Petit jeu d’Halloween : Les références cachées !! (Invit’s Paris Manga à gagner!)

En ce soir d’Halloween, VoxPlumes vous propose un petit jeu sympa =)

Le but : Retrouver les références à 13 jeux vidéo dans le texte ci-dessous !

3 personnes choisies au hasard parmi les gagnants recevront une invitation pour Paris Manga \ o /

L’invitation est valable le Vendredi uniquement, les participants doivent répondre en commentaire sur ce site (en laissant leur adresse e-mail).

3 gagnants seront tirés au sort, vous avez jusqu’à Mardi 1er Novembre à 23h59 😉 !

Merci à tous les VoxPlumes qui ont contribué au texte !

 

logo-paris-manga-sci-fi-show1Comment j’ai perdu mon père

J’ai longtemps réfléchi, mais je pense qu’il est temps que je vous raconte ce qui m’est arrivé lorsque j’ai eu 13 ans, même si ça n’est vraiment pas facile pour moi d’en parler. Alors voilà : je n’ai jamais eu de chance avec les anniversaires. C’est vrai que dès le moment où ta mère meurt en couche, ton anniversaire prend une tournure un peu plus macabre. Mon père, très amoureux de ma mère, à tel point qu’on aurait pu penser qu’elle lui avait volé son cœur, n’avait jamais réussi à dépasser ça.
Pourtant, pour mes 13 ans, mon père avait décidé de le fêter. Bien sûr, il fallait quand même garder en souvenir ma mère et fêter mon anniversaire avec elle, c’est-à-dire au cimetière juste à côté du mausolée qui surplombait la colline du pendu. Placées ainsi on pouvait apercevoir le manoir Spencer depuis la tombe de ma mère. Les lieux avaient longtemps appartenu à un vieil excentrique, se disant vendeur de masques, et étaient maintenant abandonnés. C’est lui qui avait fait se rencontrer mes parents lors d’une soirée de charité en faveur des îles Delfino. On s’est donc retrouvés à poser des chrysanthèmes sur la tombe de ma mère, lors d’un mois de juillet où il faisait si froid que nous étions tous les deux en doudounes. J’étais assez mal à l’aise dans cette ambiance glauque où on aurait presque pu apercevoir des fantômes jouant à un deux trois soleil. Pour tout vous dire, après ce qu’il s’est passé, je n’ai plus jamais fêté mon anniversaire, et je compte bien continuer. Néanmoins, ce jour-là, j’étais assez excitée, surtout lorsqu’il me montra mon cadeau d’anniversaire : l’alliance de ma mère, qu’il avait jusque-là gardée à son cou, sans jamais s’en séparer ( il avait même une fois tué un petit hérisson qui avait essayé de s’en emparer). Il me la confia après m’avoir fait promettre de ne jamais m’en séparer à mon tour. Je m’exécutais, très gênée par ce cadeau dès le départ. En fait, j’ai pu ressentir le poids de ma mère sur tout mon corps, à l’instant où cette alliance s’est retrouvée à mon doigt.
Le premier jour, je me suis dit que c’était dû à l’émotion, ou même à l’excitation. Au bout du troisième jour, cependant, quelque chose changea. Je pouvais l’entendre. Vous allez me dire que c’est impossible. Et pourtant, je l’entendais. Bien sûr, ce ne pouvait pas être ma mère. Toutefois, la voix, ou plutôt le chant continuel que je percevais derrière l’anneau était bel et bien celui d’une femme, qui ressemblait à s’y méprendre à celle de ma mère. Comment aurais-je pu reconnaître la voix de ma mère, sachant que je ne l’avais jamais connue, me direz-vous ? Il faut savoir que cette dernière était chanteuse, mon père faisait donc toujours résonner ses disques dans notre maison. Je connaissais ce chant, c’était bel et bien celui de ma mère, qui vivait à travers sa propre alliance, plus de 13 ans après sa mort.
Alors commença une longue période de pure horreur. Où que j’aille, la bague était là, le chant résonnait, modulait son intensité, comme pour me réprimander, m’appeler, me dire ou non de faire quelque chose. J’avais beau être perdue, seule, totalement isolée, avoir toujours ce chant à mes côtés m’empêchait de vivre.
Pourtant, je n’arrivais pas à l’enlever. Dès que j’essayais, mon père pénétrait dans ma chambre, et je n’avais pas le cœur de lui dire que je ne voulais plus de son cadeau. Et dès qu’il refermait la porte, le chant revenait.
Au bout de plusieurs jours, un autre événement tout aussi inquiétant survint. Mon père avait toujours insisté pour que je prenne des cours de chant, afin peut-être de préserver un souvenir de ma mère. Malheureusement pour lui je chantais très mal, mais il continuait de s’acharner. Ce jour-là, avant que j’aie pu prononcer la moindre note, le chant prit ma place et chanta durant tout le cours, laissant les gens ébahis par la beauté de cette voix qui n’était pas la mienne et rappelait celle de Celes. Les élèves qui m’accompagnaient, que ce soit Lara au violoncelle, Daisy à la guitare ou encore Faith au piano, s’arrêtèrent de jouer tant elles n’en croyaient pas leurs oreilles. Jade, notre professeur, en avait même oublié d’arrêter son caméscope. C’est là que je compris que l’anneau prenait possession de moi, que je n’étais qu’un moyen de vivre à travers lui. Alors je décidais de le détruire une bonne fois pour toutes, en retournant au cimetière, afin de ramener le chant de ma mère dans sa tombe et de l’y laisser. Je n’aurais qu’à faire croire à mon père que j’avais perdu la bague, et tout se passerait bien.
Une fois devant la tombe de ma mère, j’essayais en vain d’enlever la bague, mais la voix se faisait de plus en plus forte, hurlant, vociférant pour m’empêcher de la retirer.
« Arrête ! » s’écria mon père, désespéré.
Je n’eus pas le temps de savoir comment il avait pu arriver là, il m’avait sans doute suivi.
« Tu n’as pas conscience de ce que tu fais !! Tu vas la faire disparaître de nouveau ! Laisse-la vivre ! »
Je compris alors brusquement, horrifiée. Ce n’était pas un hasard si mon père m’avait donné cet anneau. Il voulait réellement la faire revivre à travers moi, comme si j’étais une sorte de réceptacle pour son âme. Terrifiée, je parvins à tirer assez fort et à l’arracher à mon doigt. J’entrepris alors de le briser avec une pelle trouvée à l’entrée du cimetière. Elle devait avoir été laissée là par Igor, le fossoyeur. Mon père se rua sur moi comme un fou, prêt à me tuer. Sans réfléchir, je lui assénai un coup de pelle et je m’enfuis, le laissant seul, ensanglanté, serrant l’anneau de ma mère, toujours en train de chanter, sur sa poitrine.
Je revins à la nuit tombée. Il ne restait plus rien de mon père à l’exception de deux alliances, l’une en train de chanter, et l’autre en train de hurler. Depuis ce jour, je n’ai jamais revu mon père.

Alice

 

 


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Quand mes parents m’ont demandé : TU FAIS QUOI SUR INTERNET ??

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« Tu fais quoi là, exactement ? »
On est tous d’accord, on l’a déjà tous entendue, cette question. Bizarrement, ça ne m’est pas arrivé pendant que je cherchais une info sur Wikipédia pour faire mes devoirs. C’est vrai quoi, ça aurait été dommage de ne pas avoir ce petit challenge supplémentaire après une journée de cours. Bref, je n’étais pas en train de faire ce qu’un adulte de plus de 40 ans qualifierait de « sérieux » sur internet. Mais alors pas du tout. A moins qu’on considère qu’un site de streaming où 50% de l’écran est occupé par les seins volumineux et les petites culottes de dizaines d’écolières kawaï qui t’invitent à venir les rejoindre soit un haut lieu de savoir. Après tout, on n’a pas précisé le type de savoir recherché, mais je ne suis pas sûre que ce soit ce à quoi mes parents s’attendent.

Maintenant il faut réfléchir, et vite. Qu’est-ce que je montre ? J’écarte les vidéos à connotations sexuelles, ils sont déjà à peu près persuadés qu’internet est l’antre des pédophiles, ça n’arrangerait rien. Faut pas non plus que la vidéo soit juste drôle, ils vont me prendre pour une attardée qui rigole devant le mot « caca ». Dans les faits, c’est pas faux mais là n’est pas la question. Par contre, je peux pas non plus leur montrer une vidéo trop sérieuse : soit ils ne vont pas me croire, soit ils vont me prescrire du lexomil, je n’en ai pas vraiment besoin. Le truc c’est qu’il faut aussi qu’ils comprennent la référence, histoire de ne pas trop les perdre non plus.

Bref, après avoir utilisé mes superpouvoirs de ninja, je ferme le site de streaming pour leur montrer une vidéo sur Youtube, ce qui est, hem, plus neutre on va dire. C’est parti pour leur montrer de la vulgarisation scientifique : t’y apprends des trucs, donc tu ne perds pas ton temps quand tu es sur internet. S’ils font le lien logique, la moitié de la partie est gagnée. Par contre, il vaut mieux que j’évite de leur montrer une chaîne trop bien faite, j’ai encore le douloureux souvenir de mon grand-père qui était resté toute la soirée sur mon ordi à regarder toutes les vidéos de la chaîne. Non, ce que je veux, c’est qu’ils me foutent la paix, pour pouvoir enfin reprendre mes occupations, le tout sans culpabiliser de ne pas être en train de préparer mon avenir (même si, j’en reste intimement persuadée, comprendre comment des collégiennes de douze ans peuvent avoir des pastèques à la place des seins est crucial ).

Les voilà donc devant une vidéo sur les trous noirs. Ils ont l’air satisfaits, c’est bon signe. S’ils aiment pas, il me suffit de mettre en cause les quelques références à la culture geek qu’ils ne peuvent pas comprendre. Du coup, tout est parfait : moi, je vais pouvoir continuer de me perdre sur internet, et eux vont pouvoir sortir de ma chambre la tête haute, fiers d’avoir fait preuve d’ouverture à la culture de leur ado. Et en prime, je vais peut-être avoir droit à une semaine sans qu’on me dise que je passe trop de temps sur internet ou que je pourrais faire quelque chose de plus utile. Tout le monde est gagnant !
Enfin ça, c’est sans compter sur le générateur d’embrouilles familial, à savoir mon petit frère. Dans les faits je l’aime bien, et c’est même moi qui l’ai initié à YouTube. Sauf que là, je regrette instantanément :

« Tu peux leur montrer la vidéo sur Minecraft ?
– Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée…
– C’est quoi cette vidéo, ça à l’air de vous plaire. Tu nous montres ? »

Merde. Alors oui, moi aussi je l’aime bien ce type, il joue bien et les blagues sont drôles, mais devant nos parents, mettre une vidéo d’un type qui dit merde approximativement toutes les trois minutes, c’est pas réellement une bonne idée. Sauf que mon petit frère, il n’a pas de notion de ça. Il ne sait pas que je vais me faire pourrir si mes parents apprennent que je lui ai montré ce genre de vidéo. Et puis, mettons que par miracle, il ne jure pas trop dans la vidéo que je m’apprête à enclencher, ils sont censés comprendre comment l’univers du jeu et les blagues bourrées de références du mec, sachant que je ne suis même pas sûre qu’ils sachent différencier Mario de Pikachu ?
Je me retrouve donc à prier pour une coupure de courant soudaine et mon stress augmente. Alors oui, dans ces cas-là on fait souvent des choses stupides. De là à dire que je regrette d’avoir balancé mon café sur mon ordi, faut pas non plus exagérer. Ils ne l’ont pas vue cette putain de vidéo du coup…

 

Alice