des erreurs ! Et c’est pas ma faute, si mon paternel continue de communiquer avec des chauve-souris voyageuses ! Comment voulez-vous que je fasse mon chieur si je peux même pas… Attendez une minute ! Je reviens de suite !

Addendum : Tenter de spammer le courrier de quelqu’un avec une chauve-souris acariâtre est une idée de merde… J’ai encore des traces de griffures sur le visage…

Méthode n° 4 : L’exposé scientifico-pouet-pouet.

J’ai demandé à mon cousin Vlad de m’aider sur ce coup. On a essayé de faire comprendre à mon père qu’un petit chat allait être un plus pour la famille à l’aide d’une mini-conférence sur les bienfaits qu’un animal de compagnie peut avoir sur la santé et l’économie du foyer. On s’était réparti les tâches de la manière suivante : je faisais le discours tandis que Vlad montrait les diagrammes que j’avais préparés. Malheureusement, il semblerait que mon argument principal, à savoir qu’avoir un chat rallonge l’espérance de vie, n’ait pas trop réussi à le convaincre… D’ailleurs, ça donne quoi quand on rallonge l’espérance de vie de quelqu’un d’immortel ?

Méthode n° 3 : Le pot-de-vin.

J’ai voulu lui faire une offre qu’il ne pouvait pas refuser (J’ai entendu ça dans un super film appelé « Super Mafia contre le Ninja Vampire »). Bizarrement, il a éclaté de rire et est allé reposer les sous dans mon cochon tirelire en me demandant si je préférais pas m’acheter une peluche Mimiqui plutôt que de jouer un remake pré-pubère du Parrain… J’ai pas bien compris de quoi il parlait… Toujours est-il qu’elle va super bien sur mon bureau cette nouvelle peluche ! Je vous ai déjà parlé de ma super collec’ Pokémon ? Je l’ai commencée y a 25 ans et, depuis, j’arrête pas d’y rajouter de nouvelles pièces ! Tout mon argent de poche y passe ! Je parlais de quoi, déjà ?

Méthode n° 2 : Le soutien familial.

J’ai déjà commencé à aborder la question mais je dois dire que mon cousin Vlad a été un allié des plus précieux, tout comme mon oncle Egdar Von Blood, d’ailleurs. L’un comme l’autre ont insisté auprès de mon père pour qu’il accepte ma requête car, je cite, je commençais sérieusement à leur casser les noix avec cette histoire de matou. C’est-y pas beau la solidarité familiale !

Méthode n° 1 : La patience.

Après toutes mes tentatives plus ou moins ratées, Père a fini par céder et m’a ramené un petit chat. Au final, je crois bien que c’est la combinaison de toutes mes conneries qui l’a poussé à finalement m’en acheter un. Vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire pour obtenir tout ce que vous voulez ! (J’en ai quand même sacrément chié…). Au passage, j’en profite pour vous mettre une photo de Lucifer :

 

Mickaël 

Le MMO pour les nuls

Quelque part dans une forêt quelconque paumée au milieu d’un MMO quelconque, deux joueurs discutent :

« B*rdel mais il br*nle quoi LittleLucky ?! s’exclama TheGreatCountVlad. (Véritable nom : Vladimir Kroloc)
– Comment veux-tu que je le sache ? lui répondit PetitVampyrDu666. (Véritable nom : Archibald Perceval Von Blood)
– Ça va bientôt faire une heure qu’on poireaute dans cette forêt ! Y a quelque chose qu’il ne comprend pas dans le terme « Évènement exceptionnel à durée limitée ». Avec ses conneries, on va se faire coiffer au poteau et louper le loot ultra-rare !
– T’es sûr qu’on a, au moins, le niveau requis et le bon stuff pour pouvoir la réussir cette quête ?
– Bien sûr que oui ! Avec un tank, un mage, un guerrier et un healer, on devrait pouvoir se dépatouiller sans le moindre problème.
– Au fait, Arthur est toujours pas là, non plus.
– Ah mais c’est vrai ça, où qu’il est notre chevalier des enfers ?! »

Au moment même où Vlad finit sa phrase, un hurlement retentit dans leur dos. Les deux se retournèrent au même moment pour voir un guerrier en armure rouge leur foncer dessus. Ils s’écartèrent tandis que ce dernier poursuivait sa course effrénée tout en continuant de gueuler comme un veau.

« C’était ?
– Je crois bien… »

Pas le temps de réagir. Au bout de quelques secondes, le type qu’ils avaient à peine eu le temps d’entrapercevoir repassa entre eux mais, cette fois-ci, ce ne fut pas en courant mais en faisant un magnifique vol plané juste avant de s’écraser lourdement sur le sol dans un fracas métallique qui attira tous les mobs postés à dix lieues à la ronde. Le sol se mit alors à trembler tandis que les arbres s’effondraient les uns derrière les autres laissant apparaître un dragon gigantesque, couvert de cicatrices, à l’œil gauche crevé et dans le dos duquel se trouvaient fichées des centaines d’armes. On pouvait voir flotter au dessus de sa tête ses stats : LVL : 299, PV : 6666666666666, Défense : infinie, Attaque : infinie. Il était entouré de centaines d’autres monstres. Tandis que les deux compères l’observaient, il finit par remarquer leur présence. Il les fixa quelques instants avant de pousser un hurlement sinistre :

« Je crois que je me suis fait dessus… murmura Archibald.
– Cours ! »

Alors qu’ils tentaient d’échapper à la horde monstrueuse, Vladimir cracha :

« P*tain de m*rde, ce mec est une foutue tanche de noob de mes deux ! Je m’en vais aller lui coller une balle en argent dans la couenne dès qu’on a fini cette mission !
– Je suis pas vraiment sûr qu’Arthur apprécie le geste…
– Oh toi, continue de courir et ferme-là ! »

Alors qu’ils commençaient à apercevoir une ville se profiler à l’horizon, le même chevalier qu’ils avaient croisé auparavant se heurta contre eux :

« Salut les gars ! Ça va ? demanda celui-ci.
– Nom de Dieu ! Arthur, c’est pas le moment ! lui répliqua Vlad.
– Franchement, t’es pas pas cool de me parler comme ça ! J’étais parti déblayer le terrain pour vous faciliter le boulot et…
– Tu t’es pris une sacrée raclée ! Résultat des courses : on a la moitié de la map aux miches !!!
– Mais de quoi tu parles ? Y a personne derrière vous. Si vous étiez poursuivis, les autres ont lâché l’affaire.
– Je crois bien qu’il a raison, ajouta PetiVampyrDu666 en tournant la tête afin de vérifier si c’était bien le cas. »

Une voix retentit soudainement dans le ciel : L’évènement du jour est terminé. Merci d’y avoir participé.

Quelques heures plus tard dans une ville quelconque perdue au milieu d’un MMO quelconque :

Vlad avait du mal à contenir sa rage. Il valait donc mieux éviter de lui adresser la parole, ce que son cousin évita soigneusement de faire. C’est alors que lui et PetitVampyrDu666, rencontrèrent, au detour d’une ruelle, leur healer. Archibald le salua et avant même qu’il ait pu lui demander quoi que ce soit, Vladimir prit la parole :

« Bon sang LittleLucky ! T’étais passé où ?
– Ben, je vous cherchais partout…
– Comment ça tu nous cherchais ?! On avait pourtant convenu d’un lieu de rendez-vous, non ?
– Oui mais lorsque je suis arrivé y avait plus personne et c’était un foutoir sans nom.
– Ah ben ça, faut dire qu’Arthur a fait une entrée remarquée et que ça été vite le bazar, répliqua pensivement Archibald.
– On avait dit quoi à ce sujet ?! lui dit Vladimir en le fusillant du regard.
– Désolé…
– Il n’empêche que j’ai eu de la chance. Pendant que vous aviez foutu le camp, j’ai fini le donjon et j’ai réussi à récupérer un stuff de malade ! expliqua joyeusement LittleLucky.
– Et tu l’as sur toi ?! s’enquit Vlad, reprenant du poil de la bête.
– Ben non ! Tu voulais que je fasse quoi d’une épée, même surcraquée. Je l’ai vendue au premier marchand venu. Elle m’a rapporté un joli pactole avec lequel je me suis acheté un super bâton de sage ! »

Vladimir n’en croyait pas ses oreilles :

« Ce con réussit à choper l’épée la plus rare et la plus goldée du jeu et le premier truc qu’il trouve à faire, c’est de la mettre au clou !
– Vlad, calme-toi. Tu sais que c’est pas bon pour toi de…
– KYAAAAAAAH !!! »

Message technique : Suite à la destruction intégrale d’une des cités elfiques du jeu, celui-ci ne pourra pas être mis en ligne avant quelques jours. Les joueurs suivants sont bannis définitivement :

– TheGreatCountVlad
– LittleLucky
– ArthurDu12
– PetitVampyrDu666.

 

Mickaël 

Comic Trip – Le LIT qui TUE !

 

Parfois, je me dis que ne pas répondre aux textos de mon meilleur ami pourrait m’éviter un paquet d’embrouilles plus ou moins délirantes. L’histoire que je m’apprête à vous raconter a commencé avec un simple SMS :

« Urgent ! T’attends au 50 Berkeley Avenue ! Viens seul ! James.»

La première pensée qui me traversa l’esprit fut un magnifique « Et merde ! ». Il faut dire que James Bruckner, alias Jimbo, avait la sale habitude de se fourrer dans des situations pas possibles et de m’y entraîner avec lui. Je décidai, tout de même, de me rendre à l’adresse qu’il m’avait donnée. Il s’agissait d’une maison en ruine. Alors que je le rejoignais dans le jardin, il s’adressa à moi :

« T’as mis le temps pour venir Franky ! T’étais où ?
– À l’épicerie pour acheter du désodorisant et un briquet pour ma mère, répondis-je en désignant la poche en plastique que j’avais à la main.
– Parce que monsieur continue de faire les courses pour sa petite maman comme quand il avait 10 piges, c’est-y pas mignon ?
– Venant de la part du mec qui, chaque jour, attend le marchand de glaces comme le messie, ça me fait doucement rigoler.
– Hé ! Ça c’est un coup bas !
– S’tu le dis. Bon, pourquoi tu m’as fait venir devant ce taudis ?
– J’ai besoin de ton aide !
– Ah ? Et tu en as besoin pour ?
– Vérifier si une creepypasta que j’ai trouvée sur le net est véridique ou pas, tout simplement.
– Non mais c’est pas vrai Jimbo ! Tu crois que j’ai vraiment du temps à consacrer à ce genre de c*nneries ?! Tu m’excuseras mais j’me tire !

Alors que je commençais à partir, James me retint par le bras :
« Allez Franky, prends au moins le temps de m’écouter.
– Je sens que je vais le regretter… Vas-y, explique ton truc. Par contre, je te préviens direct, je veux la version abrégée !
– Okay. Alors, d’après ce que j’ai pu lire, la baraque a autrefois appartenu à une vieille peau aigrie qui pourrissait la vie de sa femme de chambre. Un jour, alors qu’elle l’avait forcée à refaire près de vingt fois le même plumard parce qu’il n’était pas assez au carré, la pauvre bonniche péta un plomb et assassina son employeuse en lui explosant le crâne avec un chandelier qui traînait là. Depuis, on raconte que la chambre où elle est morte serait hantée. J’aimerais donc…
– … vérifier si c’est vrai. Bon, j’imagine que j’ai pas vraiment le choix et que je vais devoir t’accompagner pour éviter que tu fasses trop de conneries. On entre, on vérifie que toute cette histoire c’est des foutaises et on se barre.
– Pas tout de suite !
– Et pourquoi donc ?
– Parce que J’ai déjà envoyé Gerald à l’intérieur. Il devrait plus trop tarder à revenir pour nous dire si c’est safe.
– Gerald… Attends ! Ne me dis pas que t’as envoyé Gerald Ferguson en éclaireur dans cette bicoque !
– Ben si, pourquoi ?
– Ce type est complètement neuneu, voilà pourquoi !
– Mais non, t’exagères ! Il est pas si…
– Moi, j’exagère ?! Nom de Dieu, Jimbo, ce type est à la débilité profonde ce que Margie est à la nymphomanie : un parfait représentant !
– Parle pas de ma grande sœur comme ça ou je te casse la gueule ! s’exclama James en m’attrapant par le col de ma chemise.
– Toi, James Bruckner, 62 kilos tout mouillé, 1m67 les bras levés, tu comptes me casser la gueule ? lui demandai-je.
– Bien sûr que oui ! Tu vas voir, je vais te casser en deux et puis, après… »

Je ne laissai pas à James le temps de finir sa phrase et lui assenai une légère pichenette entre les deux yeux à l’aide de la chevalière que mon père m’avait offert pour mes vingt ans, histoire de lui calmer un peu les nerfs. Il porta immédiatement ses deux mains à l’endroit où je l’avais frappé :

« B*rdel mais ça fait mal !
– Bon sang, Jimbo, mais ouvre les yeux ! Tout le patelin sait très bien que ta frangine a eu plus de mecs en quatre années de fac que n’importe quelle bonne femme du coin en l’espace de deux siècles et ça fait déjà un bail que tout le monde considère Gerald Ferguson comme l’idiot du village ! Le type est débile au point de pas faire la différence entre une lampe torche et un p*tain de cornet de glace ! Sans déconner, il te faut quoi de plus pour voir la vérité en face ?! »

Au moment de finir ma petite gueulante, un hurlement provint de l’intérieur de la maison. Nous fonçâmes alors jusqu’à la source du cri. Il s’agissait d’une grande chambre située au premier étage. La plupart des meubles qui la composaient étaient couverts de draps, à l’exception du lit qui trônait fièrement au milieu. Ce dernier était imbibé de sang. Alors que nous allions pour sortir, la porte se claqua devant nos yeux et se ferma à double tour. Une voix retentit dans la pièce et le lit se mit à bouger de lui-même, laissant entrevoir, entre le matelas et le sommier, une série de dents acérées auxquelles pendaient des lambeaux de chair et la casquette de ce pauvre Gerald.

« Nom de Dieu de b*rdel à c*l ! Dans quel m*rdier tu nous a foutus Jimbo ?! hurlai-je»

Il fallait agir et ce, au plus vite. Pas le temps de faire un plan élaboré. C’est là que l’idée m’est venue. Alors que l’autre saleté s’apprêtait à nous engloutir, je lui grillai la tronche à l’aide d’un lance-flammes improvisé avec la bombe de « Santoubon » et le briquet achetés plus tôt. La chose se mit à hurler. Au même instant, la porte se rouvrit derrière nous. Nous n’avons pas demandé notre reste et nous nous sommes dépêchés de sortir de la baraque qui commençait à flamber du sol au plafond. À peine avions-nous passé le portillon menant au jardin que nous fumes projetés en avant par une explosion qui désintégra intégralement la maison. En se relevant, James s’exclama, juste avant d’éclater de rire :

« La vache ! On peut dire que c’est le genre de désodorisant qui se contente pas juste d’éliminer les mauvaises odeurs !»

À ce moment précis, je me demandai ce qui me consternait le plus : la nullité abyssale de la blague de James, le fait qu’il occulte totalement la mort de Gerald ou bien le spectacle désolant du cratère béant qu’était devenu le 50 Berkeley Avenue.

 

Mickaël

Un Noël hyperconnecté (ou pas…)

La neige tombait en lourds flocons sur le toit d’un immense chalet en bois situé au fin fond de la Laponie. Un vieux bonhomme bedonnant, tout de rouge vêtu (Est-il besoin de préciser de qui il s’agit ?), était assis devant un immense bureau en merisier couvert de décorations diverses et variées et sur lequel était posé un immense ordinateur aux couleurs criardes. Lunettes rondes sur le nez, il se grattait la tête, ne sachant pas trop quoi faire avec la machine qui trônait devant ses yeux. Il finit par demander :

« Euh… Vous êtes sûrs de votre coup, les gars ? s’adressant à une assemblée de petits êtres qui lui faisaient face.
– Mais oui, patron. Vous nous avez bien dit qu’il était grand temps de moderniser la boîte et que vous en aviez marre de passer pour un ringard auprès des autres êtres merveilleux, non ? lui répondit un lutin se tenant à ses côtés.
– Je sais bien Norbert, mais je pensais plutôt à, je ne sais pas moi, un moyen de livraison plus efficace, par exemple. Non parce qu’il faut dire que les petits pères, ils commencent à sérieusement accuser le coup, surtout ce pauvre Rudolph. C’est qu’il est plus tout jeune, l’animal !
– C’est pas faux… Malheureusement, le département recherche et développement est toujours en train de bosser dessus et ils ont rien trouvé de vraiment satisfaisant pour le moment. En attendant, on s’est dit que ce serait une bonne idée de numériser votre liste sur le cloud et de vous inscrire sur les réseaux sociaux.
– Oh ! oh ! oh ! Je t’avouerais que toutes ces nouvelles technologies me dépassent.
– Justement, il va falloir vous y habituer. J’ai donc décidé de vous donner un ou deux petits cours. On va déjà commencer par l’essentiel : la communication. Allez sur l’onglet favori. C’est le petit sapin.
– Alors… Je clique dessus… Y a une liste qui apparaît…
– Allez sur la première ligne, il doit s’agir d’un raccourci pour…
– Lutins et fées en chaleur, l’interrompit le Père Noël.»

Norbert se précipita alors sur la souris, l’arrachant des mains de son patron, et se dépêcha de faire disparaître le lien de la honte. Il jeta un regard furieux à tous ses collègues présents dans la salle qui rougirent de concert. Il siffla entre ses dents « J’avais dit pas sur l’ordi du boss ! Vous êtes cons ou bien ? ». Il se retourna vers son patron :

« Il s’agit d’une regrettable erreur, monsieur.
– D’accord… C’est un peu gênant, tout de même.
– Et si nous passions à autre chose, voulez-vous ?
– Bonne idée !
– Vous cliquez donc sur le premier lien qui apparaît. Il va vous permettre d’accéder rapidement à un site qui vous servira à rester en contact avec vos fans ainsi qu’avec d’autres personnages fantastiques comme Jack Frost…
– Ça m’étonne pas que le gamin soit inscrit sur ce machin. Ça fait longtemps que je lui ai pas parlé, d’ailleurs. Au fait, dis-moi, il est toujours en couple avec la petite Elsa ? J’ai entendu dire qu’il y avait du mariage dans l’air.
– Moi aussi ! Figurez-vous, que Philomène, notre nouvelle stagiaire, m’a dit que Gertrude de la compta lui avait rapporté que Betsy, vous savez la blonde qui bosse au courrier, a eu vent d’un envoi imminent de faire-parts. »

La conversation sembla durer une éternité. Au final, Norbert n’expliqua rien au Père Noël sur la manière dont pouvaient bien fonctionner les réseaux sociaux. Alors qu’ils échangeaient sur le possible divorce du lapin de Pâques, l’ordinateur émit un bruit strident.

« Qu’est-ce que c’est que ce boucan ?!
– On nous pirate, patron ! s’exclama Norbert. »

Ce dernier s’empara dans la seconde du clavier et commença à taper à toute vitesse dessus.

« Un espèce de petit saligaud essaye de récupérer votre liste, sûrement pour la revendre au plus offrant ! »

Au bout de quelques instants, Norbert s’arrêta, soulagé d’avoir réussi à endiguer la menace. Le Père Noël dit alors :

« Bon mes petits gars, je crois que je vais en rester à mes bonnes vieilles habitudes. Ça vaudra mieux pour tout le monde.
– Si vous le dites patron…
– Bon, c’est pas le tout mais je dois aller voir maman, elle voudrait apporter un peu de nouveauté à mon costume.
– Vous lui passerez le bonjour de ma part. »

Dès qu’il fut sorti de la pièce, des murmures s’élevèrent dans l’assemblée des lutins réunis dans le bureau du Père Noël, on pouvait entendre ça et là : « Il nous fait le coup chaque année ! », « Vous vous souvenez du minitel ? », « Et puis le portable, vous vous rappelez l’épreuve que ça a été de réussir à le convaincre d’en avoir un ? », « M’en parle pas »… Norbert finit par soupirer :

« Bon ben les mecs, je crois pas que ce sera encore cette année qu’on se modernisera. On tentera de nouveau le coup l’année prochaine. »

Il sortit un calepin d’une poche de son pantalon et nota : 53ème tentative : ratée.

 

Mickaël

Comment déclencher une SHITSTORM

 

Vladimir Kroloc aka TheGreatCountVlad, bloggueur professionnel (selon lui), et vidéaste amateur (Même si la piètre qualité de ses vidéos pousserait toute personne sensée à dire qu’à ce niveau de nullité, parler d’amateurisme reviendrait à insulter toute personne se disant amateure), prenait le thé avec son cousin, Archibald Perceval Von Blood aka PetitVampyrDu666, et son oncle, le comte Edmund Von Blood. Alors que ce dernier posait sa tasse sur la table qui lui faisait face, il s’adressa à son neveu :

« Dites-moi, Vladimir, avez-vous pensé à travailler votre pouvoir de persuasion comme je vous en avais fait la requête la semaine passée ? Archibald est déjà passé, avec plus ou moins de succès, aux exercices de métamorphoses et il ne faudrait pas que vous soyez à la traîne.
– À ce propos, père, vous ne croyez pas que j’ai assez d’expérience pour pouvoir me passer de ces sessions d’entraînement familiaux ? demanda PetitVampyrDu666.
– Tututut ! Jeune homme, ce n’est point à vous que je m’adressais mais à votre cousin donc je vous prierai de bien vouloir garder vos jérémiades pour vous.
– Veuillez m’excuser…
– Il est assez amusant de constater que, dans votre cas, une « requête » a plus souvent nature d’ordre que de demande, fit remarquer Vladimir.
– Ne jouez pas sur les mots, voulez-vous. Avez-vous, oui ou non, fait ce que je vous ai demandé ?
– Oui, oncle Edmund, je l’ai fait et je pense même avoir dépassé vos espérances.
– Et puis-je savoir en quoi les avez-vous surpassées ?
– En faisant preuve d’imagination et en employant la technologie !
– Vous m’intriguez, jeune homme. Montrez-moi cela. Archibald, vous devriez venir avec nous, cela pourrait s’avérer fort instructif.
– Si vous le dites, père, souffla PetitVampyrDu666. »

Tandis qu’Archibald trainait des pieds, Vladimir conduisit son oncle dans la chambre d’ami où on l’avait installé puis lui montra, sur son ordinateur, une série de vidéos où il expliquait par le menu pourquoi ses viewers devaient faire telle ou telle chose en usant et abusant allègrement de l’hypnose vampirique. Il expliqua, au passage, qu’il se servait également des réseaux sociaux pour lancer des shitstorms ou pour démolir la réputation des personnes qu’il n’appréciait pas. Fier de son travail, il dit :

« Regardez ça, lorsque je leur dis de basher tel film, ils le font ! Quand je leur dis d’insulter telle youtubeuse beauté, ils le font ! Vous pouvez donc constater que mon pouvoir de persuasion, sans conteste, est sans frontières !
– Pas encore ! lui répliqua le comte.
– Que voulez-vous dire ?
– Jeune homme, la seule chose que vous venez de me prouver est votre totale immaturité ! Votre emploi d’une telle puissance est dangereux. Je vous demanderai donc de fermer instamment votre chaîne YouMotion.
– YouTube, oncle Edmund.
– Peu m’importe !
– Mais mon oncle, je vous assure que…
– Ne discutez pas ! Et puisque vous avez agi sans réfléchir, je vous prive de vos pouvoirs persuasifs pour un bon mois.
– Je t’avais bien dit que ça passerait pas, pouffa Archibald.
– Parce que vous étiez au courant, jeune homme ? Eh bien, ce sera le même tarif pour vous !
– Mais c’est dégueulasse !
– Pardon ?!
– Non, rien. Je comprends, père…
– J’espère bien ! Maintenant, retournons au salon avant que le thé ne refroidisse. J’ai horreur de ça ! »

Trois jours plus tard :

Alors que TheGreatCountVlad était en train d’affronter son cousin à Mario Kart 8, le comte entra précipitamment dans sa chambre et s’exclama :

« Vladimir ! Auriez-vous la bonté de m’expliquer ce que signifie cet attroupement d’ados pré-pubères, munis de torches et de fourches, qui sont en train de beugler devant les portes du château en levant leurs majeurs vers le ciel ?!
– On appelle ça des doigts d’honneur, père, intervint Archibald.
– Que voulez-vous que ça me fasse que ce geste ait un nom ?! Tout ce que je veux savoir c’est qui sont ces morveux prêts à tout faire cramer !
– Ah, ça… Je crois bien que ça doit être mes abonnés. Il semblerait bien qu’ils n’aient pas apprécié le fait que vous me fassiez fermer ma chaîne, expliqua Vladimir.
– Et donc, le seul moyen qu’ils ont trouvé pour la faire rouvrir, c’est de tenter d’incendier notre maison !?
– Il semblerait bien que oui.
– Pour l’amour du comte Dracula, c’est tout bonnement hallucinant ! Écoutez-moi bien, vous allez me trouver fissa une solution pour les faire débarrasser le plancher ou je peux vous assurer que ça va chier !
– Mon oncle, veuillez surveiller votre langage, je vous prie. Je m’en occupe. »

Bien vite le brouhaha de l’hystérie collective qui emplissait le château diminua petit à petit jusqu’à ne plus être qu’un murmure. Vladimir revint alors dans la chambre :

« Eh bien, on peut dire que vous avez su vous montrer efficace, s’étonna le comte.
– Pourquoi ? Doutiez-vous de ma capacité à les faire se disperser ?
– Je dois vous avouer que oui. N’ayant plus votre pouvoir, la tâche semblait peu aisée. Ce qui m’amène à vous demander : comment avez-vous réussi à les convaincre de déguerpir aussi vite ?
– Je leur ai tout simplement dit que s’ils ne fichaient pas le camp dans la minute, vous alliez contacter leurs parents afin de les obliger à résilier leurs contrats internet. Il a fallu moins de trente secondes pour qu’ils dégagent tous. Comme quoi, pas besoin de pouvoirs pour convaincre quelqu’un de faire ce qu’on veut. Suffit de taper là où ça fait mal. »

Mickaël

Pourquoi être un vampire ça CRAINT, en 7 points

Salut tout le monde, ici PetitVampyrDu666. Aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi c’est vraiment tout pourri d’être un vampire. N’usez pas de suite vos doigts sur vos claviers car je vous vois déjà venir « Ouais mais tu racontes n’importe quoi, c’est trop cool comme truc ! Tu peux dormir toute la journée et puis les gonzesses craquent à fond sur toi ! ». Premièrement, dois-je vous rappeler que si on pionce pendant qu’il fait jour, c’est pas vraiment par choix mais tout simplement parce qu’on a pas envie de cramer comme des torches et de finir en cendres ! D’ailleurs, en parlant de ça, c’est ultra chaud pour faire les courses. À part en hiver où c’est super pratique parce qu’il fait nuit à 17h30, le reste de l’année t’es tintin ! Deuxièmement, non, tout simplement non. Si t’étais moche et sans le moindre charisme avant de devenir un être de la nuit, en devenir un n’améliorera pas tes chances de sortir avec une fille et puis, sans rire, vous êtes vraiment des gros dégoûtants qui pensez qu’à ça. Pour en revenir au sujet de mon billet du jour, voici les 7 raisons qui font que c’est bien moisi d’être un vampire :

Raison n° 7 : Boire du sang. J’imagine que vous vous demandez pourquoi je déteste ça. Mais tout simplement parce que le goût est absolument dégueulasse ! À chaque fois que j’en avale un verre, j’ai l’impression d’ingurgiter une espèce de jus de tomates concentré aromatisé à la limaille de fer ! Et puis, ça colle et ça tache. J’ai bousillé un nombre incalculable de t-shirts avec cette saleté !

Raison n° 6 : Le respect des traditions. D’autant plus qui y en a qui sont vachement gratinées ! Déjà, je vous passe le délire de tata Carmilla sur le sang de vierges mais pour le reste, accrochez-vous à vos chaussettes. Déjà le port de la cape est obligatoire et, franchement, le seul truc que j’ai réussi à faire avec, c’est me casser la figure dans les escaliers. Ensuite, si à l’extérieur tu veux te déplacer, en chauve-souris, tu dois te transformer. Mais quelle idée pourrie ! Tu te fais courser par de plus gros prédateurs et en plus, tu te mets à bouffer des insectes ! Immonde !!! Y a aussi ce délire avec les bals que j’ai pas bien pigé… Je dois dire que j’aime pas trop les bals de vampires. Y a que de la musique classique et en plus y a tous les vieux qui nous bassinent avec leurs anecdotes. Heureusement, c’est l’occasion de revoir les cousins et ça, c’est vachement cool !

Raison n° 5 : Les chasseurs de vampires. Alors eux, ils sont particulièrement cons ! En fait, je les aime plutôt bien. Ils sont rigolos à faire n’importe quoi et à courir partout dans la baraque pour trouver où on est caché. D’autant plus qu’ils se trompent toujours de château ! Après, je dois dire qu’ils sont quand même bien relous à vouloir nous faire la peau à la moindre occasion. D’autant plus qu’on a arrêté de toucher aux humains depuis le XVIIIe siècle. Les gars, il faudrait arrêter de déconner trente secondes et penser à changer de métier.

Raison n° 4 : Le château. C’est sûr que de loin, ça a de la gueule mais, bon sang, qu’est-ce qui gèle là-dedans. En plus, il est paumé au fin fond des montagnes de Transylvanie et je peux vous assurer que rentrer des courses à pied dans le froid en se cognent 30 bornes de chemins sinueux, c’est pas la fête à la maison !

Raison n° 3 : L’immortalité. Devenir immortel à l’âge de 12 ans et, ainsi, se faire traiter comme un morveux pour l’éternité… Mais quelle idée de m*rde !

Raison n° 2 : Les horaires. J’en ai déjà parlé mais avec cette histoire de roupiller toute la journée et vivre la nuit, avoir Final Fantasy XV, le blu-ray du nouveau Ghibli ou le dernier tome de One Punch Man le jour j, c’est pas gagné ! Je dirais même que tu l’as dans l’os et profond ! Et d’ailleurs, en parlant de ça…

Raison n° 1 : La poste. Alors, bien évidemment, si tu peux pas acheter des trucs en magasin, le mieux, c’est de les commander sur internet et te les faire livrer à domicile. Sauf que la poste transylvanienne est nullissime ! Ça fait six ans que j’ai commandé mon Pokémon Lune et je l’attends toujours ! SIX ANS ! Je reçois toujours tout en retard ! Enfin, je dis ça mais y a quand même des exceptions. Par exemple, mes exemplaires de Nintendo Power Magazine, je les reçois le bon mois. Celui d’octobre 1998, je l’ai bien reçu en octobre… de l’année 2008 ! C*NNARD ! Quand est-ce que vous allez vous décider à bosser correctement ?! J’en ai ras le bol ! Alors, un conseil : vous allez vous magner de faire votre boulot correctement, tas de nulllos, et vous allez me livrer mes colis à la date où ils doivent l’être !

Le Comte Von Blood observait son fils en train de taper à l’ordinateur. Il finit par intervenir :
« Archibald, je dois dire que tout ceci me laisse perplexe.
– Ah bon ?
– Oui, voilà deux heures que vous rédigez ce torchon et tout ça juste parce que vous souhaitiez pousser un coup de gueule contre le facteur. Très sincèrement, j’ai beaucoup de mal à comprendre l’intérêt de votre démarche…
– Ça ne m’étonne pas, père. Vous êtes si… vieux jeu !
– Certes, mais, dites-moi, vous ne pensez pas que remplir un formulaire pour faire part de votre mécontentement aurait été plus efficace et productif ?
– Mais sûrement moins drôle et puis, c’est franchement relou, je peux pas lire les commentaires que les gens font et personne va aller le partager sur Facebook ou Twitter ! »

Mickaël 

Chair de Goule n° 11 – Une réalité virtuelle un peu trop réelle

Chair de Goule n° 11

En ce moment, on ne cesse de vous répéter à tout va que la VR (ou réalité virtuelle, pour les deux du fond qui ne suivent pas et pour tous ceux qui, avant que j’en parle, s’en fichaient éperdument) est l’avenir du jeu vidéo, comme elle devait déjà l’être il y a de cela vingt ans. À travers cette innovation, l’Homme cherche à rendre l’expérience vidéoludique plus palpable, plus… réaliste. Si cela peut apporter un plus en faisant découvrir de nouvelles sensations jusque là inconnues aux gamers (Coucou Gerbotron 3000), une question reste en suspens : que pourrait-il bien arriver quand de simples pixels deviennent un peu trop tangibles et peuvent s’avérer bien plus dangereux que ce à quoi vous vous attendiez ? Comment dès lors s’en sortir quand vous êtes confronté à :

Une réalité virtuelle un peu trop réelle.

Je pensais que devenir journaliste jeux vidéo serait une véritable aubaine. Pass presse pour les conventions, goodies à foison, jeux à tester en avant-première, possibilité de recevoir des pots de vin de la part des plus gros éditeurs et j’en passe, tout cela me faisait dire que décidément ce métier valait vraiment le coup que je m’y consacre corps et âme. Malheureusement pour moi, cela m’a rapporté plus d’emm*rdes que de fric. La dernière en date va, je crois, vous étonner et ce, à plus d’un titre.

Au préalable et que les choses soient bien claires, je vous l’avoue sans la moindre honte, je suis un pourri, une vraie ordure de la plus belle espèce. Je n’hésite pas une seule seconde à trafiquer mes tests dès que la somme sur le chèque qu’on me propose est assez importante. Je suis un p*tain de marouflard qui n’hésite pas à récupérer gratis tout ce qu’il peut et à pourrir la réputation de la concurrence de la manière la plus éhontée qui soit mais, malgré tout cela, je ne pense pas avoir mérité ce qui m’est tombé sur le coin de la gueule… enfin, pas totalement.

Je me souviens que tout a commencé lors de ma visite des bureaux de Vextrom (Une petite entreprise qui s’était lancée dans le marché de la réalité virtuelle mais qui avait dû retarder le lancement de leur produit phare, le Vextrom 5000, suite à quelques problèmes lors des phases de test) afin d’interviewer le PDG de la boîte, Victor Mathcraft. Bien évidemment, j’en ai profité pour récupérer (« Récupérer » : mot poli pour éviter de dire qu’on a volé un truc en lousdé comme un fieffé enfoiré) un prototype ni vu, ni connu, histoire d’avoir une exclue à mettre sur mon site qui n’allait pas très fort à ce moment-là. Sachant que personne n’avait réussi à obtenir la moindre photo, je touchais le jackpot : clichés, test, possibilité de faire des lives si le machin fonctionnait correctement et tout le toutim.

Je dois dire qu’une fois arrivé chez moi, l’excitation était à son comble. J’ai beau être journaliste, je n’en demeure pas moins gamer, avant tout. Je m’étais dépêché d’activer le Vextrom 5000 et l’avais revêtu dans la seconde qui suivait. Avant de pouvoir faire quoi que ce soit, j’avais dû effectuer quelques réglages et répondre à une question pour le moins étrange mais qui, je le pensais, avait plus une valeur symbolique qu’autre chose :

« Souhaitez-vous relier votre esprit au casque ? (Cela vous permettra d’éprouver absolument toutes les sensations que votre personnage ressentira tout au long du jeu et de vivre la plus unique des expériences vidéoludiques)
– Euh… Okay… »

Je choisis de tester, en premier, « Medieval Fantasy VII : Legend of the 13 Chaos Crystals », un RPG dans la veine de Skyrim. Une fois passé le tuto, je choisis de partir faire une petite quête secondaire bien pépère. Tandis que j’avançais vers ma destination, un donjon paumé au milieu d’une forêt, je me rendis compte que mon personnage avait faim et, bizarrement, moi aussi. Je décidai de remédier à ce petit problème en mangeant un bout. Je pouvais alors sentir le goût du pain dans ma bouche et la sensation de fringale qui s’estompait petit à petit. Les choses ne s’arrêtèrent pas là. Ainsi, un peu plus tard, lorsqu’il trébucha sur un caillou et se blessa au bras gauche, je ressentis la douleur à l’endroit même où il s’était fait mal. Pire encore, une écorchure y apparut comme par enchantement. C’est alors que je compris que j’avais fait une énorme connerie qui allait me coûter cher. Je m’apprêtais à tout arrêter lorsqu’une espèce d’orc dégueulasse surgit de derrière un pin et m’attaqua. Je n’eus pas vraiment le temps de réagir. Alors que je venais à peine de dégainer mon épée, il trancha dans le vif du sujet. Ma tête fit un vol plané à travers les arbres tandis que, dans le monde réel, elle prit le même chemin et mon corps s’effondra sans vie.

Et là, vous vous posez une question parfaitement justifiée : Comme peut-il s’adresser à nous alors qu’il est, à moins de pouvoir survivre en étant décapité, mort ? La réponse est simple : Vous vous souvenez de la question posée quand j’ai allumé le Vextrom 5000 ? Eh bien, elle n’avait rien de symbolique ! Mon esprit est bel et bien relié au casque et je suis coincé à jamais dans cette sal*p*rie de jeu !

Mickaël

Le manga de trop ?

« Je peux savoir ce que t’es en train de lire ?! »

La question détonna dans ma chambre comme un coup de fusil au milieu d’un champ un matin d’hiver. Je dois vous avouer qu’elle ne manqua pas de m’étonner car c’était bien la première fois que mon père s’intéressait à mes lectures. À ce moment précis, je ne sus pas trop si je devais m’en enthousiasmer ou m’en inquiéter. Il faut dire qu’il n’est pas la personne la plus ouverte d’esprit du monde. Pour preuve, le convaincre de me laisser bouquiner des manga avait été un véritable tour de force. Après quelques secondes d’hésitation et alors que je m’apprêtais à lui répondre, il m’arracha le volume que je tenais entre les mains. Il observa la couverture, lut le synopsis au dos puis devint blême avant de s’exclamer :

« Je le savais ! Dès que je ne suis pas là pour te surveiller, tu te mets à acheter n’importe quoi ! Mais là, la coupe est pleine ! »

Je n’eus pas vraiment le temps de répliquer quoi que ce soit. En l’espace de quelques minutes, il avait fait l’aller-retour entre le garage et ma chambre et se mit à balancer pêle-mêle mes manga, mes dvd et blu-ray d’anime, mes figurines ou encore mes peluches dans un grand carton, sans que j’aie le moindre mot à dire. Pendant ce temps-là, je l’entendais parler dans sa barbe. Je n’ai pu saisir que quelques bribes de phrases : « un vrai scandale », « une honte pour la famille », « Et puis quoi encore ?! » et j’en passe. En moins de cinq minutes, c’était plié. Je me retrouvais alors assis sur mon lit à me demander ce qui avait bien pu se passer.

Quelques heures plus tard, ma mère revint et me trouva dans cet état. Je lui expliquai alors ce qui s’était passé. Il ne fallut pas attendre bien longtemps avant qu’elle ne voie rouge et décide d’aller voir mon père dans son bureau afin d’avoir une très longue discussion avec lui. Je la suivis discrètement et, après qu’elle ait claqué la porte bien comme il faut pour que mon père lui accorde toute son attention, je me mis à les écouter. Oui, je sais que ça ne se fait pas, que ce n’est pas convenable mais franchement, les convenances, pour le coup, je m’en cognais allègrement :

« Non mais tu te rends compte ?!
– Tu ne crois pas que tu exagères un tout petit peu ?
– Pas du tout ! Il faut éradiquer le mal avant que ça ne dégénère.
– C’est bien ce que je dis, tu es en train d’en faire des tonnes. Tu as embarqué la moitié du contenu de sa chambre sans même faire attention à ce que tu prenais et puis, je t’avouerais très franchement que rien de ce que j’aperçois là-dedans ne me parait bien méchant.
– Comme d’habitude, tu ne vois rien ou plutôt tu ne veux rien voir. Mais laisse-moi te dire une chose, ça commence comme ça et bientôt, il va nous ramener des zigotos qui vont se rouler des patins dans toute la baraque ! »

C’est alors que ma mère se mit méchamment en pétard, chose assez inhabituelle pour elle, je dois l’avouer :

« Cassius Aldebert McFinn, sombre crétin ! Veux-tu bien fermer le trou béant qui te sert de bouche au lieu de débiter autant de conneries ?!
– Pardon ?!
– Tu m’as très bien comprise ! J’ai honte de toi ! Depuis quand l’homme que j’ai épousé est-il devenu un vieux con aussi réfractaire ?!
– Mais ma nounoute…
– Il n’y a pas de mais ! Tu vas me faire le plaisir d’aller tout remettre à sa place et de présenter tes excuses à ton fils ! Le pauvre gosse est bouleversé !
– D’accord, ma chérie.
– Et tu sais quoi ?! Tu vas lui acheter l’intégrale de l’anime que tu as refusé de lui offrir pour Noël ainsi que ce coussin mochi qu’il rêve d’acquérir depuis pas mal de temps, histoire de prouver ta bonne foi !
– Mais ça va me coûter un bras…
– Je m’en cogne ! Et laisse-moi te dire que ton fils pourrait bien inviter des copains pour organiser une p… »

Woh ! Woh ! Woh ! On va s’arrêter là ! La vache ! J’avais jamais entendu ma mère être aussi grossière. Une fois la conversation achevée, mon père s’exécuta immédiatement et me fit ses plus plates excuses en m’expliquant qu’il ne recommencerait plus jamais.

Toujours est-il que j’ai beau me creuser la tête et réfléchir à ce qu’il s’est passé, c’est à n’y rien comprendre. Sans déconner, dans ma collection, j’ai, entre autres, du yaoi, du bishônen, du yuri ou encore du seinen bien gore et monsieur n’a jamais rien trouvé à redire et le jour où je décide de commencer un nouveau shôjo qui traite d’abnégation et de résilience, il pète littéralement un câble parce que ça parle de ballet et que la couverture est rose ! Les parents, je vous jure !

 

Mickaël