Les auteurs, combattants de l’ombre

Seul face à l’adversité, je me préparais au combat. Mon ennemi était là, juste sous mes yeux, à me toiser en distance. J’entends encore ses mots résonner dans ma tête. « Abandonne tout de suite ! Tune me vaincras pas et tu le sais ! Tu ne peux même pas m’atteindre, pourquoi perdre ton temps ? Va donc t’occuper à des choses plus constructives, tu ne seras jamais un combattant ! »

Mais après être allé si loin, il était hors de question d’avoir peur ou de reculer. Il me fallait saisir mon arme, me relever, et avancer. La défaite ne devait plus effleurer mon esprit, qui allait devoir trouver le calme d’un bonze au bord d’un lac.

Les lames s’envolèrent, légères et graciles, telles des plumes soufflées par le vent, et pourtant parfaitement contrôlées. Mon adversaire semblait anticiper chacun de mes mouvements, ne se privant jamais d’un sarcasme placé au détour d’un échange de coups.
— Ne t’avais-je pas dit que tu ne m’atteindrais pas ? Pourquoi insister ? Ne sais-tu donc pas que persister en espérant un autre résultat est la marque de la folie ?
— Je t’ai déjà vaincu par le passé, ce ne sera pas différent cette fois. Il me faudra peut-être du temps, mais j’y parviendrai !

Comme pour ponctuer mes propos, la providence voulut que la garde de mon ennemi se brise sous mes assauts, mais sans que cela suffise. Ses réflexes fulgurants reprirent rapidement l’avantage, m’envoyant plusieurs mètre en arrière. Il fit alors apparaître un sourire narquois sur son visage.
— C’est donc là tout ce que tu as ? Ne comprends-tu donc pas que tu n’es pas fait pour ça ?
— C’est ce que tu crois…

Ma mine lancée avec un parfait timing lors des derniers coups échangés explosa à quelques mètres des pieds de mon adversaire. Je profitai de son état de confusion pour foncer et frapper de façon rapide et puissante, jusqu’à ce qu’il tombe enfin…

C’est ainsi que la page blanche fut finalement vaincue, après bien du temps et des efforts…

Finalement, ça se remplit vite, une page blanche, quand on parle des difficultés qu’on a à la remplir. Pardon ? De la triche ? Écrire pour dire qu’on ne sait pas quoi écrire ? Comme dirait Obi-Wan Kenobi, c’est peut-être vrai, d’un certain point de vue. Mais on ne va pas pinailler là-dessus, si ?

 

Anthony


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