Comic Trip – Le LIT qui TUE !

 

Parfois, je me dis que ne pas répondre aux textos de mon meilleur ami pourrait m’éviter un paquet d’embrouilles plus ou moins délirantes. L’histoire que je m’apprête à vous raconter a commencé avec un simple SMS :

« Urgent ! T’attends au 50 Berkeley Avenue ! Viens seul ! James.»

La première pensée qui me traversa l’esprit fut un magnifique « Et merde ! ». Il faut dire que James Bruckner, alias Jimbo, avait la sale habitude de se fourrer dans des situations pas possibles et de m’y entraîner avec lui. Je décidai, tout de même, de me rendre à l’adresse qu’il m’avait donnée. Il s’agissait d’une maison en ruine. Alors que je le rejoignais dans le jardin, il s’adressa à moi :

« T’as mis le temps pour venir Franky ! T’étais où ?
– À l’épicerie pour acheter du désodorisant et un briquet pour ma mère, répondis-je en désignant la poche en plastique que j’avais à la main.
– Parce que monsieur continue de faire les courses pour sa petite maman comme quand il avait 10 piges, c’est-y pas mignon ?
– Venant de la part du mec qui, chaque jour, attend le marchand de glaces comme le messie, ça me fait doucement rigoler.
– Hé ! Ça c’est un coup bas !
– S’tu le dis. Bon, pourquoi tu m’as fait venir devant ce taudis ?
– J’ai besoin de ton aide !
– Ah ? Et tu en as besoin pour ?
– Vérifier si une creepypasta que j’ai trouvée sur le net est véridique ou pas, tout simplement.
– Non mais c’est pas vrai Jimbo ! Tu crois que j’ai vraiment du temps à consacrer à ce genre de c*nneries ?! Tu m’excuseras mais j’me tire !

Alors que je commençais à partir, James me retint par le bras :
« Allez Franky, prends au moins le temps de m’écouter.
– Je sens que je vais le regretter… Vas-y, explique ton truc. Par contre, je te préviens direct, je veux la version abrégée !
– Okay. Alors, d’après ce que j’ai pu lire, la baraque a autrefois appartenu à une vieille peau aigrie qui pourrissait la vie de sa femme de chambre. Un jour, alors qu’elle l’avait forcée à refaire près de vingt fois le même plumard parce qu’il n’était pas assez au carré, la pauvre bonniche péta un plomb et assassina son employeuse en lui explosant le crâne avec un chandelier qui traînait là. Depuis, on raconte que la chambre où elle est morte serait hantée. J’aimerais donc…
– … vérifier si c’est vrai. Bon, j’imagine que j’ai pas vraiment le choix et que je vais devoir t’accompagner pour éviter que tu fasses trop de conneries. On entre, on vérifie que toute cette histoire c’est des foutaises et on se barre.
– Pas tout de suite !
– Et pourquoi donc ?
– Parce que J’ai déjà envoyé Gerald à l’intérieur. Il devrait plus trop tarder à revenir pour nous dire si c’est safe.
– Gerald… Attends ! Ne me dis pas que t’as envoyé Gerald Ferguson en éclaireur dans cette bicoque !
– Ben si, pourquoi ?
– Ce type est complètement neuneu, voilà pourquoi !
– Mais non, t’exagères ! Il est pas si…
– Moi, j’exagère ?! Nom de Dieu, Jimbo, ce type est à la débilité profonde ce que Margie est à la nymphomanie : un parfait représentant !
– Parle pas de ma grande sœur comme ça ou je te casse la gueule ! s’exclama James en m’attrapant par le col de ma chemise.
– Toi, James Bruckner, 62 kilos tout mouillé, 1m67 les bras levés, tu comptes me casser la gueule ? lui demandai-je.
– Bien sûr que oui ! Tu vas voir, je vais te casser en deux et puis, après… »

Je ne laissai pas à James le temps de finir sa phrase et lui assenai une légère pichenette entre les deux yeux à l’aide de la chevalière que mon père m’avait offert pour mes vingt ans, histoire de lui calmer un peu les nerfs. Il porta immédiatement ses deux mains à l’endroit où je l’avais frappé :

« B*rdel mais ça fait mal !
– Bon sang, Jimbo, mais ouvre les yeux ! Tout le patelin sait très bien que ta frangine a eu plus de mecs en quatre années de fac que n’importe quelle bonne femme du coin en l’espace de deux siècles et ça fait déjà un bail que tout le monde considère Gerald Ferguson comme l’idiot du village ! Le type est débile au point de pas faire la différence entre une lampe torche et un p*tain de cornet de glace ! Sans déconner, il te faut quoi de plus pour voir la vérité en face ?! »

Au moment de finir ma petite gueulante, un hurlement provint de l’intérieur de la maison. Nous fonçâmes alors jusqu’à la source du cri. Il s’agissait d’une grande chambre située au premier étage. La plupart des meubles qui la composaient étaient couverts de draps, à l’exception du lit qui trônait fièrement au milieu. Ce dernier était imbibé de sang. Alors que nous allions pour sortir, la porte se claqua devant nos yeux et se ferma à double tour. Une voix retentit dans la pièce et le lit se mit à bouger de lui-même, laissant entrevoir, entre le matelas et le sommier, une série de dents acérées auxquelles pendaient des lambeaux de chair et la casquette de ce pauvre Gerald.

« Nom de Dieu de b*rdel à c*l ! Dans quel m*rdier tu nous a foutus Jimbo ?! hurlai-je»

Il fallait agir et ce, au plus vite. Pas le temps de faire un plan élaboré. C’est là que l’idée m’est venue. Alors que l’autre saleté s’apprêtait à nous engloutir, je lui grillai la tronche à l’aide d’un lance-flammes improvisé avec la bombe de « Santoubon » et le briquet achetés plus tôt. La chose se mit à hurler. Au même instant, la porte se rouvrit derrière nous. Nous n’avons pas demandé notre reste et nous nous sommes dépêchés de sortir de la baraque qui commençait à flamber du sol au plafond. À peine avions-nous passé le portillon menant au jardin que nous fumes projetés en avant par une explosion qui désintégra intégralement la maison. En se relevant, James s’exclama, juste avant d’éclater de rire :

« La vache ! On peut dire que c’est le genre de désodorisant qui se contente pas juste d’éliminer les mauvaises odeurs !»

À ce moment précis, je me demandai ce qui me consternait le plus : la nullité abyssale de la blague de James, le fait qu’il occulte totalement la mort de Gerald ou bien le spectacle désolant du cratère béant qu’était devenu le 50 Berkeley Avenue.

 

Mickaël


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Un Noël hyperconnecté (ou pas…)

La neige tombait en lourds flocons sur le toit d’un immense chalet en bois situé au fin fond de la Laponie. Un vieux bonhomme bedonnant, tout de rouge vêtu (Est-il besoin de préciser de qui il s’agit ?), était assis devant un immense bureau en merisier couvert de décorations diverses et variées et sur lequel était posé un immense ordinateur aux couleurs criardes. Lunettes rondes sur le nez, il se grattait la tête, ne sachant pas trop quoi faire avec la machine qui trônait devant ses yeux. Il finit par demander :

« Euh… Vous êtes sûrs de votre coup, les gars ? s’adressant à une assemblée de petits êtres qui lui faisaient face.
– Mais oui, patron. Vous nous avez bien dit qu’il était grand temps de moderniser la boîte et que vous en aviez marre de passer pour un ringard auprès des autres êtres merveilleux, non ? lui répondit un lutin se tenant à ses côtés.
– Je sais bien Norbert, mais je pensais plutôt à, je ne sais pas moi, un moyen de livraison plus efficace, par exemple. Non parce qu’il faut dire que les petits pères, ils commencent à sérieusement accuser le coup, surtout ce pauvre Rudolph. C’est qu’il est plus tout jeune, l’animal !
– C’est pas faux… Malheureusement, le département recherche et développement est toujours en train de bosser dessus et ils ont rien trouvé de vraiment satisfaisant pour le moment. En attendant, on s’est dit que ce serait une bonne idée de numériser votre liste sur le cloud et de vous inscrire sur les réseaux sociaux.
– Oh ! oh ! oh ! Je t’avouerais que toutes ces nouvelles technologies me dépassent.
– Justement, il va falloir vous y habituer. J’ai donc décidé de vous donner un ou deux petits cours. On va déjà commencer par l’essentiel : la communication. Allez sur l’onglet favori. C’est le petit sapin.
– Alors… Je clique dessus… Y a une liste qui apparaît…
– Allez sur la première ligne, il doit s’agir d’un raccourci pour…
– Lutins et fées en chaleur, l’interrompit le Père Noël.»

Norbert se précipita alors sur la souris, l’arrachant des mains de son patron, et se dépêcha de faire disparaître le lien de la honte. Il jeta un regard furieux à tous ses collègues présents dans la salle qui rougirent de concert. Il siffla entre ses dents « J’avais dit pas sur l’ordi du boss ! Vous êtes cons ou bien ? ». Il se retourna vers son patron :

« Il s’agit d’une regrettable erreur, monsieur.
– D’accord… C’est un peu gênant, tout de même.
– Et si nous passions à autre chose, voulez-vous ?
– Bonne idée !
– Vous cliquez donc sur le premier lien qui apparaît. Il va vous permettre d’accéder rapidement à un site qui vous servira à rester en contact avec vos fans ainsi qu’avec d’autres personnages fantastiques comme Jack Frost…
– Ça m’étonne pas que le gamin soit inscrit sur ce machin. Ça fait longtemps que je lui ai pas parlé, d’ailleurs. Au fait, dis-moi, il est toujours en couple avec la petite Elsa ? J’ai entendu dire qu’il y avait du mariage dans l’air.
– Moi aussi ! Figurez-vous, que Philomène, notre nouvelle stagiaire, m’a dit que Gertrude de la compta lui avait rapporté que Betsy, vous savez la blonde qui bosse au courrier, a eu vent d’un envoi imminent de faire-parts. »

La conversation sembla durer une éternité. Au final, Norbert n’expliqua rien au Père Noël sur la manière dont pouvaient bien fonctionner les réseaux sociaux. Alors qu’ils échangeaient sur le possible divorce du lapin de Pâques, l’ordinateur émit un bruit strident.

« Qu’est-ce que c’est que ce boucan ?!
– On nous pirate, patron ! s’exclama Norbert. »

Ce dernier s’empara dans la seconde du clavier et commença à taper à toute vitesse dessus.

« Un espèce de petit saligaud essaye de récupérer votre liste, sûrement pour la revendre au plus offrant ! »

Au bout de quelques instants, Norbert s’arrêta, soulagé d’avoir réussi à endiguer la menace. Le Père Noël dit alors :

« Bon mes petits gars, je crois que je vais en rester à mes bonnes vieilles habitudes. Ça vaudra mieux pour tout le monde.
– Si vous le dites patron…
– Bon, c’est pas le tout mais je dois aller voir maman, elle voudrait apporter un peu de nouveauté à mon costume.
– Vous lui passerez le bonjour de ma part. »

Dès qu’il fut sorti de la pièce, des murmures s’élevèrent dans l’assemblée des lutins réunis dans le bureau du Père Noël, on pouvait entendre ça et là : « Il nous fait le coup chaque année ! », « Vous vous souvenez du minitel ? », « Et puis le portable, vous vous rappelez l’épreuve que ça a été de réussir à le convaincre d’en avoir un ? », « M’en parle pas »… Norbert finit par soupirer :

« Bon ben les mecs, je crois pas que ce sera encore cette année qu’on se modernisera. On tentera de nouveau le coup l’année prochaine. »

Il sortit un calepin d’une poche de son pantalon et nota : 53ème tentative : ratée.

 

Mickaël

Comment déclencher une SHITSTORM

 

Vladimir Kroloc aka TheGreatCountVlad, bloggueur professionnel (selon lui), et vidéaste amateur (Même si la piètre qualité de ses vidéos pousserait toute personne sensée à dire qu’à ce niveau de nullité, parler d’amateurisme reviendrait à insulter toute personne se disant amateure), prenait le thé avec son cousin, Archibald Perceval Von Blood aka PetitVampyrDu666, et son oncle, le comte Edmund Von Blood. Alors que ce dernier posait sa tasse sur la table qui lui faisait face, il s’adressa à son neveu :

« Dites-moi, Vladimir, avez-vous pensé à travailler votre pouvoir de persuasion comme je vous en avais fait la requête la semaine passée ? Archibald est déjà passé, avec plus ou moins de succès, aux exercices de métamorphoses et il ne faudrait pas que vous soyez à la traîne.
– À ce propos, père, vous ne croyez pas que j’ai assez d’expérience pour pouvoir me passer de ces sessions d’entraînement familiaux ? demanda PetitVampyrDu666.
– Tututut ! Jeune homme, ce n’est point à vous que je m’adressais mais à votre cousin donc je vous prierai de bien vouloir garder vos jérémiades pour vous.
– Veuillez m’excuser…
– Il est assez amusant de constater que, dans votre cas, une « requête » a plus souvent nature d’ordre que de demande, fit remarquer Vladimir.
– Ne jouez pas sur les mots, voulez-vous. Avez-vous, oui ou non, fait ce que je vous ai demandé ?
– Oui, oncle Edmund, je l’ai fait et je pense même avoir dépassé vos espérances.
– Et puis-je savoir en quoi les avez-vous surpassées ?
– En faisant preuve d’imagination et en employant la technologie !
– Vous m’intriguez, jeune homme. Montrez-moi cela. Archibald, vous devriez venir avec nous, cela pourrait s’avérer fort instructif.
– Si vous le dites, père, souffla PetitVampyrDu666. »

Tandis qu’Archibald trainait des pieds, Vladimir conduisit son oncle dans la chambre d’ami où on l’avait installé puis lui montra, sur son ordinateur, une série de vidéos où il expliquait par le menu pourquoi ses viewers devaient faire telle ou telle chose en usant et abusant allègrement de l’hypnose vampirique. Il expliqua, au passage, qu’il se servait également des réseaux sociaux pour lancer des shitstorms ou pour démolir la réputation des personnes qu’il n’appréciait pas. Fier de son travail, il dit :

« Regardez ça, lorsque je leur dis de basher tel film, ils le font ! Quand je leur dis d’insulter telle youtubeuse beauté, ils le font ! Vous pouvez donc constater que mon pouvoir de persuasion, sans conteste, est sans frontières !
– Pas encore ! lui répliqua le comte.
– Que voulez-vous dire ?
– Jeune homme, la seule chose que vous venez de me prouver est votre totale immaturité ! Votre emploi d’une telle puissance est dangereux. Je vous demanderai donc de fermer instamment votre chaîne YouMotion.
– YouTube, oncle Edmund.
– Peu m’importe !
– Mais mon oncle, je vous assure que…
– Ne discutez pas ! Et puisque vous avez agi sans réfléchir, je vous prive de vos pouvoirs persuasifs pour un bon mois.
– Je t’avais bien dit que ça passerait pas, pouffa Archibald.
– Parce que vous étiez au courant, jeune homme ? Eh bien, ce sera le même tarif pour vous !
– Mais c’est dégueulasse !
– Pardon ?!
– Non, rien. Je comprends, père…
– J’espère bien ! Maintenant, retournons au salon avant que le thé ne refroidisse. J’ai horreur de ça ! »

Trois jours plus tard :

Alors que TheGreatCountVlad était en train d’affronter son cousin à Mario Kart 8, le comte entra précipitamment dans sa chambre et s’exclama :

« Vladimir ! Auriez-vous la bonté de m’expliquer ce que signifie cet attroupement d’ados pré-pubères, munis de torches et de fourches, qui sont en train de beugler devant les portes du château en levant leurs majeurs vers le ciel ?!
– On appelle ça des doigts d’honneur, père, intervint Archibald.
– Que voulez-vous que ça me fasse que ce geste ait un nom ?! Tout ce que je veux savoir c’est qui sont ces morveux prêts à tout faire cramer !
– Ah, ça… Je crois bien que ça doit être mes abonnés. Il semblerait bien qu’ils n’aient pas apprécié le fait que vous me fassiez fermer ma chaîne, expliqua Vladimir.
– Et donc, le seul moyen qu’ils ont trouvé pour la faire rouvrir, c’est de tenter d’incendier notre maison !?
– Il semblerait bien que oui.
– Pour l’amour du comte Dracula, c’est tout bonnement hallucinant ! Écoutez-moi bien, vous allez me trouver fissa une solution pour les faire débarrasser le plancher ou je peux vous assurer que ça va chier !
– Mon oncle, veuillez surveiller votre langage, je vous prie. Je m’en occupe. »

Bien vite le brouhaha de l’hystérie collective qui emplissait le château diminua petit à petit jusqu’à ne plus être qu’un murmure. Archibald revint alors dans sa chambre :

« Eh bien, on peut dire que vous avez su vous montrer efficace, s’étonna le comte.
– Pourquoi ? Doutiez-vous de ma capacité à les faire se disperser ?
– Je dois vous avouer que oui. N’ayant plus votre pouvoir, la tâche semblait peu aisée. Ce qui m’amène à vous demander : comment avez-vous réussi à les convaincre de déguerpir aussi vite ?
– Je leur ai tout simplement dit que s’ils ne fichaient pas le camp dans la minute, vous alliez contacter leurs parents afin de les obliger à résilier leurs contrats internet. Il a fallu moins de trente secondes pour qu’ils dégagent tous. Comme quoi, pas besoin de pouvoirs pour convaincre quelqu’un de faire ce qu’on veut. Suffit de taper là où ça fait mal. »

Mickaël

Pourquoi être un vampire ça CRAINT, en 7 points

Salut tout le monde, ici PetitVampyrDu666. Aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi c’est vraiment tout pourri d’être un vampire. N’usez pas de suite vos doigts sur vos claviers car je vous vois déjà venir « Ouais mais tu racontes n’importe quoi, c’est trop cool comme truc ! Tu peux dormir toute la journée et puis les gonzesses craquent à fond sur toi ! ». Premièrement, dois-je vous rappeler que si on pionce pendant qu’il fait jour, c’est pas vraiment par choix mais tout simplement parce qu’on a pas envie de cramer comme des torches et de finir en cendres ! D’ailleurs, en parlant de ça, c’est ultra chaud pour faire les courses. À part en hiver où c’est super pratique parce qu’il fait nuit à 17h30, le reste de l’année t’es tintin ! Deuxièmement, non, tout simplement non. Si t’étais moche et sans le moindre charisme avant de devenir un être de la nuit, en devenir un n’améliorera pas tes chances de sortir avec un fille et puis, sans rire, vous êtes vraiment des gros dégoûtants qui pensez qu’à ça. Pour en revenir au sujet de mon billet du jour, voici les 7 raisons qui font que c’est bien moisi d’être un vampire :

Raison n° 7 : Boire du sang. J’imagine que vous vous demandez pourquoi je déteste ça. Mais tout simplement parce que le goût est absolument dégueulasse ! À chaque fois que j’en avale un verre, j’ai l’impression d’ingurgiter une espèce de jus de tomates concentré aromatisé à la limaille de fer ! Et puis, ça colle et ça tache. J’ai bousillé un nombre incalculable de t-shirts avec cette saleté !

Raison n° 6 : Le respect des traditions. D’autant plus qui y en a qui sont vachement gratinées ! Déjà, je vous passe le délire de tata Carmilla sur le sang de vierges mais pour le reste, accrochez-vous à vos chaussettes. Déjà le port de la cape est obligatoire et, franchement, le seul truc que j’ai réussi à faire avec, c’est me casser la figure dans les escaliers. Ensuite, si à l’extérieur tu veux te déplacer, en chauve-souris, tu dois te transformer. Mais quelle idée pourrie ! Tu te fais courser par de plus gros prédateurs et en plus, tu te mets à bouffer des insectes ! Immonde !!! Y a aussi ce délire avec les bals que j’ai pas bien pigé… Je dois dire que j’aime pas trop les bals de vampires. Y a que de la musique classique et en plus y a tous les vieux qui nous bassinent avec leurs anecdotes. Heureusement, c’est l’occasion de revoir les cousins et ça, c’est vachement cool !

Raison n° 5 : Les chasseurs de vampires. Alors eux, ils sont particulièrement cons ! En fait, je les aime plutôt bien. Ils sont rigolos à faire n’importe quoi et à courir partout dans la baraque pour trouver où on est caché. D’autant plus qu’ils se trompent toujours de château ! Après, je dois dire qu’ils sont quand même bien relous à vouloir nous faire la peau à la moindre occasion. D’autant plus qu’on a arrêté de toucher aux humains depuis le XVIIIe siècle. Les gars, il faudrait arrêter de déconner trente secondes et penser à changer de métier.

Raison n° 4 : Le château. C’est sûr que de loin, ça a de la gueule mais, bon sang, qu’est-ce qui gèle là-dedans. En plus, il est paumé au fin fond des montagnes de Transylvanie et je peux vous assurer que rentrer des courses à pied dans le froid en se cognent 30 bornes de chemins sinueux, c’est pas la fête à la maison !

Raison n° 3 : L’immortalité. Devenir immortel à l’âge de 12 ans et, ainsi, se faire traiter comme un morveux pour l’éternité… Mais quelle idée de m*rde !

Raison n° 2 : Les horaires. J’en ai déjà parlé mais avec cette histoire de roupiller toute la journée et vivre la nuit, avoir Final Fantasy XV, le blu-ray du nouveau Ghibli ou le dernier tome de One Punch Man le jour j, c’est pas gagné ! Je dirais même que tu l’as dans l’os et profond ! Et d’ailleurs, en parlant de ça…

Raison n° 1 : La poste. Alors, bien évidemment, si tu peux pas acheter des trucs en magasin, le mieux, c’est de les commander sur internet et te les faire livrer à domicile. Sauf que la poste transylvanienne est nullissime ! Ça fait six ans que j’ai commandé mon Pokémon Lune et je l’attends toujours ! SIX ANS ! Je reçois toujours tout en retard ! Enfin, je dis ça mais y a quand même des exceptions. Par exemple, mes exemplaires de Nintendo Power Magazine, je les reçois le bon mois. Celui d’octobre 1998, je l’ai bien reçu en octobre… de l’année 2008 ! C*NNARD ! Quand est-ce que vous allez vous décider à bosser correctement ?! J’en ai ras le bol ! Alors, un conseil : vous allez vous magner de faire votre boulot correctement, tas de nulllos, et vous allez me livrer mes colis à la date où ils doivent l’être !

Le Comte Von Blood observait son fils en train de taper à l’ordinateur. Il finit par intervenir :
« Archibald, je dois dire que tout ceci me laisse perplexe.
– Ah bon ?
– Oui, voilà deux heures que vous rédigez ce torchon et tout ça juste parce que vous souhaitiez pousser un coup de gueule contre le facteur. Très sincèrement, j’ai beaucoup de mal à comprendre l’intérêt de votre démarche…
– Ça ne m’étonne pas, père. Vous êtes si… vieux jeu !
– Certes, mais, dites-moi, vous ne pensez pas que remplir un formulaire pour faire part de votre mécontentement aurait été plus efficace et productif ?
– Mais sûrement moins drôle et puis, c’est franchement relou, je peux pas lire les commentaires que les gens font et personne va aller le partager sur Facebook ou Twitter ! »

Mickaël 

Chair de Goule n° 11 – Une réalité virtuelle un peu trop réelle

Chair de Goule n° 11

En ce moment, on ne cesse de vous répéter à tout va que la VR (ou réalité virtuelle, pour les deux du fond qui ne suivent pas et pour tous ceux qui, avant que j’en parle, s’en fichaient éperdument) est l’avenir du jeu vidéo, comme elle devait déjà l’être il y a de cela vingt ans. À travers cette innovation, l’Homme cherche à rendre l’expérience vidéoludique plus palpable, plus… réaliste. Si cela peut apporter un plus en faisant découvrir de nouvelles sensations jusque là inconnues aux gamers (Coucou Gerbotron 3000), une question reste en suspens : que pourrait-il bien arriver quand de simples pixels deviennent un peu trop tangibles et peuvent s’avérer bien plus dangereux que ce à quoi vous vous attendiez ? Comment dès lors s’en sortir quand vous êtes confronté à :

Une réalité virtuelle un peu trop réelle.

Je pensais que devenir journaliste jeux vidéo serait une véritable aubaine. Pass presse pour les conventions, goodies à foison, jeux à tester en avant-première, possibilité de recevoir des pots de vin de la part des plus gros éditeurs et j’en passe, tout cela me faisait dire que décidément ce métier valait vraiment le coup que je m’y consacre corps et âme. Malheureusement pour moi, cela m’a rapporté plus d’emm*rdes que de fric. La dernière en date va, je crois, vous étonner et ce, à plus d’un titre.

Au préalable et que les choses soient bien claires, je vous l’avoue sans la moindre honte, je suis un pourri, une vraie ordure de la plus belle espèce. Je n’hésite pas une seule seconde à trafiquer mes tests dès que la somme sur le chèque qu’on me propose est assez importante. Je suis un p*tain de marouflard qui n’hésite pas à récupérer gratis tout ce qu’il peut et à pourrir la réputation de la concurrence de la manière la plus éhontée qui soit mais, malgré tout cela, je ne pense pas avoir mérité ce qui m’est tombé sur le coin de la gueule… enfin, pas totalement.

Je me souviens que tout a commencé lors de ma visite des bureaux de Vextrom (Une petite entreprise qui s’était lancée dans le marché de la réalité virtuelle mais qui avait dû retarder le lancement de leur produit phare, le Vextrom 5000, suite à quelques problèmes lors des phases de test) afin d’interviewer le PDG de la boîte, Victor Mathcraft. Bien évidemment, j’en ai profité pour récupérer (« Récupérer » : mot poli pour éviter de dire qu’on a volé un truc en lousdé comme un fieffé enfoiré) un prototype ni vu, ni connu, histoire d’avoir une exclue à mettre sur mon site qui n’allait pas très fort à ce moment-là. Sachant que personne n’avait réussi à obtenir la moindre photo, je touchais le jackpot : clichés, test, possibilité de faire des lives si le machin fonctionnait correctement et tout le toutim.

Je dois dire qu’une fois arrivé chez moi, l’excitation était à son comble. J’ai beau être journaliste, je n’en demeure pas moins gamer, avant tout. Je m’étais dépêché d’activer le Vextrom 5000 et l’avais revêtu dans la seconde qui suivait. Avant de pouvoir faire quoi que ce soit, j’avais dû effectuer quelques réglages et répondre à une question pour le moins étrange mais qui, je le pensais, avait plus une valeur symbolique qu’autre chose :

« Souhaitez-vous relier votre esprit au casque ? (Cela vous permettra d’éprouver absolument toutes les sensations que votre personnage ressentira tout au long du jeu et de vivre la plus unique des expériences vidéoludiques)
– Euh… Okay… »

Je choisis de tester, en premier, « Medieval Fantasy VII : Legend of the 13 Chaos Crystals », un RPG dans la veine de Skyrim. Une fois passé le tuto, je choisis de partir faire une petite quête secondaire bien pépère. Tandis que j’avançais vers ma destination, un donjon paumé au milieu d’une forêt, je me rendis compte que mon personnage avait faim et, bizarrement, moi aussi. Je décidai de remédier à ce petit problème en mangeant un bout. Je pouvais alors sentir le goût du pain dans ma bouche et la sensation de fringale qui s’estompait petit à petit. Les choses ne s’arrêtèrent pas là. Ainsi, un peu plus tard, lorsqu’il trébucha sur un caillou et se blessa au bras gauche, je ressentis la douleur à l’endroit même où il s’était fait mal. Pire encore, une écorchure y apparut comme par enchantement. C’est alors que je compris que j’avais fait une énorme connerie qui allait me coûter cher. Je m’apprêtais à tout arrêter lorsqu’une espèce d’orc dégueulasse surgit de derrière un pin et m’attaqua. Je n’eus pas vraiment le temps de réagir. Alors que je venais à peine de dégainer mon épée, il trancha dans le vif du sujet. Ma tête fit un vol plané à travers les arbres tandis que, dans le monde réel, elle prit le même chemin et mon corps s’effondra sans vie.

Et là, vous vous posez une question parfaitement justifiée : Comme peut-il s’adresser à nous alors qu’il est, à moins de pouvoir survivre en étant décapité, mort ? La réponse est simple : Vous vous souvenez de la question posée quand j’ai allumé le Vextrom 5000 ? Eh bien, elle n’avait rien de symbolique ! Mon esprit est bel et bien relié au casque et je suis coincé à jamais dans cette sal*p*rie de jeu !

Mickaël

Le manga de trop ?

« Je peux savoir ce que t’es en train de lire ?! »

La question détonna dans ma chambre comme un coup de fusil au milieu d’un champ un matin d’hiver. Je dois vous avouer qu’elle ne manqua pas de m’étonner car c’était bien la première fois que mon père s’intéressait à mes lectures. À ce moment précis, je ne sus pas trop si je devais m’en enthousiasmer ou m’en inquiéter. Il faut dire qu’il n’est pas la personne la plus ouverte d’esprit du monde. Pour preuve, le convaincre de me laisser bouquiner des manga avait été un véritable tour de force. Après quelques secondes d’hésitation et alors que je m’apprêtais à lui répondre, il m’arracha le volume que je tenais entre les mains. Il observa la couverture, lut le synopsis au dos puis devint blême avant de s’exclamer :

« Je le savais ! Dès que je ne suis pas là pour te surveiller, tu te mets à acheter n’importe quoi ! Mais là, la coupe est pleine ! »

Je n’eus pas vraiment le temps de répliquer quoi que ce soit. En l’espace de quelques minutes, il avait fait l’aller-retour entre le garage et ma chambre et se mit à balancer pêle-mêle mes manga, mes dvd et blu-ray d’anime, mes figurines ou encore mes peluches dans un grand carton, sans que j’aie le moindre mot à dire. Pendant ce temps-là, je l’entendais parler dans sa barbe. Je n’ai pu saisir que quelques bribes de phrases : « un vrai scandale », « une honte pour la famille », « Et puis quoi encore ?! » et j’en passe. En moins de cinq minutes, c’était plié. Je me retrouvais alors assis sur mon lit à me demander ce qui avait bien pu se passer.

Quelques heures plus tard, ma mère revint et me trouva dans cet état. Je lui expliquai alors ce qui s’était passé. Il ne fallut pas attendre bien longtemps avant qu’elle ne voie rouge et décide d’aller voir mon père dans son bureau afin d’avoir une très longue discussion avec lui. Je la suivis discrètement et, après qu’elle ait claqué la porte bien comme il faut pour que mon père lui accorde toute son attention, je me mis à les écouter. Oui, je sais que ça ne se fait pas, que ce n’est pas convenable mais franchement, les convenances, pour le coup, je m’en cognais allègrement :

« Non mais tu te rends compte ?!
– Tu ne crois pas que tu exagères un tout petit peu ?
– Pas du tout ! Il faut éradiquer le mal avant que ça ne dégénère.
– C’est bien ce que je dis, tu es en train d’en faire des tonnes. Tu as embarqué la moitié du contenu de sa chambre sans même faire attention à ce que tu prenais et puis, je t’avouerais très franchement que rien de ce que j’aperçois là-dedans ne me parait bien méchant.
– Comme d’habitude, tu ne vois rien ou plutôt tu ne veux rien voir. Mais laisse-moi te dire une chose, ça commence comme ça et bientôt, il va nous ramener des zigotos qui vont se rouler des patins dans toute la baraque ! »

C’est alors que ma mère se mit méchamment en pétard, chose assez inhabituelle pour elle, je dois l’avouer :

« Cassius Aldebert McFinn, sombre crétin ! Veux-tu bien fermer le trou béant qui te sert de bouche au lieu de débiter autant de conneries ?!
– Pardon ?!
– Tu m’as très bien comprise ! J’ai honte de toi ! Depuis quand l’homme que j’ai épousé est-il devenu un vieux con aussi réfractaire ?!
– Mais ma nounoute…
– Il n’y a pas de mais ! Tu vas me faire le plaisir d’aller tout remettre à sa place et de présenter tes excuses à ton fils ! Le pauvre gosse est bouleversé !
– D’accord, ma chérie.
– Et tu sais quoi ?! Tu vas lui acheter l’intégrale de l’anime que tu as refusé de lui offrir pour Noël ainsi que ce coussin mochi qu’il rêve d’acquérir depuis pas mal de temps, histoire de prouver ta bonne foi !
– Mais ça va me coûter un bras…
– Je m’en cogne ! Et laisse-moi te dire que ton fils pourrait bien inviter des copains pour organiser une p… »

Woh ! Woh ! Woh ! On va s’arrêter là ! La vache ! J’avais jamais entendu ma mère être aussi grossière. Une fois la conversation achevée, mon père s’exécuta immédiatement et me fit ses plus plates excuses en m’expliquant qu’il ne recommencerait plus jamais.

Toujours est-il que j’ai beau me creuser la tête et réfléchir à ce qu’il s’est passé, c’est à n’y rien comprendre. Sans déconner, dans ma collection, j’ai, entre autres, du yaoi, du bishônen, du yuri ou encore du seinen bien gore et monsieur n’a jamais rien trouvé à redire et le jour où je décide de commencer un nouveau shôjo qui traite d’abnégation et de résilience, il pète littéralement un câble parce que ça parle de ballet et que la couverture est rose ! Les parents, je vous jure !

 

Mickaël

ATTENTION !! Le texte qui suit contient des personnages dangereusement maladroits !!

Vous savez ce qu’on dit, on choisit ses amis, pas sa famille. En ce qui me concerne, je suis bien content que ce soit le cas. J’imagine que vous vous demandez pourquoi. Tout simplement parce que je crois bien qu’il n’existe aucun arbre généalogique plus loufoque, tordu et absurde que celui dans lequel j’ai eu la chance de venir me placer. Il faut dire qu’entre un grand frère illusionniste qui, dès qu’il a une idée de tour, le teste et ce, peu importe l’heure ou l’endroit ; une mère scénariste d’une série d’horreur à succès qui passe son temps enfermée à la cave en compagnie de sa vieille machine à écrire ; un père archéologue qui trouve le moyen de se paumer à chacune des expéditions qu’il entreprend et un nombre assez impressionnant d’oncles, de tantes et de cousins plus ou moins éloignés vivant dans des endroits plus ou moins incongrus, on peut dire que je suis servi niveau étrangetés en tout genre. Cette bizarrerie commune nous a, d’ailleurs, amenés à être solidaires les uns envers les autres et je dois admettre que j’adore chaque membre de la dynastie Hilbert. Néanmoins, je dois avouer qu’il y a une personne dans cette joyeuse famille de l’étrange que j’apprécie tout particulièrement. Il s’agit de ma vieille tante Agathe, une petite dame absolument adorable, d’une gentillesse absolue, débordante d’affection, généreuse comme pas deux, cultivée et ouverte d’esprit. Il y a juste un très léger problème la concernant. Elle est un peu… beaucoup… maladivement maladroite. En fait, je crois que ça va beaucoup plus loin que ça. Je pense que je peux affirmer sans la moindre peine que la plupart des choses qu’elle a entrepris de faire se sont quasi-systématiquement toutes soldées par une catastrophe. Vous ne me croyez pas ? Voici quelques exemples qui devraient vous convaincre.

24 mars 1976 : Lors de la première de son émission de cuisine (car oui, cette bonne vieille tatie a été présentatrice télé), elle trouva le moyen d’incendier les bancs où était assis le public en frottant deux couverts en inox l’un contre l’autre. Ce fut la dernière fois qu’un enregistrement eut lieu en direct.

23 décembre 1993 : Afin de célébrer au mieux ma naissance, elle apporta, à la maternité, des pétards surprises remplis de bonbons de sa confection. Le service des urgences ne fut jamais aussi rempli que ce jour-là. Elle est désormais interdite de séjour au CHU de Boismagic-Sur-Hulotte.

23 décembre 2003 : Pour mes dix ans, elle demanda à Nathaniel, mon grand frère, de faire un tour de passe-passe pour faire apparaître mon gâteau d’anniversaire. Il s’est alors dit que ce serait une bonne idée d’y inclure un hélicoptère. Au moment de l’arrivée, le moelleux au chocolat, façonné par ma chère tante pour l’occasion, a foutu le camp juste au-dessus de la maison de notre voisin. Il a traversé la baraque de part en part avant de s’encastrer dans le carrelage du sous-sol, défonçant tout sur son passage et manquant même de tuer le chien du proprio. Si le gros de la catastrophe est dû au frangin, je me dis que ce truc devait être sacrément calorique pour réussir à faire des trous pareils.

7 juillet 2013 : Je venais tout juste de me faire larguer par mon mec lorsqu’elle décida, afin de faire passer mon chagrin d’amour, de préparer de la crème glacée… avec de l’azote liquide ! La moitié du pâté de maison a gelé en l’espace de 5 minutes. J’ai eu droit, en direct live, à un remake de la reine des neiges, version quinqua, le ridicule de l’Âge de Glace, en plus. Sans rire, il ne manquait plus qu’Olaf et Scrat à la poursuite de son gland pour parfaire le décor. Malgré la situation comico-apocalyptique, je dois tout de même reconnaître qu’elle a réussi à me remonter le moral et que je me suis bien marré ce jour-là. Je suis pas trop sûr que ce fut le cas pour le reste du voisinage…

13 août 2016 : Lors de sa dernière émission, elle ravagea le plateau où elle se trouvait en plaçant un récipient en argent dans un micro-ondes allumé. La réaction en chaîne qui en résulta fit s’effondrer l’immeuble où le tournage avait lieu. Un programme d’évacuation ayant été spécialement mis au point pour l’occasion, aucun blessé ne fut à déplorer. Si ce n’est un pauvre gars qui s’était pris une planche à découper, projetée par le souffle de l’explosion, en pleine poire et qui est resté six mois dans le coma. Je crois bien qu’il ne foutra plus jamais les pieds dans un studio télé de sa vie.

Ce qui est totalement dingue, c’est qu’elle s’en sort à chaque fois sans la moindre égratignure. Il faut dire qu’on a le cuir solide dans la famille comme aime à le répéter mon arrière-grand-père.

Enfin bon, malgré tout ça et le risque très probable que des trucs divers et variés me pètent à la tronche, j’adore passer du temps avec elle. Pour tout dire, je passe la plus grande partie de mon temps libre, quand je ne lis pas un manga ou que je mate un film ou une série, chez elle. C’est, d’ailleurs peut-être pour ça que maman me dit qu’elle m’a contaminé. Il est vrai que, comme elle, j’adore cuisiner et je raffole des films avec James Dean mais, pour le reste… Peut-être est-ce lié au fait que, toujours d’après ma chère mère, je suis une source perpétuelle de catastrophes. Sincèrement, je trouve qu’elle exagère un peu. Ce n’est pas parce qu’il m’est arrivé une ou deux fois de faire une petite boulette qu’il faut de suite dire que je suis aussi maladroit que tante Agathe. Vous voulez des exemples ? Eh bien, une fois, j’ai réussi à faire exploser un four dinette en le bourrant de pâte à modeler. J’ai aussi fait sauter le garage en faisant griller des marshmallows. Il y aussi eu ce malheureux incident avec le taille-haie quand j’ai essayé de couper un jambon braisé avec. J’ai failli presque oublier cette fois où… Ben, pourquoi vous partez ? Revenez ! Je vous assure que ce n’est pas contagieux ! Enfin, je crois…

Mickaël

10 astuces pour devenir immortel, la huitième va vous étonner

Salut tout le monde, ici PetitVampyrDu666, et aujourd’hui je vais vous poser une question : voulez-vous devenir immortel ? Bien sûr que oui ! Tout le monde rêve de ça ! Et pour ceux qui ne le veulent pas, eh ben vous êtes que des gros losers et vous avez qu’à aller voir ailleurs si j’y suis ! Na ! Pour ceux qui savent apprécier les conseils avisés de quelqu’un qui s’y connaît (Je suis un vampire après tout), vous pouvez continuer votre lecture en toute sérénité :

Astuce n°10 : Boire (beaucoup mais beaucoup) de lait chaud avec du miel : C’est mon pépé qui m’en a parlé. Je suis pas sûr que ça puisse avoir un quelconque effet sur votre corps à part vous filer une ch**sse carabinée. M’enfin bon, vous aurez les os solides et plus aucuns maux de gorge, c’est déjà un bon début, non ?

Astuce n° 9 : Mourir de manière violente : Là encore, c’est un truc que mon pépé m’a suggéré de mettre dans ce top. Une fois de plus, je suis pas vraiment sûr de son efficacité. J’ai tenté le coup en balançant Titou (mon blaireau de compagnie) dans une moissonneuse batteuse et, depuis, il bouge plus. J’ai dû louper un truc…

Astuce n° 8 : Manger la chair d’un dragon noir : Comment ça, tu refuses de t’approcher d’un dragon noir ? Comme ça, c’est trop dangereux ? Qu’est-ce que c’est que ces propos intolérables où y a pas de tolérance ?! Tu sais donc pas que c’est pas bien d’être raciste ?! Que c’est mal ?! Enc*lé de ta race ! Ah… Tu t’en bats les steaks de la couleur des écailles, c’est juste que tu veux pas crever comme une daube… Okay, j’ai rien dit…

Astuce n° 7 : Éviter les crucifix, les gousses d’ail et l’eau bénite : Ah non, ça c’est si vous voulez rester immortel. Bon ben, pour les gars qui sont déjà increvables, les spaghettis bolo de « Chez Luigi » et la visite de Notre Dame, maintenant, c’est mort. Pour les autres, faites-vous plaiz’ les mecs !

Astuce n° 6 : Trouver la Triforce : C’est une copine qui m’a soufflé l’idée. J’ai voulu tenter le coup mais les autorités hyruliennes ont refusé de me livrer un visa. Ils m’ont dit qu’ils avaient déjà fort à faire avec Ganondorf, qu’ils avaient pas envie de se retrouver, en plus, avec un vampire ado prépubère sur les bras et que Link avait sûrement d’autres choses à foutre que de jouer les baby-sitters… Quelle bande de nazes !

Astuce n° 5 : Faire trempette dans le Styx : Une très mauvaise idée, selon moi. Déjà, c’est plus dégueulasse que le Gange. En plus, c’est rempli de cadavres, il gèle et pis le mec qui fait faire la traversée, il est pas commode ! Sans dec’, à part choper la mort (LUUUUL), vous allez rien gagner à y foutre les pieds.

Astuce n° 4 : Se baigner la fontaine de Jouvence : C’est peut-être efficace mais c’est super relou. Pourquoi ? Tout simplement parce que : De un, depuis qu’elle a été trouvée par des pirates, ils ont développé un p*tain de commerce touristique autour. De deux, il faut y retourner régulièrement. De trois, le voyage coûte un max et puis, il y a pas de pokéstop… Justement !

Astuce n° 3 : Capturer Dialga dans Pokémon Go pour remonter le temps : Comment ça il est pas inclus dans l’application ?!

Astuce n°2 : Invoquer un démon : C’est comme ça que j’ai fait. Malheureusement, je me souviens plus de la manière dont je m’y suis pris. Faut dire que ça commence à remonter à loin. Qui a dit Alzheimer ?!

Astuce n° 1 : Ne pas écouter mon pépé : Parce qu’il raconte un paquet de conneries et que Titou commence à me manquer…

Tandis que PetitVampyrDu666 fignolait son « article », une voix retentit jusque depuis l’extérieur de sa chambre :

« Archibald Perceval Von Blood, pour la dernière fois, venez boire votre sang !
– Mais père, j’ai d’autres choses plus importantes sur le feu, là ! Sans déconner, est-ce que vous pourriez pas, genre, me fiche la paix ?!
– Je vous prierai de me parler sur un autre ton, jeune homme ! Vous avez beau avoir largement dépassé le millénaire, pour moi, vous resterez à jamais le sale morveux de 12 ans que j’ai recueilli il y a de cela 1350 ans alors vous allez me faire le plaisir de rappliquer dans la minute pour prendre votre collation de midi ou ça va mal se mettre ! »

Archibald soupira et en profita pour rajouter un petit quelque chose à son texte :

PS : Faites quand-même gaffe à l’âge auquel vous décidez de devenir immortel car vous risquez de très très vite le regretter…

Mickaël

Une punition à la hauteur de la critique – VoxPlume

« Philippe ! Je sais où tu te caches ! Viens ici que je te bute enculé !
– Ta gueule ! Viens ici sale enculé !
– Salaud ! »

Leslie n’en croyait pas ses yeux. De toute sa vie de critique, il n’avait jamais rien vu d’aussi consternant. Non seulement ce film était d’une grossièreté sans nom mais il était, également, mal joué, mal monté, mal cadré et le scénario était d’une bêtise abyssale. Au bout de quelques minutes, il se décida à scruter le reste de la salle afin de voir quels malheureux confrères devaient, tout comme lui, supporter ce spectacle navrant. Vide. Elle était intégralement et définitivement vide. Avec qui allait-il alors pouvoir déverser sa bile ? Il ne pouvait décemment pas affronter cet étron tout seul. Il décida alors de partir. Il n’avait pas besoin d’en voir plus pour savoir ce qu’il allait dire. Ce n’était pas la première fois qu’il le faisait et ce ne serait certainement pas la dernière. À quoi bon perdre son temps à regarder un long-métrage dans son intégralité quand 15 minutes suffisent. Ce n’était peut-être pas très éthique mais ça lui faisait gagner un temps fou. Il se leva et se dirigea vers la sortie qui resta étrangement fermée. Il tenta sa chance avec les autres portes mais aucune ne voulait s’ouvrir. Après plusieurs essais infructueux, quelqu’un s’adressa à lui :

« Cela ne sert à rien. Vous aurez beau vous acharner, elles resteront closes.
– Qui a parlé ?
– Eh bien, moi. Ne me dites pas que vous ne m’avez pas remarqué. Si tel est le cas, je dois vous avouer que c’est très vexant ! »

La voix venait du siège situé juste à côté du sien. Comment avait-il fait pour ne pas voir que quelqu’un était assis là ? C’était tout bonnement impossible. Il se rassit et s’adressa à l’inconnu :

« Vous aussi vous avez été forcé d’assister à cette projection presse ?
– Non. Disons plutôt que je suis là pour que ne vous ne soyez pas seul dans l’épreuve qui vous attend.
– Je vous demande pardon ?
– Vous m’avez très bien compris.
– Si c’est une plaisanterie, je dois vous avouer que je la trouve de très mauvais goût ! s’exclama Leslie.
– C’est loin d’en être une. Vous êtes ici pour faire face à vos erreurs et, croyez-moi, ça va durer longtemps, très longtemps.
– Écoutez-moi bien, le film pourri, les portes fermées à double tour, le coup de l’apparition mystérieuse, tout ça, c’est marrant cinq minutes mais, là, je commence à saturer. La comédie a assez duré. Vous allez donc me laisser sortir ou bien j’appelle la police.
– Faites donc.»

Leslie commença à fouiller dans ses poches et ne trouva rien. Il fusilla son interlocuteur du regard :

« Vous m’avez volé mon portable. Rendez-le moi, intima-t-il.
– Impossible. Les portables sont interdits ici et puis, il ne vous servirait pas à grand chose.
– Et pourquoi donc ?
– Bonne question. Dites-moi, vous avez déjà vu un mort utiliser un mobile ? En ce qui me concerne, ça ne m’est jamais arrivé.
– Mort ?
– Oui, mort.
– Impossible ! Vous mentez ! cria Leslie.
– Et pourtant, c’est la stricte vérité. Pour commencer, vous rappelez-vous comment vous êtes arrivé ici ou bien de quoi ce soit d’autres qui soit en rapport avec ce que vous êtes en train de vivre.
– Je dois avouer que non… »

Leslie avait beau se creuser la tête, il ne se rappelait d’absolument rien. Les questions se bousculèrent alors dans sa tête : Disait-il la vérité ? Si oui, pourquoi était-il mort ? Comment ? Quel était cet endroit et quelle était cette fameuse épreuve dont il venait de lui parler ?

« Tout d’abord, je n’ai pas pour habitude de mentir et que vous pensiez une telle chose me choque. Ensuite, parce que vous vous avez passé une grande partie de votre vie à agir et à vous comporter comme un sale con. À force de démolir des carrières à coup de phrases assassines, vous avez fini par déclencher la colère d’un pauvre gars qui vous avait rien demandé. Après, je dois avouer que vous enfoncer votre magazine dans la gorge jusqu’à ce que vous vous étouffiez avec, c’était quand même plutôt hardcore comme méthode. Pour ce qui est des lieux, disons que c’est votre purgatoire. Là-haut, ils ont pas voulu de vous mais, même si vous êtes un trou de cul de première catégorie, vous méritez pas de finir en bas. Il va donc falloir que vous poireautiez ici, le temps de prendre une bonne leçon.
– Vous.. vous…
– Oui, je peux lire dans vos pensées.
– Mais vous n’avez pas répondu à la dernière question.
– Ah ça. Je dois avouer avoir pas mal hésité. Je pensais vous faire une très longue rétrospective du cinéma d’action, de S.-F. ou bien de Fantasy étant donné que, pour vous, le cinéma n’est pas un divertissement mais un art et que tous les films qui ne respectent pas cela méritent de disparaître dans les flammes. Après mûre réflexion, je me suis dit que ce serait un châtiment trop doux et qui risque de devenir assez vite redondant.
– Et donc ? »

L’inconnu lui tendit un prospectus sur lequel était écrit « Nanars et navets : une Histoire du mauvais cinéma » suivi d’une longue, très longue série de films projetés. Il y en avait pour des dizaines de milliers d’heure.

« Vous êtes sûr qu’on est pas en enfer ? demanda Leslie.
– Certain. J’y suis déjà allé et ils y projettent du Jean-Luc Godard en boucle. »

Mickaël 

Un amiibo sur-mesure – VoxPlume

Chair de Goule n° 10

Pour les lecteurs les plus assidus de notre petite anthologie horrifique, le nom de Ray Bradbens devrait rappeler quelque chose. Pour ceux qui nous suivent de manière plus irrégulière ou les nouveaux arrivants, rassurez-vous, ne pas le connaître ne gâchera en rien votre plaisir de lecture. Néanmoins, si vous souhaitez tout de même en savoir un peu plus sur lui afin de mieux connaître celui à qui vous allez avoir affaire, je vous décrirais le bonhomme ainsi : un fanboy légèrement cinglé atteint d’une violente collectionnite aiguë. Je vous laisse donc imaginer ce qui peut bien se passer lorsque, fendu d’une nouvelle passion, il se décide à partir à la rechercher d’ :

Un amiibo sur-mesure

Japan Expo, 10 juillet 2016 :

Ray, appareil photo à la main, était en train de farfouiller parmi les différents stands de goodies afin de dénicher la perle rare. Il avait déjà trouvé tout ce qu’il cherchait et avait rencontré tous les artistes et personnes qu’il souhaitait rencontrer mais, en dépit de cela, il se disait qu’avec un peu de chance, et en cherchant bien, il tomberait sur un dernier trésor. Alors qu’il regardait une figurine collector limitée deluxe day one d’un nouvel anime en vogue (« Attack on Haikyuu : Last Barakamonder », une histoire de volleyeurs, accros à la calligraphie, contrôlant les éléments et combattant des monstres géants mangeurs d’hommes), il fut rejoint par son meilleur ami, Théodore Gautier :

« Hey Ray ! Tu les as vus ? demanda ce dernier.
– Yep !
– Ils sont super cools, tu trouves pas ?
– C’est vrai qu’ils ont de la gueule mais, malgré tout, je persiste à dire qu’ils restent trop petits.
– Perso, que ce soit en terme de taille ou de design, je les trouve parfaits.
– Mouais… Je sais pas trop… J’ai beau les adorer, ça ne m’empêche pas de trouver qu’ils manquent singulièrement de finesse et de détails.
– Sans déconner, t’es jamais content. Sinon, t’as réussi à trouver la cosplayeuse que tu voulais prendre en photo ?
– Je l’ai croisée mais on a pas trop eu le temps de faire des clichés. Néanmoins, elle a accepté de m’accorder une séance pour la semaine prochaine.
– C’est une super nouvelle ! Tu dois être content comme tout.
– Tu n’imagines pas à quel point. »

Studio photo de Ray Bradbens, quelques jours plus tard :

« Et donc, vous faites une série de clichés sur les personnages de chez Nintendo, c’est bien ça ? demanda Lucie Flymaker, cosplayeuse professionnelle.
– En effet. Il faut dire que le sujet m’inspire tout particulièrement. Je pense même, d’ailleurs, utiliser les clichés pour une exposition, si j’arrive à obtenir les fonds ainsi que toutes les autorisations et papiers nécessaires, bien évidemment.
– L’idée est sympa. Au passage, si j’ai bien saisi, il faut que les personnes correspondent parfaitement aux mensurations des personnages qu’elles représentent. C’est donc pour cela que vous m’avez choisie pour incarner Zelda.
– Tout à fait. Vous êtes… comment dire… l’incarnation-même de la princesse. De plus, je trouve qu’il s’agit de votre cosplay le plus réussi.
– Merci. C’est très gentil.
– Je vous en prie. Pourrions-nous commencer, s’il-vous plaît ?
– Bien sûr. »

Tout se passa pour le mieux et Ray finit par demander à Lucie de se placer sur une petite estrade ronde. Alors qu’elle se mettait en place, un système se déclencha afin de bloquer ses pieds et l’empêcher de bouger. Avant qu’elle ne puisse réagir, Ray se faufila derrière elle et lui planta un port USB à la base du crâne. Lucie poussa un cri mêlé de douleur et de surprise.

« Mais vous êtes complètement taré ! hoqueta-t-elle. Qu’est-ce que vous venez de me faire ?
– Rien de bien méchant. Je n’ai fait qu’appliquer la première étape afin de transférer votre esprit vers une micro-puce située dans l’ordinateur que vous voyez là-bas.
– De-de quoi ?
– En gros, je vais transférer votre cerveau et tout ce qu’il contient afin de l’utiliser en tant qu’intelligence artificielle. C’est un ami à moi qui a mis au point le procédé. Une fois que ce sera fait, il ne me restera plus qu’à vous plastifier… »

Quelques heures plus tard :

Ray était au comble de l’extase. Il venait de rajouter une nouvelle pièce à sa collection. Il se demanda alors lequel il allait bien pouvoir utiliser. Qui allait-il bien pouvoir choisir entre Shulk, Lucina, Marth, Pit ou encore Link. Il les trouvait tous plus beaux les uns que les autres. Alors qu’il n’arrivait pas à se décider, il se dit que, tout de même, cette idée d’amiibo sur-mesure à taille humaine était la meilleure qu’il n’ait jamais eue.

Mickaël