Le Geek Futé : Nintendo Edition

Petit chanceux que vous êtes ! Vous tenez dans vos mains le tout premier guide touristique des lieux les plus emblématiques créés par Nintendo.

I. Dépaysement garanti au royaume Champignon :

Où dormir ? Le château de Bowser est une adresse réputée pour les gens souhaitant se reposer dans des cages de grand luxe. Néanmoins, si vous ne supportez pas la chaleur, les coulées de lave en fusion risquent de quelque peu vous incommoder. Dans ce cas, nous vous conseillons de louer des chambres chez la Princesse Peach.

Avertissement : Le risque d’enlèvement est très élevé.

Où se restaurer ? La champignonnière de Toad est un havre de paix situé en plein cœur du champ de bataille Bob-omb. Vous y trouverez un adorable petit champignon qui vous servira des fricassées de, ben, champignons dans une maison… en forme… de champignon… #champignonception

Quelles activités faire ? Sauver la princesse semble être une coutume locale très répandue. Nous vous conseillons de tenter l’expérience, au moins une fois. Attention, cependant, à ne pas vous tromper de château. Au bout de la dixième fois, ça devient franchement lassant de s’entendre dire « The Princess is in another castle ». Autre possibilité : faire du skate sur les carapaces de Koopa Troopa. Cela devrait ravir les amateurs de glisse.

Nota Bene : Il est désormais interdit de pratiquer ce sport depuis que les Koopa Troopa rouges sont en voie d’extinction. En même temps avec le gros moustachu qui les dégomme à longueur de journée, fallait s’y attendre un jour !

II. Aventures endiablées dans le royaume d’Hyrule :

Où dormir ? Chez les Gorons, il fait trop chaud. Chez les Zoras, c’est trop humide. Chez les Gerudos, ils n’acceptent que les femmes. Il ne vous reste donc plus qu’à aller trouver une chambre d’hôte près du château. À condition qu’il ne soit pas déjà en train de se faire attaquer.

Où se restaurer ? Chez Koume et Kotake, le service est impeccable et ce, malgré les nombreuses disputes qui éclatent entre les deux patronnes. Les potions servies sont variées. Si vous cherchez à consommer quelque chose de plus concret, la bavette Goron saura plaire aux estomacs les plus solides. Des rumeurs rapportent, également, que le Prince Sidon est un excellent cuisinier. Vu toutes ses qualités, on ne se fait pas de sushi quant à la véracité de ces affirmations.

Quelles activités faire ? Courir sur les plaines d’Hyrule en se faisant courser par des Moblins enragés vous tente ? Vous apprécierez donc les petites sessions de footing organisées par notre guide local : Link. Vous pourrez, également, profiter des activités équestres proposées par notre partenaire le Ranch Lon Lon. Réservation obligatoire : ils n’ont qu’un seul cheval. Logement compris. Intolérant au lactose s’abstenir, ils ne servent que du lait.

Avertissement : Pensez à bien choisir vos dates de séjour. Un certain Ganon tente quotidiennement de détruire le royaume.

III. Balancez-vous de lianes en lianes avec Donkey Kong :

Où dormir ? La cabane de Cranky Kong devrait satisfaire les moins exigeants d’entre vous. Les repas sont très peu variés (Vous comprendrez…). Le gérant est un vieux râleur qui va profiter de la moindre occasion pour vous fracturer les genoux à coup de cannes. Pour les autres qui tiennent à leurs articulations, la Chaloupe de King K. Rool vous accueillera avec le plus grand plaisir.

Avertissement : Le King a la sale manie de balancer sa couronne au visage des gens.

Quoi manger ? Des bananes ! Des… bananes ? Ouais, des bananes… Y a que ça ! Partout ! Y en a dans tous les coins et on en bouffe à toutes les sauces !

Quelles activités faire ? Éplucher des bananes. Ben ouais, quand vous les bouffez pas, vous les pelez ! Qu’est-ce que vous voulez faire d’autre avec ? Non ! Ne répondez surtout pas !

IV. Profitez du cadre champêtre d’un village charmant et pittoresque : Veuillez contacter l’agence de Tom Nook pour plus d’informations. Nous, on a assez raqué comme ça !

Nous espérons que ces quelques informations vous seront utiles et rendront votre séjour le plus agréable possible. Il ne nous reste donc plus qu’à vous souhaiter… bon courage et bonne chance ! Non parce que vous souhaiter bon voyage alors que vous risquez très probablement de vous faire bouffer par un Chain Chomp ou de finir rôti au cœur de la Montagne de la Mort, c’est moyen…

Mickaël


Annonces Google

Problèmes syndicaux et volcans en fusion

« MAIS C’EST PAS POSSIBLE D’ÊTRE AUSSI C*N !» s’époumona le Diable, en recouvrant intégralement de postillons le pauvre diablotin stagiaire.

Celui-ci prit le parti de rester le plus stoïque possible et de baisser les yeux, résistant à l’envie d’essuyer son visage. Le géant rouge, porté par ses deux grandes ailes noires, darda son imposant regard sur lui.

« Encore une fois, tenta le jeune diable, Sauf votre respect monsieur, ce n’est pas réellement de ma faute… »

Le Diable souffla un coup et se redonna une prestance, bien décidé à ne faire qu’une bouchée du petit stagiaire. A vrai dire, il n’était pas habitué à ce genre de sautes d’humeurs. Aussi se reconnut-il bien plus dans le ton ferme et glacial qu’il choisit pour continuer son invective :

« Mon petit Valentin, évidemment que ce n’est pas de votre faute. Le problème, c’est que vous êtes chargé du bon fonctionnement de la file d’attente des enfers, n’est-ce pas ? Ainsi, lorsque je vois une file d’attente longue de plusieurs années à l’entrée, je me pose des questions et je viens, logiquement, vous les poser.
– Oui monsieur…
– Donc, à moins que nous aillons subitement été bien côté par les guides touristiques, ce qui me semblerait étrange, j’aimerais quelques explications.
– J’imagine qu’ils ne pouvaient pas vraiment accepter tout le monde au paradis…
– Là n’est pas la question mon petit Valentin, nous avons suffisamment à régler ici pour nous occuper de ce qu’ils peuvent bien faire en haut.
-J’imagine bien monsieur…
-Tu es un garçon intelligent mon petit Valentin. Alors vous allez m’arranger tout ça et m’expédier tout ce petit monde dans le volcan, est-ce que c’est clair ?
– Moi je veux bien, mais ça risque d’être compliqué… »

Le Diable fronça les sourcils, tentant de maintenir le semblant de calme qu’il avait conservé.

« Mon petit Valentin, je m’excuse si, par le plus grand hasard, j’ai mal compris, mais est-ce que vous venez de me dire que faire votre boulot était compliqué ?
-Non mais ce que je dis, c’est que moi je veux bien, c’est pas ça le problème…
-Où est donc le problème ? demanda le diable, de plus en plus crispé.
– Le problème, c’est que nous, représentants du syndicat des diablotins, refusons cette cadence infernale et avons décidé de stopper tout travail avant d’être revenu à un rythme de mort normal ! » lança une voix derrière eux.

Les deux se retournèrent pour faire face à un vieux diablotin, un mégaphone à la main, qui lançait des slogans repris par une bande de jeunes diablotins derrière lui. Le Diable s’approcha du responsable syndical auto-proclamé.

« C’est-à-dire que vu que vous travaillez en enfer, les cadences infernales ne devraient pas trop vous étonner…
– Ça ne veut pas dire qu’on n’a pas droit à des droits humains élémentaires !
– Mais vous n’êtes même pas humains ! Je peux savoir qui vous a mis ces idées de gauchistes dans le crâne ?
– Figurez-vous que les nouveaux morts sont vachement plus au fait des droits élémentaires et syndicaux et qu’ils nous ont bien éclairés sur nos droits et nos conditions de travail ! Nous avons découvert, par exemple, le droit de grève, qui nous permet de stopper le travail tant que leur nombre n’aura pas diminué ! »

Le Diable décida de ne pas relever le fait que leur boulot consistait justement à diminuer les morts en question et soupira, désespéré:

« Faut vraiment que j’explique à Dieu que l’apocalypse, ce n’est pas une bonne idée démographiquement parlant… »

Alice

Même une console peut répliquer

— Mais quelle saloperie de jeu de merde ! J’arrive à rien !
Une fois de plus, Kevin faisait étalage de son talent à hurler des salves d’insultes devant sa console. Mais cette fois-ci allait être bien différente des précédentes…
— Bon, il va fermer sa gueule, le morveux ? Parce que ça suffit, là ! Je vais te l’éduquer à vitesse grand V, si personne le fait avant !

Kevin n’en croyait pas ses oreilles. Il était seul dans sa chambre, personne pour lui faire la moindre remarque. Il pensa à un voisin au volume sonore au moins aussi élevé que le sien puis reprit sa partie… et sa litanie d’insultes à l’encontre du jeu suite à ses morts répétées. Une fois de plus, la voix se fit entendre.

— MAIS FERME TON CLAQUE-MERDE, NOM DE DIEU ! C’est quand même pas ma faute si t’es juste une sous-brelle qui sait pas tenir une manette, si ? Alors, maintenant, tu vas te calmer et écouter ce qu’on te dit de faire, sinon, je vais vraiment m’énerver !

L’ado énervé chercha la provenance de la voix et finit par poser les yeux sur sa console.

— Ouais, gamin, c’est moi, t’as bien compris. T’as enfin réussi à te servir correctement de l’éponge que t’as dans le crâne au moins une fois dans ta vie, c’est plutôt pas mal. Maintenant, si tu pouvais remettre ça quand tu joues, ça ferait du bien aux oreilles de tout le monde.
— Je rêve ou tu m’insultes, là ?
— C’est pas un peu l’hôpital qui se fout de la charité ? Si tu regardais un peu ce qui se passe à l’écran, tu râlerais peut-être moins. Alors, maintenant, tu la fermes, tu écoutes ce qu’on te dit, et je vais même t’aider un peu. Au boulot !

La partie reprit, mais rien n’y fit, Kevin passait son temps à mourir des façons les plus idiotes possibles et à hurler d’autant plus fort.

— T’as des palmes à la place des mains, c’est pas possible ! Laisse les manettes tranquilles et va te trouver une autre occupation, ça fera du bien à tout le monde !
— Mais je t’emmerde ! Je vais y arriver, et je gueulerai autant que je veux pour ça, t’as compris ?
— Oh, vraiment ? Très bien… Dernière chance, alors…

Une fois de plus, le résultat ne se fit pas attendre… Cette fois, la console ne dit rien et laissa Kevin exploser aussi longtemps qu’il le voulait. Quand celui-ci voulut reprendre la manette, un grand flash de lumière l’aveugla. Au moment où sa vision redevint normale, il n’était plus dans sa chambre, mais dans une reproduction du monde du jeu à taille humaine…

— Voyons un peu si tu hurles toujours autant quand ta vie est vraiment en jeu ou si tu vas enfin te concentrer. Amuse-toi bien.

Anthony

Le jour où tout a basculé REMASTER

« Cette histoire est inspirée de faits réels.
– Euh, excusez-moi ? »

Des soupirs commencèrent à s’élever dans le studio, suivis de chuchotements :

« C’est encore le stagiaire…
– Il a toujours des trucs à redire, celui-là, il ne va donc jamais s’arrêter ?
– En même temps, on ne peut rien dire, c’est le neveu du proprio de la chaîne… »

Lorsque le calme revint enfin, le producteur de l’émission, Marc, invita Emilien, 22 ans, jeune stagiaire en communication audiovisuelle, à poursuivre.

« On est vraiment obligé de commencer l’émission comme ça ? Je veux dire, c’est du déjà vu tout ça, tout le monde le fait ! Et puis, avec la faible proportion de « faits réels » qu’on a mise, je―
– Et vous avez mieux à proposer, je présume ?
– Euh… Mieux, je ne sais pas, mais on pourrait essayer d’innover. Tenez, un exemple tout con, ce Michel Breuil, c’est un peu banal comme nom, un de mes professeurs disait toujours « pour un programme qui attire, prenez des noms qui déchirent » ! Ah, et y’a le scénario aussi, il est très cliché, il faudr―
– C’est bon, on a compris ! Vous savez quoi, mon cher Emilien, on va vous laisser les rênes pour un épisode. Un épisode entier. »

Un brouhaha s’empara de nouveau de la salle, mêlant surprise et inquiétude, tandis que le jeune stagiaire commençait à esquisser un sourire.

Quelques semaines plus tard, sur une chaîne télévisée grand public :

« Cette histoire est TOTALEMENT INEDITE. Nous sommes chez Gégé, un empaqueteur de mouchoirs en papier comme il n’en existe pas deux dans la petite ville de Méru. Mais son quotidien va être bouleversé avec l’arrivée de son nouveau voisin Michou, qui ne jure que par le mouchoir en tissu. Comment ces deux personnes que tout oppose vont-elles réussir à battre les robots envahisseurs dans le plus grand tournoi de toupies du pays, et regagner le cœur de leur premier amour commun ? »

Dans une maison, quelque part, non loin du studio de production :

« L’émission est foutue… » soupira Marc, en caleçon sur son canapé, en entamant son quatrième pot de glace de la soirée.

NouilleChan