Pourquoi être un vampire ça CRAINT, en 7 points

Salut tout le monde, ici PetitVampyrDu666. Aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi c’est vraiment tout pourri d’être un vampire. N’usez pas de suite vos doigts sur vos claviers car je vous vois déjà venir « Ouais mais tu racontes n’importe quoi, c’est trop cool comme truc ! Tu peux dormir toute la journée et puis les gonzesses craquent à fond sur toi ! ». Premièrement, dois-je vous rappeler que si on pionce pendant qu’il fait jour, c’est pas vraiment par choix mais tout simplement parce qu’on a pas envie de cramer comme des torches et de finir en cendres ! D’ailleurs, en parlant de ça, c’est ultra chaud pour faire les courses. À part en hiver où c’est super pratique parce qu’il fait nuit à 17h30, le reste de l’année t’es tintin ! Deuxièmement, non, tout simplement non. Si t’étais moche et sans le moindre charisme avant de devenir un être de la nuit, en devenir un n’améliorera pas tes chances de sortir avec un fille et puis, sans rire, vous êtes vraiment des gros dégoûtants qui pensez qu’à ça. Pour en revenir au sujet de mon billet du jour, voici les 7 raisons qui font que c’est bien moisi d’être un vampire :

Raison n° 7 : Boire du sang. J’imagine que vous vous demandez pourquoi je déteste ça. Mais tout simplement parce que le goût est absolument dégueulasse ! À chaque fois que j’en avale un verre, j’ai l’impression d’ingurgiter une espèce de jus de tomates concentré aromatisé à la limaille de fer ! Et puis, ça colle et ça tache. J’ai bousillé un nombre incalculable de t-shirts avec cette saleté !

Raison n° 6 : Le respect des traditions. D’autant plus qui y en a qui sont vachement gratinées ! Déjà, je vous passe le délire de tata Carmilla sur le sang de vierges mais pour le reste, accrochez-vous à vos chaussettes. Déjà le port de la cape est obligatoire et, franchement, le seul truc que j’ai réussi à faire avec, c’est me casser la figure dans les escaliers. Ensuite, si à l’extérieur tu veux te déplacer, en chauve-souris, tu dois te transformer. Mais quelle idée pourrie ! Tu te fais courser par de plus gros prédateurs et en plus, tu te mets à bouffer des insectes ! Immonde !!! Y a aussi ce délire avec les bals que j’ai pas bien pigé… Je dois dire que j’aime pas trop les bals de vampires. Y a que de la musique classique et en plus y a tous les vieux qui nous bassinent avec leurs anecdotes. Heureusement, c’est l’occasion de revoir les cousins et ça, c’est vachement cool !

Raison n° 5 : Les chasseurs de vampires. Alors eux, ils sont particulièrement cons ! En fait, je les aime plutôt bien. Ils sont rigolos à faire n’importe quoi et à courir partout dans la baraque pour trouver où on est caché. D’autant plus qu’ils se trompent toujours de château ! Après, je dois dire qu’ils sont quand même bien relous à vouloir nous faire la peau à la moindre occasion. D’autant plus qu’on a arrêté de toucher aux humains depuis le XVIIIe siècle. Les gars, il faudrait arrêter de déconner trente secondes et penser à changer de métier.

Raison n° 4 : Le château. C’est sûr que de loin, ça a de la gueule mais, bon sang, qu’est-ce qui gèle là-dedans. En plus, il est paumé au fin fond des montagnes de Transylvanie et je peux vous assurer que rentrer des courses à pied dans le froid en se cognent 30 bornes de chemins sinueux, c’est pas la fête à la maison !

Raison n° 3 : L’immortalité. Devenir immortel à l’âge de 12 ans et, ainsi, se faire traiter comme un morveux pour l’éternité… Mais quelle idée de m*rde !

Raison n° 2 : Les horaires. J’en ai déjà parlé mais avec cette histoire de roupiller toute la journée et vivre la nuit, avoir Final Fantasy XV, le blu-ray du nouveau Ghibli ou le dernier tome de One Punch Man le jour j, c’est pas gagné ! Je dirais même que tu l’as dans l’os et profond ! Et d’ailleurs, en parlant de ça…

Raison n° 1 : La poste. Alors, bien évidemment, si tu peux pas acheter des trucs en magasin, le mieux, c’est de les commander sur internet et te les faire livrer à domicile. Sauf que la poste transylvanienne est nullissime ! Ça fait six ans que j’ai commandé mon Pokémon Lune et je l’attends toujours ! SIX ANS ! Je reçois toujours tout en retard ! Enfin, je dis ça mais y a quand même des exceptions. Par exemple, mes exemplaires de Nintendo Power Magazine, je les reçois le bon mois. Celui d’octobre 1998, je l’ai bien reçu en octobre… de l’année 2008 ! C*NNARD ! Quand est-ce que vous allez vous décider à bosser correctement ?! J’en ai ras le bol ! Alors, un conseil : vous allez vous magner de faire votre boulot correctement, tas de nulllos, et vous allez me livrer mes colis à la date où ils doivent l’être !

Le Comte Von Blood observait son fils en train de taper à l’ordinateur. Il finit par intervenir :
« Archibald, je dois dire que tout ceci me laisse perplexe.
– Ah bon ?
– Oui, voilà deux heures que vous rédigez ce torchon et tout ça juste parce que vous souhaitiez pousser un coup de gueule contre le facteur. Très sincèrement, j’ai beaucoup de mal à comprendre l’intérêt de votre démarche…
– Ça ne m’étonne pas, père. Vous êtes si… vieux jeu !
– Certes, mais, dites-moi, vous ne pensez pas que remplir un formulaire pour faire part de votre mécontentement aurait été plus efficace et productif ?
– Mais sûrement moins drôle et puis, c’est franchement relou, je peux pas lire les commentaires que les gens font et personne va aller le partager sur Facebook ou Twitter ! »

Mickaël 


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Précis de comédie à l’attention des acteurs ratés

Non mais, attendez, là, c’est pas possible ! Enfin, vous croyez vraiment que vous allez faire ressentir quoi que ce soit à qui que ce soit, avec une capacité d’interprétation et d’improvisation plus proche d’un Steven Seagal qui aurait fumé un peu trop d’herbe que d’une performance digne d’un Oscar ? Ah, bordel… Je vous demande pas l’Actor’s Studio non plus, juste d’être un minimum CRÉDIBLES ! Bon, on commence par quoi pour faire un petit débrief de ce pur désastre ?

Allez, toi, là. Tu peux me dire ce que t’essayais de faire avec ces répliques bateau sans la moindre passion ? Ah, tu essayais de t’intéresser à ton interlocuteur, et il n’avait pas l’air très chaud à l’idée de te répondre ? En même temps, commencer avec des « Ça va ? », « T’es d’où ? », « Tu fais quoi dans la vie ? »… J’ai vu mieux. Nom de Dieu, le pire, c’est que vous le faites TOUS ! C’est balancé sur un ton monocorde, c’est mécanique, y a RIEN ! J’ai l’impression d’avoir eu des robots devant moi avec un programme « Comment approcher quelqu’un de la façon la plus merdique possible ». Un peu d’efforts, enfin…
Mais bon, à côté de l’autre abruti, là… C’était pas grand-chose. On peut savoir ce qui t’a pris d’attaquer direct comme ça ? Pardon ? Autant aller au vif du sujet ? Ah bah oui, je veux bien, mais quand même, demander combien gagne la personne à qui tu t’adresses en à peine cinq minutes… Franchement, fallait l’oser. C’était juste totalement inconscient, mais fallait oser y aller. Sérieusement, tu t’étonnes qu’on se barre direct dès que tu fais un coup pareil ?

Non, sérieusement, moi, je peux plus rien pour vous, à ce stade, vous serez jamais de vrais acteurs… Hum ? Ah, l’autre qui file direct dans le mode nympho ? Non mais là, j’ai même pas de mots tant c’est n’importe quoi, vaut mieux un mépris teinté d’ignorance que tirer sur l’ambulance…
Bon… On a du boulot. Sérieusement. Beaucoup de boulot si vous voulez un jour être crédibles dans vos rôles respectifs. Et on va démarrer tout de suite. D’abord, arrêtez avec les questions routinières comme ça, enfin. Trouvez un truc vraiment intéressant à dire, quelque chose qui va pousser à avoir une vraie conversation et à se livrer. On ne s’adresse pas aux gens comme si on était un formulaire administratif à remplir, ça fait assez fuir en version papier !

Et, au passage, quand vous vous présentez, même indirectement, sous un nom différent selon les cas… Bah, c’est pas mieux, on vous vire d’autant plus facilement. Imaginez un vrai background à votre personnage, un vrai profil, rempli, intéressant, avec lequel on peut interagir. Non, parce que, sérieusement, sans ça, vous partez perdant d’avance. Vous allez vous perdre dans l’improvisation de ce que vous balancez et dans ce que vous avez défini au hasard avant, et ça va mal finir… Il faut s’immerger dans le rôle, prendre le temps, et ensuite, seulement, vous livrerez une performance convaincante.

Oui, je sais, dans le fond, vous vous en foutez, c’est tout de suite que vous voulez le fric de ceux que vous arnaquez. Sauf que ça rate à chaque fois. Croyez-moi, Neal Caffrey aurait honte de vous. Quant à Danny Ocean et sa bande, ils doivent bien se marrer, et aimeraient sans doute vous mettre quelques baffes à chaque connerie !
Alors, maintenant, vous prenez le temps, vous arrêtez de faire honte à la profession, et peut-être qu’on pourra faire quelque chose de vous. Sinon, quitte à forcer comme des bourrins, je vous propose d’aller vous reconvertir dans la banque, vous serez plus à votre place.

 

Anthony

Chair de Goule n° 11 – Une réalité virtuelle un peu trop réelle

Chair de Goule n° 11

En ce moment, on ne cesse de vous répéter à tout va que la VR (ou réalité virtuelle, pour les deux du fond qui ne suivent pas et pour tous ceux qui, avant que j’en parle, s’en fichaient éperdument) est l’avenir du jeu vidéo, comme elle devait déjà l’être il y a de cela vingt ans. À travers cette innovation, l’Homme cherche à rendre l’expérience vidéoludique plus palpable, plus… réaliste. Si cela peut apporter un plus en faisant découvrir de nouvelles sensations jusque là inconnues aux gamers (Coucou Gerbotron 3000), une question reste en suspens : que pourrait-il bien arriver quand de simples pixels deviennent un peu trop tangibles et peuvent s’avérer bien plus dangereux que ce à quoi vous vous attendiez ? Comment dès lors s’en sortir quand vous êtes confronté à :

Une réalité virtuelle un peu trop réelle.

Je pensais que devenir journaliste jeux vidéo serait une véritable aubaine. Pass presse pour les conventions, goodies à foison, jeux à tester en avant-première, possibilité de recevoir des pots de vin de la part des plus gros éditeurs et j’en passe, tout cela me faisait dire que décidément ce métier valait vraiment le coup que je m’y consacre corps et âme. Malheureusement pour moi, cela m’a rapporté plus d’emm*rdes que de fric. La dernière en date va, je crois, vous étonner et ce, à plus d’un titre.

Au préalable et que les choses soient bien claires, je vous l’avoue sans la moindre honte, je suis un pourri, une vraie ordure de la plus belle espèce. Je n’hésite pas une seule seconde à trafiquer mes tests dès que la somme sur le chèque qu’on me propose est assez importante. Je suis un p*tain de marouflard qui n’hésite pas à récupérer gratis tout ce qu’il peut et à pourrir la réputation de la concurrence de la manière la plus éhontée qui soit mais, malgré tout cela, je ne pense pas avoir mérité ce qui m’est tombé sur le coin de la gueule… enfin, pas totalement.

Je me souviens que tout a commencé lors de ma visite des bureaux de Vextrom (Une petite entreprise qui s’était lancée dans le marché de la réalité virtuelle mais qui avait dû retarder le lancement de leur produit phare, le Vextrom 5000, suite à quelques problèmes lors des phases de test) afin d’interviewer le PDG de la boîte, Victor Mathcraft. Bien évidemment, j’en ai profité pour récupérer (« Récupérer » : mot poli pour éviter de dire qu’on a volé un truc en lousdé comme un fieffé enfoiré) un prototype ni vu, ni connu, histoire d’avoir une exclue à mettre sur mon site qui n’allait pas très fort à ce moment-là. Sachant que personne n’avait réussi à obtenir la moindre photo, je touchais le jackpot : clichés, test, possibilité de faire des lives si le machin fonctionnait correctement et tout le toutim.

Je dois dire qu’une fois arrivé chez moi, l’excitation était à son comble. J’ai beau être journaliste, je n’en demeure pas moins gamer, avant tout. Je m’étais dépêché d’activer le Vextrom 5000 et l’avais revêtu dans la seconde qui suivait. Avant de pouvoir faire quoi que ce soit, j’avais dû effectuer quelques réglages et répondre à une question pour le moins étrange mais qui, je le pensais, avait plus une valeur symbolique qu’autre chose :

« Souhaitez-vous relier votre esprit au casque ? (Cela vous permettra d’éprouver absolument toutes les sensations que votre personnage ressentira tout au long du jeu et de vivre la plus unique des expériences vidéoludiques)
– Euh… Okay… »

Je choisis de tester, en premier, « Medieval Fantasy VII : Legend of the 13 Chaos Crystals », un RPG dans la veine de Skyrim. Une fois passé le tuto, je choisis de partir faire une petite quête secondaire bien pépère. Tandis que j’avançais vers ma destination, un donjon paumé au milieu d’une forêt, je me rendis compte que mon personnage avait faim et, bizarrement, moi aussi. Je décidai de remédier à ce petit problème en mangeant un bout. Je pouvais alors sentir le goût du pain dans ma bouche et la sensation de fringale qui s’estompait petit à petit. Les choses ne s’arrêtèrent pas là. Ainsi, un peu plus tard, lorsqu’il trébucha sur un caillou et se blessa au bras gauche, je ressentis la douleur à l’endroit même où il s’était fait mal. Pire encore, une écorchure y apparut comme par enchantement. C’est alors que je compris que j’avais fait une énorme connerie qui allait me coûter cher. Je m’apprêtais à tout arrêter lorsqu’une espèce d’orc dégueulasse surgit de derrière un pin et m’attaqua. Je n’eus pas vraiment le temps de réagir. Alors que je venais à peine de dégainer mon épée, il trancha dans le vif du sujet. Ma tête fit un vol plané à travers les arbres tandis que, dans le monde réel, elle prit le même chemin et mon corps s’effondra sans vie.

Et là, vous vous posez une question parfaitement justifiée : Comme peut-il s’adresser à nous alors qu’il est, à moins de pouvoir survivre en étant décapité, mort ? La réponse est simple : Vous vous souvenez de la question posée quand j’ai allumé le Vextrom 5000 ? Eh bien, elle n’avait rien de symbolique ! Mon esprit est bel et bien relié au casque et je suis coincé à jamais dans cette sal*p*rie de jeu !

Mickaël

Un prof tyrannique ? Une solution pratique !

« Ida, vous irez me chercher un billet de retard, ordonna M. Dufour, professeur d’histoire-géographie, les sourcils froncés et les bras croisés sur sa poitrine.
– Nan, c’est Arthur qui me l’apporte, » répondis-je d’un ton volontairement nasillard, lui faisant un immense sourire montrant mes dents ColgateTM.

Le visage du professeur me laissa deviner que j’allais sérieusement me faire défoncer si je ne lui apportais pas mon billet immédiatement, mais heureusement pour moi, Arthur débarqua au même moment, provoquant un murmure d’excitation dans la salle de classe. Il avait dans la main deux billets jaunâtres, un pour lui et un pour moi, qu’il tendit aussitôt à M. Dufour.

« Vous pensez vous en sortir comme ça ? aboya-t-il tandis que nous regagnions nos places au fond de la classe. Ouvrez vos manuels et répondez à toutes les questions des pages cinquante-trois, cinquante-quatre et cinquante-six.
– Et on doit prendre le cours en note en même temps ? demandai-je, les sourcils haussés.
– Bien évidemment, » répondit-il, accompagnant son ordre d’un sourire aux airs doucereux.

Je poussai un grognement de mécontentement et sortis mon cahier et mon manuel, envoyant un petit regard à Arthur, qui ne perdait pas son sang-froid et avait commencé à faire des signes de la main divers aux autres élèves de la classe, attendant notre signal pour démarrer l’Opération Allergie.

Le règne de M. Dufour n’avait que trop longtemps duré dans notre petit lycée de province. Tous les trois-cent élèves l’avaient eu en cours au moins une année, et tous étaient terrorisés rien qu’en entendant son nom, ou le son caractéristique de ses bottes de cow-boy claquant sur le plancher.

Punitions à outrance, devoirs assommants qui prenaient plus d’heures que le temps minimum de sommeil, cris de colère déchirants (déchirant nos oreilles surtout), cours incompréhensibles, notes sur vingt ne dépassant jamais le dix, exigence incroyablement élevée, aucun retour aux appels à l’aide des élèves touchés par l’angoisse maladive même lorsque ceux-ci vomissaient de stress sur leurs copies. Tout ce qu’on pouvait imaginer de plus horrible pour un prof, M. Dufour le faisait. Écrasant les élèves de sa grande taille et de sa présence, il transformait la vie des adolescents en véritable enfer.

De plus, il semblait immunisé à n’importe quelle sorte de rébellion, armes, menaces, insultes, refus, et obtenait toujours exactement ce qu’il voulait, même si ça voulait dire mettre en danger le futur, voire la vie, de l’élève en face de lui. La seule faiblesse connue du professeur Dufour était son allergie à la noix de coco.

« Vous aurez donc un contrôle complet de quatre heures demain, sur les goulags pendant la Seconde Guerre Mondiale, annonça-t-il, marquant au tableau ses notes et les effaçant au fur et à mesure. Comme nous sommes en retard sur le programme, comme toujours, vous ferez les recherches tout seuls pour… »

M. Dufour s’interrompit brusquement lorsqu’il se retourna, ses yeux s’écarquillant. Je fis un grand sourire, mes dents s’enfonçant un peu plus dans la paille que j’avais entre les lèvres.
En se tournant, il put avoir la vue de l’intégralité de sa classe, c’est-à-dire une petite trentaine d’élèves, avec une noix de coco dans la main et une paille plongeant dedans, reliant le jus à nos lèvres. Les yeux plissés, un sourire narquois sur les lèvres, nous bûmes devant son regard rempli d’incompréhension. Arthur poussa un cri de ralliement et nous jetâmes soudain nos noix de coco à terre, celles-ci éclatant en des centaines de morceaux partout dans la salle, le jus se répandant et nous éclaboussant. M. Dufour était déjà en train de crier, mais nous n’avions pas fini, et sortions d’ores et déjà des briques de crème de coco dont nous nous mîmes à l’asperger, de grosses plaques rouges apparaissant sur tout son corps. Il hurla et sortit de la pièce en courant, sous les rires bruyants de tous ses élèves.

M. Dufour fut par la suite hospitalisé pendant plusieurs jours et abandonna l’éducation pour devenir à la place agent marketing pour les agences de pompes funèbres.

Moralité : ne pas faire chier ses élèves alors que les noix de coco sont à 0,75€ à Auchan.

Cupcake Nie

Pourquoi vous devez arrêtez d’être en retard bord*l de me*de

15 novembre 2016, 10h33, place de la République :
« Oui, Allo ? Je suis vraiment désolée, je viens de sauter dans le bus, je suis là d’ici un petit quart d’heure ! »

Mais oui bien sûr sal*ope ! Tu crois quoi ? Que je vais te croire, alors que je sais très bien que ton hamster nain était malade et que c’est juste une excuse bidon pour excuser ton p*tain de retard, alors que tu sais très bien que j’ai un autre p*tain de rendez-vous après ?? Tu as idée du temps que tu me fais perdre espèce de conn*sse ?!

Excusez moi, je me suis quelque peu emportée. Je suis pourtant quelqu’un de très calme. Et puis je suis pas difficile à vivre non plus : j’aime beaucoup de choses, je suis ouverte et je m’adapte à beaucoup de situation.

Mais faut bien avouer que s’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est bien ce genre de situation :

13 octobre 2014, 18h07, abribus :
« Coucou, je vais être en retard d’une demi-heure, le métro est en panne. Vraiment désolé ! »
Bon. C’est pas grave. Après tout, c’est vrai que les transports en commun sont assez imprévisibles. Et puis personne n’est à l’abri d’un oubli de dernière minute. 30 minutes, de toute façon, c’est quoi, honnêtement ? Rien du tout, juste quelques instants, rien de trop embêtant en somme. Donc, tu restes calme et tu attends sagement devant l’abribus. Et puis, c’est pas comme s’il faisait froid et que tu attendais depuis déjà dix minutes parce que TOI tu n’es pas en retard. Non, c’est clair que c’est trop compliqué pour lui d’arriver à l’heure. Et puis, de toute façon, il va pas non plus se presser ce conn*rd !

Je ne supporte pas le retard. Je n’ai jamais su le supporter. C’est très certainement la seule chose qui puisse m’énerver. Il me suffit de voir des gens qui ont l’audace d’être en retard pour hurler intérieurement.

Bien sûr, ça a causé pas mal de problèmes… Notamment à cause de mes conn*rds de potes qui sont pas foutu d’arriver à l’heure me*de ! Pardon, je m’emporte de nouveau. Vous savez, j’essaie de faire des efforts : c’est vraiment pas facile à vivre d’avoir envie d’étrangler ses amis avant une sortie ciné… Mais faut avouer que quand tu viens de passer vingt minutes sous la pluie seule dans la file d’attente, t’as juste envie de prendre leur sale gueule de petit c*n et de la fracasser contre…
Excusez moi… Je devrais pas être aussi médisante envers mes amis : ce sont des gens formidables. C’est juste qu’ils ne comprennent pas à quel point il est important d’être ponctuel quel que soit le moment. Du coup j’ai eu une idée, après le fiasco de ce matin : ce coup ci, je leur ai donné l’heure du rendez-vous une demi-heure trop tôt. Comme ça, je suis sûre qu’ils ne vont pas arriver en retard ce coup-ci ! Parce que bon, ils ne sont pas irrécupérables non plus !

15 novembre 2016, 15h31, place de la Bastille :
« Oui, Allo ? Juste pour te dire qu’on sera en retard Mélanie et moi. Ouais, un problème avec le métro, je te raconte pas, c’est la galère… Désolé, on arrive le plus vite possible ! »

16 novembre 2016, midi, couloir d’un hôpital :
« Et tu sais ce qui s’est passé ?!
-On ne sait pas trop… Ils sortaient tous les deux de la bouche du métro en courant quand une fille les a agressé en les insultant et s’est finalement ruée sur la route en hurlant à qui voulait l’entendre que le retard est un fléau… »

Alice

Le manga de trop ?

« Je peux savoir ce que t’es en train de lire ?! »

La question détonna dans ma chambre comme un coup de fusil au milieu d’un champ un matin d’hiver. Je dois vous avouer qu’elle ne manqua pas de m’étonner car c’était bien la première fois que mon père s’intéressait à mes lectures. À ce moment précis, je ne sus pas trop si je devais m’en enthousiasmer ou m’en inquiéter. Il faut dire qu’il n’est pas la personne la plus ouverte d’esprit du monde. Pour preuve, le convaincre de me laisser bouquiner des manga avait été un véritable tour de force. Après quelques secondes d’hésitation et alors que je m’apprêtais à lui répondre, il m’arracha le volume que je tenais entre les mains. Il observa la couverture, lut le synopsis au dos puis devint blême avant de s’exclamer :

« Je le savais ! Dès que je ne suis pas là pour te surveiller, tu te mets à acheter n’importe quoi ! Mais là, la coupe est pleine ! »

Je n’eus pas vraiment le temps de répliquer quoi que ce soit. En l’espace de quelques minutes, il avait fait l’aller-retour entre le garage et ma chambre et se mit à balancer pêle-mêle mes manga, mes dvd et blu-ray d’anime, mes figurines ou encore mes peluches dans un grand carton, sans que j’aie le moindre mot à dire. Pendant ce temps-là, je l’entendais parler dans sa barbe. Je n’ai pu saisir que quelques bribes de phrases : « un vrai scandale », « une honte pour la famille », « Et puis quoi encore ?! » et j’en passe. En moins de cinq minutes, c’était plié. Je me retrouvais alors assis sur mon lit à me demander ce qui avait bien pu se passer.

Quelques heures plus tard, ma mère revint et me trouva dans cet état. Je lui expliquai alors ce qui s’était passé. Il ne fallut pas attendre bien longtemps avant qu’elle ne voie rouge et décide d’aller voir mon père dans son bureau afin d’avoir une très longue discussion avec lui. Je la suivis discrètement et, après qu’elle ait claqué la porte bien comme il faut pour que mon père lui accorde toute son attention, je me mis à les écouter. Oui, je sais que ça ne se fait pas, que ce n’est pas convenable mais franchement, les convenances, pour le coup, je m’en cognais allègrement :

« Non mais tu te rends compte ?!
– Tu ne crois pas que tu exagères un tout petit peu ?
– Pas du tout ! Il faut éradiquer le mal avant que ça ne dégénère.
– C’est bien ce que je dis, tu es en train d’en faire des tonnes. Tu as embarqué la moitié du contenu de sa chambre sans même faire attention à ce que tu prenais et puis, je t’avouerais très franchement que rien de ce que j’aperçois là-dedans ne me parait bien méchant.
– Comme d’habitude, tu ne vois rien ou plutôt tu ne veux rien voir. Mais laisse-moi te dire une chose, ça commence comme ça et bientôt, il va nous ramener des zigotos qui vont se rouler des patins dans toute la baraque ! »

C’est alors que ma mère se mit méchamment en pétard, chose assez inhabituelle pour elle, je dois l’avouer :

« Cassius Aldebert McFinn, sombre crétin ! Veux-tu bien fermer le trou béant qui te sert de bouche au lieu de débiter autant de conneries ?!
– Pardon ?!
– Tu m’as très bien comprise ! J’ai honte de toi ! Depuis quand l’homme que j’ai épousé est-il devenu un vieux con aussi réfractaire ?!
– Mais ma nounoute…
– Il n’y a pas de mais ! Tu vas me faire le plaisir d’aller tout remettre à sa place et de présenter tes excuses à ton fils ! Le pauvre gosse est bouleversé !
– D’accord, ma chérie.
– Et tu sais quoi ?! Tu vas lui acheter l’intégrale de l’anime que tu as refusé de lui offrir pour Noël ainsi que ce coussin mochi qu’il rêve d’acquérir depuis pas mal de temps, histoire de prouver ta bonne foi !
– Mais ça va me coûter un bras…
– Je m’en cogne ! Et laisse-moi te dire que ton fils pourrait bien inviter des copains pour organiser une p… »

Woh ! Woh ! Woh ! On va s’arrêter là ! La vache ! J’avais jamais entendu ma mère être aussi grossière. Une fois la conversation achevée, mon père s’exécuta immédiatement et me fit ses plus plates excuses en m’expliquant qu’il ne recommencerait plus jamais.

Toujours est-il que j’ai beau me creuser la tête et réfléchir à ce qu’il s’est passé, c’est à n’y rien comprendre. Sans déconner, dans ma collection, j’ai, entre autres, du yaoi, du bishônen, du yuri ou encore du seinen bien gore et monsieur n’a jamais rien trouvé à redire et le jour où je décide de commencer un nouveau shôjo qui traite d’abnégation et de résilience, il pète littéralement un câble parce que ça parle de ballet et que la couverture est rose ! Les parents, je vous jure !

 

Mickaël

On a découvert la recette des divas littéraires des réseaux sociaux !

Ah, l’écriture. Ce fabuleux petit monde de création, de passion, de saine émulation, où tout le monde veut percer et voir son compte en banque grossir à mesure que son œuvre augmente. Mais le chemin est long et semé d’embûches, jeunes apprentis ; aussi vais-je vous expliquer, suite à mes nombreuses observations, comment atteindre ce but et devenir une grande star.

I Vous êtes nul ? Pas grave !

La première clé à maîtriser est en effet que la qualité d’un texte varie d’une personne à l’autre. Et, combien même tout le monde serait unanime à l’idée que vos lignes feraient passer Marc Levy et Guillaume Musso pour les héritiers de Molière et Victor Hugo, ne vous en faites pas : la communication vous sortira de tout.

Vous êtes autoédité ? C’est parce que votre talent est trop éclatant et vos idées trop avant-gardistes pour l’édition traditionnelle. Vous savez que vos textes sont indéfendables ? Faites-vous passer pour quelqu’un qu’on invite partout, qui côtoie les stars, qui va avoir des adaptations ciné de ses livres (par contre, évitez de lésiner sur le budget, parce que annoncer, par exemple, une adaptation avec Johnny Depp et Angelina Jolie à 20 millions d’euros, c’est « légèrement » radin). Créez plusieurs comptes et critiquez vos propres œuvres pour pousser la curiosité. Bref, foncez : plus c’est gros, plus ça passe !

II Exploitez le bon genre et ayez la bonne attitude !

Je pense que je ne vais rien vous apprendre, mais les genres de l’imaginaire, notamment la fantasy, c’est puéril, pour les enfants. Rien de plus qu’une perte de temps. Et puis, personne ne voudra vous inviter sur aucun plateau, les concours d’écriture accepteront tous les genres sauf ceux-là… Non, vraiment, ne vous embêtez pas et faites comme tout le monde : balancez l’histoire d’un type vide, creux, indécis, qui se laisse porter par les événements, et déploie quelques aphorismes de temps en temps. Il faut ce qu’il faut pour que ça marche.

Ce qui m’amène au second point : soyez méprisant. Toujours. Il faut qu’on comprenne que c’est vous le patron, la star, le summum. Balancez tout ce que vous avez pour dire plus ou moins clairement que tout ce que vous lisez est nul, que les aspirants auteurs ne font que copier, n’ont pas d’âme ni d’originalité, et que vous leur faites une fleur rien qu’en acceptant de lire leur prose tout juste digne d’un ado qui débute la fanfic sur son Skyblog.

Personne n’aime les êtres lisses, alors, autant y aller franchement : chacun voudra tenter d’avoir la fierté d’être le premier à tirer un compliment sincère de votre plume, ce qui n’arrivera évidemment jamais avec votre mauvaise foi déjà légendaire. Certains ont bâti de véritables carrières sur les réseaux sociaux avec cette attitude, pourquoi vous priver ?

III Ayez toujours le dernier mot !

Quoi qu’il arrive, ne laissez pas les autres vous acculer et vous donner tort. Vous DEVEZ avoir raison, même (et surtout) quand ce n’est pas le cas. Lâchez-vous ! Attaquez ad hominem, interprétez de travers les propos afin de vous mettre en valeur, employez tout votre vocabulaire pour bien montrer votre supériorité, bref : montrez que vous détenez LA vérité et que vous avez raison depuis le début.

Et ne vous en faites pas pour l’opposition : si vous tenez la ligne et leur donnez l’impression de parler à un mur, ils finiront par s’en aller tranquillement, vous laissant l’espace à utiliser comme vous l’entendez. Vous n’avez plus qu’à vendre votre came à vos déjà futurs lecteurs, séduits par votre capacité à ne pas céder, à défaut de l’être par la qualité de votre verve ou de votre plume.

Alors, prêts à devenir des stars de l’écriture ? Pardon ? C’est un ramassis de mauvaise foi et de médiocrité humaine ? Ah oui, ça, je ne le nie pas… Mais j’ai annoncé la recette pour devenir une star, pas celle pour bosser et devenir un auteur, hein !

Anthony 

ATTENTION !! Le texte qui suit contient des personnages dangereusement maladroits !!

Vous savez ce qu’on dit, on choisit ses amis, pas sa famille. En ce qui me concerne, je suis bien content que ce soit le cas. J’imagine que vous vous demandez pourquoi. Tout simplement parce que je crois bien qu’il n’existe aucun arbre généalogique plus loufoque, tordu et absurde que celui dans lequel j’ai eu la chance de venir me placer. Il faut dire qu’entre un grand frère illusionniste qui, dès qu’il a une idée de tour, le teste et ce, peu importe l’heure ou l’endroit ; une mère scénariste d’une série d’horreur à succès qui passe son temps enfermée à la cave en compagnie de sa vieille machine à écrire ; un père archéologue qui trouve le moyen de se paumer à chacune des expéditions qu’il entreprend et un nombre assez impressionnant d’oncles, de tantes et de cousins plus ou moins éloignés vivant dans des endroits plus ou moins incongrus, on peut dire que je suis servi niveau étrangetés en tout genre. Cette bizarrerie commune nous a, d’ailleurs, amenés à être solidaires les uns envers les autres et je dois admettre que j’adore chaque membre de la dynastie Hilbert. Néanmoins, je dois avouer qu’il y a une personne dans cette joyeuse famille de l’étrange que j’apprécie tout particulièrement. Il s’agit de ma vieille tante Agathe, une petite dame absolument adorable, d’une gentillesse absolue, débordante d’affection, généreuse comme pas deux, cultivée et ouverte d’esprit. Il y a juste un très léger problème la concernant. Elle est un peu… beaucoup… maladivement maladroite. En fait, je crois que ça va beaucoup plus loin que ça. Je pense que je peux affirmer sans la moindre peine que la plupart des choses qu’elle a entrepris de faire se sont quasi-systématiquement toutes soldées par une catastrophe. Vous ne me croyez pas ? Voici quelques exemples qui devraient vous convaincre.

24 mars 1976 : Lors de la première de son émission de cuisine (car oui, cette bonne vieille tatie a été présentatrice télé), elle trouva le moyen d’incendier les bancs où était assis le public en frottant deux couverts en inox l’un contre l’autre. Ce fut la dernière fois qu’un enregistrement eut lieu en direct.

23 décembre 1993 : Afin de célébrer au mieux ma naissance, elle apporta, à la maternité, des pétards surprises remplis de bonbons de sa confection. Le service des urgences ne fut jamais aussi rempli que ce jour-là. Elle est désormais interdite de séjour au CHU de Boismagic-Sur-Hulotte.

23 décembre 2003 : Pour mes dix ans, elle demanda à Nathaniel, mon grand frère, de faire un tour de passe-passe pour faire apparaître mon gâteau d’anniversaire. Il s’est alors dit que ce serait une bonne idée d’y inclure un hélicoptère. Au moment de l’arrivée, le moelleux au chocolat, façonné par ma chère tante pour l’occasion, a foutu le camp juste au-dessus de la maison de notre voisin. Il a traversé la baraque de part en part avant de s’encastrer dans le carrelage du sous-sol, défonçant tout sur son passage et manquant même de tuer le chien du proprio. Si le gros de la catastrophe est dû au frangin, je me dis que ce truc devait être sacrément calorique pour réussir à faire des trous pareils.

7 juillet 2013 : Je venais tout juste de me faire larguer par mon mec lorsqu’elle décida, afin de faire passer mon chagrin d’amour, de préparer de la crème glacée… avec de l’azote liquide ! La moitié du pâté de maison a gelé en l’espace de 5 minutes. J’ai eu droit, en direct live, à un remake de la reine des neiges, version quinqua, le ridicule de l’Âge de Glace, en plus. Sans rire, il ne manquait plus qu’Olaf et Scrat à la poursuite de son gland pour parfaire le décor. Malgré la situation comico-apocalyptique, je dois tout de même reconnaître qu’elle a réussi à me remonter le moral et que je me suis bien marré ce jour-là. Je suis pas trop sûr que ce fut le cas pour le reste du voisinage…

13 août 2016 : Lors de sa dernière émission, elle ravagea le plateau où elle se trouvait en plaçant un récipient en argent dans un micro-ondes allumé. La réaction en chaîne qui en résulta fit s’effondrer l’immeuble où le tournage avait lieu. Un programme d’évacuation ayant été spécialement mis au point pour l’occasion, aucun blessé ne fut à déplorer. Si ce n’est un pauvre gars qui s’était pris une planche à découper, projetée par le souffle de l’explosion, en pleine poire et qui est resté six mois dans le coma. Je crois bien qu’il ne foutra plus jamais les pieds dans un studio télé de sa vie.

Ce qui est totalement dingue, c’est qu’elle s’en sort à chaque fois sans la moindre égratignure. Il faut dire qu’on a le cuir solide dans la famille comme aime à le répéter mon arrière-grand-père.

Enfin bon, malgré tout ça et le risque très probable que des trucs divers et variés me pètent à la tronche, j’adore passer du temps avec elle. Pour tout dire, je passe la plus grande partie de mon temps libre, quand je ne lis pas un manga ou que je mate un film ou une série, chez elle. C’est, d’ailleurs peut-être pour ça que maman me dit qu’elle m’a contaminé. Il est vrai que, comme elle, j’adore cuisiner et je raffole des films avec James Dean mais, pour le reste… Peut-être est-ce lié au fait que, toujours d’après ma chère mère, je suis une source perpétuelle de catastrophes. Sincèrement, je trouve qu’elle exagère un peu. Ce n’est pas parce qu’il m’est arrivé une ou deux fois de faire une petite boulette qu’il faut de suite dire que je suis aussi maladroit que tante Agathe. Vous voulez des exemples ? Eh bien, une fois, j’ai réussi à faire exploser un four dinette en le bourrant de pâte à modeler. J’ai aussi fait sauter le garage en faisant griller des marshmallows. Il y aussi eu ce malheureux incident avec le taille-haie quand j’ai essayé de couper un jambon braisé avec. J’ai failli presque oublier cette fois où… Ben, pourquoi vous partez ? Revenez ! Je vous assure que ce n’est pas contagieux ! Enfin, je crois…

Mickaël

Quand ma mère débranche le Wi-Fi à 22h

« Sévère fracture de l’os frontal due à la chute de l’ordinateur sur la boîte crânienne, et corps coincé entre le lit et l’armoire. Qu’en pensez-vous Horacio ? Doit-on conclure à un suicide ?

Horacio Quiroga observe ma dépouille avec son jeu d’acteur stupéfiant et, chaussant ses lunettes, tire son ultime conclusion:

– Assez bossé pour aujourd’hui Sally, allons déjeuner. »

C’est un des scénarios possibles que j’ai tissé dans ma tête, et qui risque de se réaliser si je continue à jouer les échassiers sur mon lit avec mon ordi de plus d’un kilo à bout de bras pour espérer choper une barre de réseau. Un jour sûrement, je terminerai aux Darwin Awards. Je vois déjà les titres: « TUÉE PAR SON ORDI, une jeune fille de 22 ans meurt bêtement en tombant de son lit alors qu’elle essayait de trouver un Wi-Fi non sécurisé, en équilibre sur une jambe ». Je regarde l’heure en bas de l’écran: 22h12. « Bon sang mais qu’est-ce que je suis en train de faire ? » s’écrie ma dignité dans un élan de lucidité en comprenant le ridicule de la situation. Je devrais être tranquillement devant mon épisode de Sherlock ou de Mr Robot qui se termine !

C’était sans compter ma mère qui a décidé depuis le début des vacances qu’il fallait que je ne perde pas le rythme de l’école que je venais de finir pour être en forme à la rentrée. La rentrée dans deux mois. Alors l’ordi après 22h, c’est non. Elle débranche le fil du modem, et garde ce dernier jalousement à côté de son lit, parce que l’ordinateur, ça donne mal aux yeux, ça créé des insomnies, et puis ça abrutit ; elle tient à l’intégrité de mes neurones pour commencer au mieux ma nouvelle école.

A 22h, je dois avoir enregistré, dit bonne nuit à tous mes amis et fini de regarder les épisodes de ma série préférée. Et bien souvent, le réseau est coupé dans les 10 dernières minutes des épisodes de Sherlock, à l’ultime réplique, au dénouement final concentré d’adrénaline. Ou alors, variante, en plein milieu d’un débat passionné sur Skype avec un ami où je suis en train de formuler l’argument parfait… argument qui n’arrivera jamais à son destinataire. Le timing est toujours parfait : j’appuie sur « envoyer » et là, le petit rond de chargement tourne.
Tourne.
Tourne.

Sueurs froides dans mon dos. Clics intempestifs sur tous les onglets en priant pour que ce soit un bug et, finalement, vision de la barre de réseau vide avec le petit astérisque qui signale qu’il n’y a plus d’espoir. Parfois, je tente un regard larmoyant avec le vœu improbable que cela puisse réveiller les dernières bribes de dialogues de l’épisode, ou juste réenclencher le réseau pour une seconde. Mais rien ! Alors je noie ma frustration dans le petit jeu du T-Rex qui doit sauter par-dessus les cactus avec la touche espace. Il y a moins de suspense que dans Sherlock, et on va pas se mentir, on s’en lasse vite. Autant je veux bien avoir une limite, autant couper d’un coup, quelle horreur ! Il fallait que je trouve une solution. Ou j’allais finir par l’avoir, ma visite des Experts aux côtés de ma dépouille.

– Eh bien, tu vois bien que ça va mieux depuis que je coupe internet à 22h00 ! Me lance ma mère. Après une semaine, tu as une mine déjà plus reposée.

– Humhum, approuvai-je en souriant.
– Tu verras, si tu continues comme ça, à la rentrée, tu vas être bien plus en forme comparée à tes camarades qui auront passé leurs vacances à rester plantés devant leur ordinateur le soir.

Ce que je ne lui ai pas dit, c’est que j’avais demandé la clé Wi-Fi du voisin du dessus la semaine passée. Avec son accord et dans son infinie bonté, j’ai le droit de m’y connecter quand je veux, et donc terminer tranquillement de voir les épisodes de mes séries préférées ou prendre le temps de terminer ce que je fais, sans stress ni pression. Mes vacances promettaient d’être moins éprouvantes que prévues.

JellyBell

10 astuces pour devenir immortel, la huitième va vous étonner

Salut tout le monde, ici PetitVampyrDu666, et aujourd’hui je vais vous poser une question : voulez-vous devenir immortel ? Bien sûr que oui ! Tout le monde rêve de ça ! Et pour ceux qui ne le veulent pas, eh ben vous êtes que des gros losers et vous avez qu’à aller voir ailleurs si j’y suis ! Na ! Pour ceux qui savent apprécier les conseils avisés de quelqu’un qui s’y connaît (Je suis un vampire après tout), vous pouvez continuer votre lecture en toute sérénité :

Astuce n°10 : Boire (beaucoup mais beaucoup) de lait chaud avec du miel : C’est mon pépé qui m’en a parlé. Je suis pas sûr que ça puisse avoir un quelconque effet sur votre corps à part vous filer une ch**sse carabinée. M’enfin bon, vous aurez les os solides et plus aucuns maux de gorge, c’est déjà un bon début, non ?

Astuce n° 9 : Mourir de manière violente : Là encore, c’est un truc que mon pépé m’a suggéré de mettre dans ce top. Une fois de plus, je suis pas vraiment sûr de son efficacité. J’ai tenté le coup en balançant Titou (mon blaireau de compagnie) dans une moissonneuse batteuse et, depuis, il bouge plus. J’ai dû louper un truc…

Astuce n° 8 : Manger la chair d’un dragon noir : Comment ça, tu refuses de t’approcher d’un dragon noir ? Comme ça, c’est trop dangereux ? Qu’est-ce que c’est que ces propos intolérables où y a pas de tolérance ?! Tu sais donc pas que c’est pas bien d’être raciste ?! Que c’est mal ?! Enc*lé de ta race ! Ah… Tu t’en bats les steaks de la couleur des écailles, c’est juste que tu veux pas crever comme une daube… Okay, j’ai rien dit…

Astuce n° 7 : Éviter les crucifix, les gousses d’ail et l’eau bénite : Ah non, ça c’est si vous voulez rester immortel. Bon ben, pour les gars qui sont déjà increvables, les spaghettis bolo de « Chez Luigi » et la visite de Notre Dame, maintenant, c’est mort. Pour les autres, faites-vous plaiz’ les mecs !

Astuce n° 6 : Trouver la Triforce : C’est une copine qui m’a soufflé l’idée. J’ai voulu tenter le coup mais les autorités hyruliennes ont refusé de me livrer un visa. Ils m’ont dit qu’ils avaient déjà fort à faire avec Ganondorf, qu’ils avaient pas envie de se retrouver, en plus, avec un vampire ado prépubère sur les bras et que Link avait sûrement d’autres choses à foutre que de jouer les baby-sitters… Quelle bande de nazes !

Astuce n° 5 : Faire trempette dans le Styx : Une très mauvaise idée, selon moi. Déjà, c’est plus dégueulasse que le Gange. En plus, c’est rempli de cadavres, il gèle et pis le mec qui fait faire la traversée, il est pas commode ! Sans dec’, à part choper la mort (LUUUUL), vous allez rien gagner à y foutre les pieds.

Astuce n° 4 : Se baigner la fontaine de Jouvence : C’est peut-être efficace mais c’est super relou. Pourquoi ? Tout simplement parce que : De un, depuis qu’elle a été trouvée par des pirates, ils ont développé un p*tain de commerce touristique autour. De deux, il faut y retourner régulièrement. De trois, le voyage coûte un max et puis, il y a pas de pokéstop… Justement !

Astuce n° 3 : Capturer Dialga dans Pokémon Go pour remonter le temps : Comment ça il est pas inclus dans l’application ?!

Astuce n°2 : Invoquer un démon : C’est comme ça que j’ai fait. Malheureusement, je me souviens plus de la manière dont je m’y suis pris. Faut dire que ça commence à remonter à loin. Qui a dit Alzheimer ?!

Astuce n° 1 : Ne pas écouter mon pépé : Parce qu’il raconte un paquet de conneries et que Titou commence à me manquer…

Tandis que PetitVampyrDu666 fignolait son « article », une voix retentit jusque depuis l’extérieur de sa chambre :

« Archibald Perceval Von Blood, pour la dernière fois, venez boire votre sang !
– Mais père, j’ai d’autres choses plus importantes sur le feu, là ! Sans déconner, est-ce que vous pourriez pas, genre, me fiche la paix ?!
– Je vous prierai de me parler sur un autre ton, jeune homme ! Vous avez beau avoir largement dépassé le millénaire, pour moi, vous resterez à jamais le sale morveux de 12 ans que j’ai recueilli il y a de cela 1350 ans alors vous allez me faire le plaisir de rappliquer dans la minute pour prendre votre collation de midi ou ça va mal se mettre ! »

Archibald soupira et en profita pour rajouter un petit quelque chose à son texte :

PS : Faites quand-même gaffe à l’âge auquel vous décidez de devenir immortel car vous risquez de très très vite le regretter…

Mickaël