[Nouvelle BD] RENDEZ-MOI MON KEURBI !!!


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Petit jeu : Les gagnants !!

Le 31 Octobre et le 1er Novembre, nous avons organisé un petit jeu des références cachées dans un texte;

Nous avons le plaisir de vous annoncer les 3 gagnants choisis au hasard parmi les bonnes réponses :

  • Charlie Labat (qui a trouvé les 13 références !)
  • Arnaud Chenede (12 réponses trouvées avant le 2 Novembre)
  • Max (12 réponses trouvées avant le 2 Novembre)

Félicitations à eux !!! Les invitations ont été envoyées par email.

Petit jeu d’Halloween : Les références cachées !! (Invit’s Paris Manga à gagner!)

 

Petit jeu d’Halloween : Les références cachées !! (Invit’s Paris Manga à gagner!)

En ce soir d’Halloween, VoxPlumes vous propose un petit jeu sympa =)

Le but : Retrouver les références à 13 jeux vidéo dans le texte ci-dessous !

3 personnes choisies au hasard parmi les gagnants recevront une invitation pour Paris Manga \ o /

L’invitation est valable le Vendredi uniquement, les participants doivent répondre en commentaire sur ce site (en laissant leur adresse e-mail).

3 gagnants seront tirés au sort, vous avez jusqu’à Mardi 1er Novembre à 23h59 😉 !

Merci à tous les VoxPlumes qui ont contribué au texte !

 

logo-paris-manga-sci-fi-show1Comment j’ai perdu mon père

J’ai longtemps réfléchi, mais je pense qu’il est temps que je vous raconte ce qui m’est arrivé lorsque j’ai eu 13 ans, même si ça n’est vraiment pas facile pour moi d’en parler. Alors voilà : je n’ai jamais eu de chance avec les anniversaires. C’est vrai que dès le moment où ta mère meurt en couche, ton anniversaire prend une tournure un peu plus macabre. Mon père, très amoureux de ma mère, à tel point qu’on aurait pu penser qu’elle lui avait volé son cœur, n’avait jamais réussi à dépasser ça.
Pourtant, pour mes 13 ans, mon père avait décidé de le fêter. Bien sûr, il fallait quand même garder en souvenir ma mère et fêter mon anniversaire avec elle, c’est-à-dire au cimetière juste à côté du mausolée qui surplombait la colline du pendu. Placées ainsi on pouvait apercevoir le manoir Spencer depuis la tombe de ma mère. Les lieux avaient longtemps appartenu à un vieil excentrique, se disant vendeur de masques, et étaient maintenant abandonnés. C’est lui qui avait fait se rencontrer mes parents lors d’une soirée de charité en faveur des îles Delfino. On s’est donc retrouvés à poser des chrysanthèmes sur la tombe de ma mère, lors d’un mois de juillet où il faisait si froid que nous étions tous les deux en doudounes. J’étais assez mal à l’aise dans cette ambiance glauque où on aurait presque pu apercevoir des fantômes jouant à un deux trois soleil. Pour tout vous dire, après ce qu’il s’est passé, je n’ai plus jamais fêté mon anniversaire, et je compte bien continuer. Néanmoins, ce jour-là, j’étais assez excitée, surtout lorsqu’il me montra mon cadeau d’anniversaire : l’alliance de ma mère, qu’il avait jusque-là gardée à son cou, sans jamais s’en séparer ( il avait même une fois tué un petit hérisson qui avait essayé de s’en emparer). Il me la confia après m’avoir fait promettre de ne jamais m’en séparer à mon tour. Je m’exécutais, très gênée par ce cadeau dès le départ. En fait, j’ai pu ressentir le poids de ma mère sur tout mon corps, à l’instant où cette alliance s’est retrouvée à mon doigt.
Le premier jour, je me suis dit que c’était dû à l’émotion, ou même à l’excitation. Au bout du troisième jour, cependant, quelque chose changea. Je pouvais l’entendre. Vous allez me dire que c’est impossible. Et pourtant, je l’entendais. Bien sûr, ce ne pouvait pas être ma mère. Toutefois, la voix, ou plutôt le chant continuel que je percevais derrière l’anneau était bel et bien celui d’une femme, qui ressemblait à s’y méprendre à celle de ma mère. Comment aurais-je pu reconnaître la voix de ma mère, sachant que je ne l’avais jamais connue, me direz-vous ? Il faut savoir que cette dernière était chanteuse, mon père faisait donc toujours résonner ses disques dans notre maison. Je connaissais ce chant, c’était bel et bien celui de ma mère, qui vivait à travers sa propre alliance, plus de 13 ans après sa mort.
Alors commença une longue période de pure horreur. Où que j’aille, la bague était là, le chant résonnait, modulait son intensité, comme pour me réprimander, m’appeler, me dire ou non de faire quelque chose. J’avais beau être perdue, seule, totalement isolée, avoir toujours ce chant à mes côtés m’empêchait de vivre.
Pourtant, je n’arrivais pas à l’enlever. Dès que j’essayais, mon père pénétrait dans ma chambre, et je n’avais pas le cœur de lui dire que je ne voulais plus de son cadeau. Et dès qu’il refermait la porte, le chant revenait.
Au bout de plusieurs jours, un autre événement tout aussi inquiétant survint. Mon père avait toujours insisté pour que je prenne des cours de chant, afin peut-être de préserver un souvenir de ma mère. Malheureusement pour lui je chantais très mal, mais il continuait de s’acharner. Ce jour-là, avant que j’aie pu prononcer la moindre note, le chant prit ma place et chanta durant tout le cours, laissant les gens ébahis par la beauté de cette voix qui n’était pas la mienne et rappelait celle de Celes. Les élèves qui m’accompagnaient, que ce soit Lara au violoncelle, Daisy à la guitare ou encore Faith au piano, s’arrêtèrent de jouer tant elles n’en croyaient pas leurs oreilles. Jade, notre professeur, en avait même oublié d’arrêter son caméscope. C’est là que je compris que l’anneau prenait possession de moi, que je n’étais qu’un moyen de vivre à travers lui. Alors je décidais de le détruire une bonne fois pour toutes, en retournant au cimetière, afin de ramener le chant de ma mère dans sa tombe et de l’y laisser. Je n’aurais qu’à faire croire à mon père que j’avais perdu la bague, et tout se passerait bien.
Une fois devant la tombe de ma mère, j’essayais en vain d’enlever la bague, mais la voix se faisait de plus en plus forte, hurlant, vociférant pour m’empêcher de la retirer.
« Arrête ! » s’écria mon père, désespéré.
Je n’eus pas le temps de savoir comment il avait pu arriver là, il m’avait sans doute suivi.
« Tu n’as pas conscience de ce que tu fais !! Tu vas la faire disparaître de nouveau ! Laisse-la vivre ! »
Je compris alors brusquement, horrifiée. Ce n’était pas un hasard si mon père m’avait donné cet anneau. Il voulait réellement la faire revivre à travers moi, comme si j’étais une sorte de réceptacle pour son âme. Terrifiée, je parvins à tirer assez fort et à l’arracher à mon doigt. J’entrepris alors de le briser avec une pelle trouvée à l’entrée du cimetière. Elle devait avoir été laissée là par Igor, le fossoyeur. Mon père se rua sur moi comme un fou, prêt à me tuer. Sans réfléchir, je lui assénai un coup de pelle et je m’enfuis, le laissant seul, ensanglanté, serrant l’anneau de ma mère, toujours en train de chanter, sur sa poitrine.
Je revins à la nuit tombée. Il ne restait plus rien de mon père à l’exception de deux alliances, l’une en train de chanter, et l’autre en train de hurler. Depuis ce jour, je n’ai jamais revu mon père.

Alice